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#1 déc. 5, 2010 00:25:53

cabernet1
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LA SANTE EST DANS LE PRE

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Le 16 juin dernier s’est tenue à Aix-en-Provence la soirée-débat «La santé est dans le pré». L’objectif? Confronter les points de vue d’agriculteurs, de chefs cuisiniers, de médecins, mais aussi de responsables de politiques publiques pour les amener à discuter ensemble de l’avenir de l’agriculture locale en région PACA: quel lien entre santé et alimentation ? pourquoi les prix des produits frais sont-ils si élevés alors que les agriculteurs font faillites ? comment le foncier est-il géré ? que peut faire le consommateur pour aider les agriculteurs ?


A l’origine de cette confrontation grand public, deux associations : l’antenne Provence de l’Association Santé Environnement France (ASEF), qui réunit environ 2 500 médecins en France, et P’Aix 21, qui fédère de nombreux experts du développement durable. Ces derniers mois, les deux groupes ont beaucoup travaillé sur la question de l’alimentation, et notamment l’ASEF qui a mené une étude comparative entre le « Bio » et le « Discount » en coopération avec France 3 et Ligne de Mire (Voir l’intégralité de l’étude).

Les trois tables rondes et les films inédits présentés lors de cette soirée avaient pour but de donner des pistes au consommateur pour devenir un consomm’acteur désireux de préserver sa santé et ses agriculteurs locaux !



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#2 déc. 5, 2010 00:27:37

cabernet1
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LA SANTE EST DANS LE PRE

Santé & Alimentation : quel lien ?

La première table ronde qui réunissait médecins, agriculteurs et chef cuisinier avait pour but de faire le point sur l’impact de notre alimentation sur notre santé.

Parmi les sujets les plus contestés du moment : l’impact des pesticides et leur rôle dans la survenue du cancer. Invité à cette table ronde, le Dr Jean-Philippe Calla, cancérologue à Manosque, a rappelé l’impact des pesticides, mais aussi et surtout le caractère multifactoriel du cancer : « Il existe peu de cancers pour lesquels un seul élément est mis en cause et reconnu. On peut citer: ceux de la peau suite à une exposition au soleil trop importante et ceux du système lymphatique fréquents chez les populations d’agriculteurs fortement exposés aux pesticides ». Pour les autres et notamment les cancers dits «émergents», dont on observe la multiplication aujourd’hui, la cause est difficile à déterminer. Alors, à quoi sont-ils dus ? « Pour répondre à cette question, il faudrait que nous puissions isoler un à un les facteurs soupçonnés afin de tester lequel a un impact déterminant. Or, nous vivons dans un environnement où nous sommes exposés à une multitude d’éléments qui peuvent influer sur notre organisme, si bien qu’il est très difficile de démontrer avec certitude lequel joue à coup sûr un rôle dans le développement de ces maladies. Pour les mêmes raisons, il est difficile d’étudier les causes des maladies d’Alzheimer ou de Parkinson chez les agriculteurs, bien que l’on soupçonne de plus en plus les pesticides d’en être à l’origine ».


Mais pour le consommateur alors, quels sont les risques ? En 2009, le rapport de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes estimait que 52,1% des fruits et légumes analysés en 2007 en France comportaient des résidus de pesticides et que 7,6% dépassaient les doses autorisées. Or, on mesure encore mal l’effet à long terme des faibles doses ingérées par les consommateurs et surtout celui des interactions entre les différents produits. D’autant plus que le consommateur est également exposé aux pesticides via l’eau. En 2005, l’Institut Français de l’Environnement a trouvé des pesticides dans 91% des points de mesures en rivière et dans 55% des eaux souterraines. Pour Olivier Pascal, Président des Jeunes Agriculteurs de PACA, il ne faut pas faire des agriculteurs les seuls responsables de cette pollution : «Les polluants que l’on retrouve aujourd’hui dans les cours d’eau sont en réalité des résidus de produits désormais interdits sur le marché, mais qui avaient obtenu le feu vert à l’époque pour leur utilisation... Nous nous servons simplement des produits dont on nous dit de nous servir à un moment donné. La responsabilité n’incombe donc pas qu’aux agriculteurs ». Autre source de pollution aux pesticides pour le consommateur : l’utilisation de pesticides « domestiques ». Le Dr Pierre Souvet, Président de l’Association Santé Environnement France a rappelé l’impact notamment du « Round Up » de Monsanto, pour ne pas le citer, sur les « jardiniers du dimanche » qui l’utilisent sans prendre aucune précaution. Des études ont démontré que ce produit est la cause d’importantes malformations du fœtus pour les parents exposés même à de faibles doses.

