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#1 jan. 3, 2011 13:25:12

cabernet1
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2011 communiqué de la FAO


FAO/
FAO

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle participe à la lutte contre la faim et la malnutrition. Elle aide les pays en développement et les pays en transitionà améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à assurer une bonne nutrition à leurs populations.
Sommaire
Produire des aliments dans des villes plus vertes
[FAO, 28/09/2010]
Produire des aliments dans des villes plus vertes L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, Food and Agriculture Organisation of the United Nations) a été créée en 1945 , son siège est à Rome depuis 1951. Elle... Suite
L’essor des citadins-paysans d'Afrique
[Juliet Torome, 10/10/2009]
L’essor des citadins-paysans d'Afrique Juliet Torome est auteur de livres et réalisatrice de documentaires. Elle a été la première récipiendaire du prix annuel Flaherty pour le meilleur documentaire, attribué par le magazine Ciné-source. ... Suite
En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ?
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En quoi les Européens sont-ils plus verts que les Américains ? Elisabeth Rosenthal est une journaliste spécialisée sur les questions environnementales. Elle écrit notamment dans les colonnes du New York Times et du International Herald Tribune. Photo DR. Suite
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie
[George Monbiot, The guardian, 10/08/2009]
La lutte contre les grandes surfaces est un combat pour la démocratie Célèbre journaliste d’investigation et éditorialiste au quotidien anglais The Guardian. George Monbiot est conseiller auprès de la BBC Wildlife magazine. Il est également l'auteur de best sellers... Suite
Répartition de l’eau : les villes gagnent du terrain au détriment des campagnes
[Lester Brown, 06/06/2006]
Répartition de l’eau : les villes gagnent du terrain au détriment des campagnes Analyste environnemental de reconnaissance mondiale, il a écrit une vingtaine d’ouvrages, traduits dans environ 40 langues qui traitent de sujets d’économie et d’environnement global. Il est le... Suite
L'urbanisation, risque ou chance ?
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L'urbanisation, risque ou chance ? Jean-Michel Severino est, depuis 2001, Directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD). Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de l’Institut d’Études Politiques de Paris,... Suite
La moitié de la population mondiale vit en ville
[Jacques Véron, 07/06/2007]
La moitié de la population mondiale vit en ville Démographe, il poursuit des recherches sur les interactions entre la population et le développement durable, en particulier en Inde, ainsi que sur l'histoire de la population. Il est Adjoint du... Suite
Survivre dans les bidonvilles
[Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, 06/06/2004]
Survivre dans les bidonvilles Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Suisse). Fondée en 1919, la Fédération internationale compte 186 Sociétés nationales membres, un Secrétariat à Genève et plus de 60... Suite
L’état du monde en 2007. Notre avenir en ville.
[Kai N.Lee, Worldwatch Institute, 12/12/2007]
L’état du monde en 2007. Notre avenir en ville. Kai N.Lee est professeur d’études environnementales au Williams College à Williamstown, dans le Massachusetts. Après un doctorat de physique à Princeton en 1971, il fait des recherches... Suite
Produire des aliments dans des villes plus vertes

L’horticulture urbaine offre des aliments frais, crée des emplois, recycle les déchets. D'ici 2025, plus de la moitié de la population du monde en développement, estimée à 3,5 milliards d'habitants, vivra dans les villes. Pour les décideurs et les urbanistes des pays pauvres, des villes plus vertes pourraient être le moyen de garantir une alimentation sûre et nutritive, des moyens d'existence durables et des communautés en bonne santé.

Le concept de villes vertes est souvent associé à l'urbanisme dans les pays les plus avancés. Il est toutefois appliqué de manière spécifique, et sa portée sociale et économique est très différente, dans les pays en développement à faible revenu.

A mesure que les villes s'étendent, les précieuses terres arables disparaissent pour faire place aux logements, à l'industrie et aux infrastructures, et les cultures maraîchères sont reléguées de plus en plus loin dans les zones rurales. Les coûts de transport, conditionnement et réfrigération, le mauvais état des routes de campagne et les fortes pertes dues au transport aggravent la pénurie et renchérissent le prix des fruits et légumes sur les marchés urbains.

