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Consommer Juste : Lettre d'information du 18 Février

Lundi 18 Février 2013

Bonjour

A la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture 2013 qui est en fait le salon de l’agro-alimentaire.

La viande de cheval, qui cache la foret des pratiques industrielles et commerciales, met en évidence le consommer juste. Nous sommes complices de ces pratiques en justifiant tout par :

« je ne savais pas » et en voulant toujours des prix plus bas !

Comment peut-on penser que ce que font les autres ne coutent rien alors que nous même en voulons toujours plus.

Pour l’instant personne n’a parlé de l’état sanitaire du minerai de viande produit dans certain pays où les carnes malades sont abattues. Les maffias ont pris tellement de pouvoir dans l’économie que notre monde alimentaire est devenu fou (agoravox.fr)!

Ce constat je l’ai fait dans ma vie professionnelle. Je faisais des boites de conserves de cèpe à l’huile de tournesol. Après avoir donné le détail de tous les postes de la fabrication de ce cèpe à prix de revient, un acheteur me dit qu’il ne pourrait pas travailler avec moi car j’étais trop cher. A ma question mais comment cela se fait-il ? Sa réponse m’a permis de comprendre qu’il fallait que j’arrête de travailler ! Son client un acheteur de la Grande Distribution lui avait simplement répondu : « tu te démerdes comme tu veux cette année il me faut 15% de moins que l’année dernière ». Tous les prix de la marchandise avaient monté de 20%. Je sais pourtant que le marché a été pris. Il suffisait que j’accepte de mélanger l’huile de tournesol avec d’autres huiles arrivées de nulle part, de prendre des champignons en saumure et pas du frais. Et toutes les petites combines qui trichent sur la qualité pour que j’arrive à travailler!

Tout ce qui se retrouve dans nos assiettes procède du même état d’esprit du toujours moins cher. Avec des condiments, des ajouts de parfums, les aromes on peut avaler n’importe quoi en pensant manger du caviar.

Le goût est trafiqué et très souvent artificiel. Il suffit de fabriquer dans une usine en France pour que le produit soit français quelle que soit son origine. Comment voulez vous que les agriculteurs français ne soient pas mis en difficulté. Le pire est que beaucoup de coopératives d’agriculteurs français jouent à ce jeu stupide qui sacrifie nos campagnes. Pour la viande, le lait et tant d’autres produits agricoles.

Le consommateur doit connaître l’origine exacte non seulement des usines mais aussi des produits agricoles. Comment peut-il se rendre compte qu’on lui ment en lui proposant des produits étiquetés français alors qu’ils viennent du bout du monde. Dans nos campagnes nous sommes soumis à des contrôles très importants alors que ce que mangent les français vient de n’importe où. La commission de Bruxelles dans sa folie du libre échange et d’une prétendue économie de marché favorise les concentrations et les circuits maffieux dans le monde entier. Accepter de vendre des produits fabriqués par des hommes que l’on ne les paye pas, c’est un principe maffieux. Fermer les yeux sur l’origine au profit du prix, c’est adhérer au principe maffieux qui gouverne le circuit de l'alimentation, on peut étendre la liste sans aucun problème. On le voit aujourd’hui avec les ramifications du réseau du « minerai de viande » à travers toute l’Europe !

Il est encore temps d’ouvrir les yeux ! Peut être que nous devons impérativement entrer dans l’aire du manger moins mais manger mieux ! Manger responsable et en le faisant nous penserons à nos enfants à leur santé et à nos campagnes !

Consommer Juste, C’Juste un effort à faire pour que tous les intervenants de l’échange soient gagnants.

Les agriculteurs sont responsables et fiers de leur travail et de leur produit. Dans les exploitations de taille moyennes les dérives deviennent de plus en plus rares et c’est pourquoi nous pouvons collectivement leur faire confiance. Ils ne craignent pas la concurrence des produits étrangers pour la qualité gustative et sanitaire de leurs productions.

La grande distribution commence un changement réel notamment le groupe Système U qui communique sur les prix payés aux agriculteurs. C’est un signe fort que j’avais il y a un an demandé au ministre de l’agriculture de l’époque. Cela va dans le bon sens. J’ai rencontré Monsieur Serge Papin la semaine dernière à Paris et je pense sincèrement que la direction prise par son groupe pourra nous permettre une transparence plus forte avec les consommateurs je souhaite simplement que cette direction va être donnée pour tous les produits agricoles.

Pour Gannat nous sommes toujours dans une dynamique d’agriculteurs qui sont mobilisés sur les circuits courts. Mais avec l’hiver et les « Restau du cœur » le développement du point de distribution reste bloqué sur les chiffres d’affaires obtenus, nous ne décollons pas. Nous attendons les premiers fruits de printemps pour reprendre une évolution plus forte des ventes. Nous allons accueillir un stagiaire Jean Baptiste Segond, début mars pour trouver des pistes nouvelles pour notre développement.

Pour Paris les structures doivent se mettre en place avant toutes communications plus importantes sur l’évolution du projet.

Je serai au Salon de l’agriculture pour rencontrer le maximum d’entre vous, si vous avez des réunions ou des rencontres il vous suffit de me joindre à ce moment là.

Toujours dans l’esprit de fédérer les lieux de distributions de circuits courts, je vous demande de faire suivre mon appel et de me faire connaitre tous les points que vous connaissez pour que nous puissions à notre tour les faire connaître au plus grand nombre.

Je vous redis toute mon amitié.

Pierre

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