Alors faut-il éviter les pesticides à tout prix ? Doit-on manger seulement « Bio » ? Pour la plupart des médecins présents, il ne faut pas faire du « Bio » une obsession et il faut faire particulièrement attention au « Bio » qui voyage. Au niveau de l’avantage nutritionnel, ce qui importe le plus c’est de savoir si le produit est local et de saison, et donc frais. Alors, bien sûr, si ces produits locaux sont aussi « Bio », ça n’est que mieux car « le « Bio » est surtout utile pour ce qu’il n’apporte pas : pas de pesticides, pas de produits chimiques, etc. ». Ceci étant si vous ne pouvez pas vous le permettre, consommez tout de même des fruits et légumes, qu’il faudra penser à bien rincer, car leurs bénéfices pour la santé restent plus importants que les méfaits liés à leurs contaminants. « C’est toujours mieux pour la santé que de consommer des produits industriels» affirme le Dr Eric Ménat, Médecin spécialiste de la nutrition-santé. « Etre d’une fidélité sans faille au bio n’est pas suffisant. Si on mange des frites, même biologiques, cela produit toujours des acides gras qui sont mauvais pour la santé.». Pour ce médecin, l’essentiel est d’équilibrer son alimentation : « Chaque année 150 000 personnes meurent de problèmes cardio-vasculaires, dans un tiers des cas c’est le régime alimentaire qui est mis en cause. ». Un point de vue conforté par le témoignage de Christophe GAVOT, Chef cuisinier à la Villa Gallici : « Il est vrai que de nombreux impératifs nous empêchent de manger convenablement dans la vie quotidienne : budget, temps, etc. C’est très facile de faire une salade ou un plat cuisiné, mais il faut qu’on vous ait appris à le faire. De nos jours, on se transmet moins les recettes de générations en générations. Il faut aussi faire preuve de bon sens si on fait attention à sa santé : on n’accompagne pas un cassoulet de frites, et lorsqu’on accommode une escalope avec de la sauce on essaie de servir des haricots verts». Mais, ces conseils sont-ils applicables au niveau financier? Consommer local et/ou « Bio », cela coûte t-il beaucoup plus cher ? Et pourquoi ?



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#3 déc. 5, 2010 00:29:06

cabernet1
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LA SANTE EST DANS LE PRE

Terrena, l'une des premières coopératives française change de modèle. Et parie sur le vert pour rester dans la course.
Et si l'agriculture intensive devenait écolo ? Chiche. Terrena, l'une des principales coopératives françaises avec 25 000 adhérents et plus de 10 000 salariés bouscule les codes. Et passe à l'action. Quitte à surprendre. Un pari qui s'appuie sur un constat simple. Les sols s'épuisent, les rendements stagnent et dans certaines régions les ressources en eau s'épuisent.

Et pourtant, il va bien falloir continuer à produire. Avec 9 milliards d'habitants à nourrir en 2050, il faudrait doubler la production agricole de la planète. Passer au tout bio ? C'est une piste. Retenue notamment par la FAO, l'agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation. Dans un rapport daté de 2007, elle pense que le bio « a le potentiel pour satisfaire la demande alimentaire mondiale ». Mais cette thèse ne fait pas l'unanimité.