La nouvelle bombe population

"Les villes ont toujours été des lieux d'opportunités, d'emplois et de niveaux de vie améliorés", explique Shivaji Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO. "Mais dans de nombreux pays en développement, la croissance de la population urbaine n'est pas due à l'essor économique mais aux taux élevés de natalité et à l'afflux massif de ruraux cherchant à échapper à la faim, à la pauvreté et à l'insécurité".

D'ici 2020, le pourcentage de population urbaine vivant dans la pauvreté pourrait atteindre 45 pour cent, soit 1,4 milliard d'êtres humains. D'ici là, 85 pour cent des pauvres d'Amérique latine et près de la moitié de ceux d'Afrique et d'Asie seront concentrés dans les villes et les mégapoles.

Ce phénomène, dénommé la nouvelle bombe population est un cauchemar pour la gouvernance: des villes tentaculaires, dégradées et appauvries abritant des taux élevés de groupes vulnérables, exclus de la société, jeunes et sans emploi.

Réinventer le pré communal

L'enjeu consiste à détourner l'urbanisation actuelle de son chemin non durable au profit de villes plus vertes qui soient synonymes pour leurs habitants de choix, d'opportunités et d'espoir. Une solution: l'horticulture urbaine et périurbaine, selon la FAO.

Pratiquer l'agriculture dans les villes et alentour n'a rien de nouveau. La cité Inca du Machu Picchu au Pérou comprenait une zone réservée aux habitations et une zone de terrasses aménagées pour une agriculture intensive.

La FAO estime que 130 millions de citadins en Afrique et 230 millions en Amérique latine pratiquent l'agriculture, et principalement l'horticulture, pour nourrir leurs familles ou pour tirer des revenus de la vente de leurs produits.

"L'horticulture urbaine offre un moyen de sortir de la pauvreté", affirme M. Pandey, citant ses frais de démarrage faibles, ses cycles de production courts et ses rendements élevés par rapport au temps de travail, à la superficie et aux besoins d'arrosage.

Les régimes urbains riches en graisses et en sucres bon marché sont responsables de l'augmentation de l'obésité, de l'excès de poids et des maladies chroniques liées à l'alimentation, comme le diabète.

Cultiver des fruits et des légumes, les sources naturelles les plus riches en micronutriments, dans et autour des villes permet d'approvisionner les citadins pauvres en produits frais et nutritifs et améliore leur accès économique à la nourriture.

Aider les jardiniers urbains

Au cours des dix dernières années, les gouvernements de vingt pays ont sollicité l'assistance de la FAO pour vaincre les réticences et fournir des incitations, des intrants et une formation aux jardiniers urbains à faible revenu. La FAO a également livré des outils, des semences et une formation dans plus de 30 pays pour créer des milliers de potagers scolaires, un moyen sûr de promouvoir la nutrition infantile.

Des mégapoles en plein essor d'Afrique de l'Ouest et centrale aux bidonvilles de Managua, de Caracas et de Bogotá, la FAO a aidé les gouvernements à promouvoir la culture maraîchère commerciale irriguée dans la périphérie des villes, la création de micro-potagers hydroponiques dans les bidonvilles et des toits végétalisés dans les centres-villes densément peuplés.

En République démocratique du Congo, la FAO a dispensé des conseils sur la régularisation des titres de propriété de jardins cultivés occupant 1 600 hectares, où travaillent 20 000 cultivateurs à plein temps dans cinq villes. Le projet a permis d'introduire des variétés horticoles améliorées, d'installer ou de réhabiliter 40 structures d'irrigation, augmentant de ce fait la disponibilité en eau tout au long de l'année.

Pour garantir la qualité et l'innocuité de la production, 450 associations de cultivateurs ont été formés aux bonnes pratiques agricoles, y compris à l'utilisation d'engrais biologiques et de biopesticides. A travers ses jardins maraîchers, la capitale, Kinshasa, produit aujourd'hui de 75 000 à 85 000 tonnes de légumes par an, qui couvrent 65 pour cent de ses besoins.
[Produire des aliments dans des villes plus vertes
par la FAO]
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