« Échapper aux idées anciennes »

Agronome, directeur adjoint de l'Agence nationale la recherche (ANR), Michel Griffon plaide plutôt pour une agriculture écologiquement intensive. Une façon pour les paysans de renouer avec leurs racines et donc avec la nature. En ayant recours aux micro-organismes des sols pour nourrir les plantes et les protéger des agresseurs. Ou en misant sur la lutte biologique. On peut ainsi s'appuyer sur les propriétés d'un champignon pour se débarrasser d'un autre. Et mettre ainsi la pédale douce sur l'utilisation des pesticides. Réconcilier les agronomes et les écologues. Mieux, les faire travailler ensemble. C'est la solution retenue par Terrena. Sans exclure de recourir à la chimie lorsque cela est nécessaire.

Une vraie révolution. « Même si nous n'avons pas encore toutes les réponses (1) », reconnaissait récemment Alain Guillemin, le directeur général de Terrena. « La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles mais d'échapper aux idées anciennes », note de son côté son président Hubert Garaud, dans un éditorial récent de Horizon, le magazine de Terrena. Pour gagner son pari, Terrena mise sur des expérimentations menées par ses adhérents en lien avec des chercheurs. La coopérative est également entrée dans le capital d'Agrauxine, une start up bretonne spécialisée dans la lutte biologique. Minier, l'une de ses filiales a de son côté lancé une gamme de fruitiers pour le jardin écologique. Ces arbres, robustes ont été sélectionnés pour leur capacité de résistance aux maladies. Dans le même esprit, les céréaliers de Terrena développent avec les biscuits LU une filière « respectueuse de l'environnement et favorable à la biodiversité ».

(1) Une association AEI (Agriculture écologiquement intensive) a été créée au mois de septembre. Michel Griffon directeur adjoint de l'ANR et Bruno Parmentier, directeur de l'Ecole supérieure d'agronomie d'Angers en ont rédigé le manifeste. Avec la volonté d'organiser des débats autour de cette question.


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#4 déc. 5, 2010 09:34:34

consommateur
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LA SANTE EST DANS LE PRE

Esquiver l’impact et les conséquences sanitaires des pesticides utilisés dans la production de fruits et légumes sur la santé et l’implication dans de nombreuses maladies est un débat que j’espérai éculé.

Entendre et lire encore de nos jours des « on mesure encore mal l’effet à long terme » etc… me fait froid dans le dos mais pour autant je serais très curieux de connaitre l’alimentation des ces sceptiques !

Il est tout exact que les produits du jardiner du dimanche et les polluants de la ménagère représentent un risque non négligeable sur nos santés mais dans une proportion qui n'a rien à voir avec les pesticides.

Le Bio c’est du marketing d’ailleurs pendant que ces Messieurs colloquent d’autres marketent avec succès faute de résistance.
Ils feront du bio quelque chose qui n’aura plus rien à voir avec l’idée de départ qui n’était rien d’autre que des produits tout simplement sains. Un produit sain commence bien évidement par une élaboration saine. La shooter de synthèses chimiques clairement dangereuse va bien évidement se retrouver dans le résultat de la production.

Le bio qui voyage est le premier résultat pervers du marketing bio qui s’est installé, la grande distribution est allée chercher du « Bio » « là bas ». Non seulement ce n’est pas bio parce que d’une part « là bas » la notion de production bio bien que soulignée du très amusant « sous le strict contrôle de X ou Y « fait rigoler tous ceux qui y sont allés voir comme moi.
De l’autre le transport est polluant et plus vous transportez, stockez vous perdez de micro nutriments et de vitamines. Et très grave le marché échappe aux productions locales au chevet desquelles l’on colloque.
On dit que les agriculteurs français qui bénéficient pourtant de 11 milliards d’euros de subvention par an ont perdu 34% de leur revenu empêtrés dans la tenaille de l’agro alimentaire dont ils sont valais et victimes. Le nombre d’agriculteurs à été divisé par 10 en un demi-siècle par ailleurs c’est la profession qui a le taux de suicide le plus important !

Un tel gâchis sur tant d’années me parait toujours suspect, ce serait orchestré que cela ne m’étonnerait pas.

Modifié consommateur (déc. 6, 2010 08:34:58)

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