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#1 jan. 3, 2011 23:21:51

cabernet1
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INRA-Chambres d'agriculture-Lycées Agricole enseigner la BIO et répondre aux préjugès

Pays-de-la-Loire : enseigner la bio et répondre aux préjugés

Comment enseigner la bio ? Des réponses concrètes grâce à Marc Dufumier, Louis Michel, Stéphane Bellon, chercheur à l’Inra, et Joseph Pousset, agriculteur-expérimenteur.

Comment enseigner la bio ? En planchant sur le contenu d’outils de formation à proposer aux professeurs des Établissements agricoles, en lien avec Formabio et les enseignants eux-mêmes, la Chambre régionale d’agriculture des Pays-de-la-Loire a pris conscience des freins exercés par les préjugés. “Les professeurs sont souvent démunis, confrontés à des objections de la part d’élèves issus du milieu agricole conventionnel qui se sentent vivement attaqués par les critiques sur leurs pratiques ”, explique Louis Michel, agriculteur bio mayennais depuis 1979, en charge du dossier à la Chambre régionale. “Il faut aussi savoir répondre aux jeunes inconditionnels de la bio parfois en dehors de la réalité du terrain”, poursuit Yves Beaupère, producteur de lait bio, également élu à la chambre consulaire. “L’obligation d’enseigner la bio qui date 2008 doit s’adapter aux attentes des professeurs et aux nombreux questionnements des élèves. D’où la nécessité de créer des modules en prise avec la réalité”, complète Jean-Marie Morin, coordinateur de Formabio.

Manger bio n’est pas un luxe

Claude Colin, présidente d’Inter Bio Pays-de-la-Loire et administratrice du réseau Biocoop.

Preuve du besoin en informations sur la bio, plus de 170 participants, - une majorité de profs -, ont assisté au grand débat sur la bio organisé le 19 novembre par le Chambre régionale. Sans tabous, les intervenants ont abordé les aspects fondamentaux de la bio, souvent pointés du doigt par ses détracteurs, comme par Familles Rurales par exemple qui a dénoncé, cet été, des prix inaccessibles, notamment en fruits et légumes, parfois plus du double du conventionnel au kilo. Lylian Le Goff, médecin nutritionniste, a prouvé que, malgré les apparences, manger bio n'est pas un luxe. “Cela ne revient pas plus cher, à condition de choisir les ingrédients à cuisiner soi-même, locaux et de saison, en limitant les protéines animales, en respectant les règles de cuisson pour éviter d’altérer leurs propriétés nutritionnelles supérieures”, précise-t-il. “L’équilibre du budget passe par l’équilibre alimentaire.” Et de démontrer, au fil d’un long exposé largement étayé, les interférences positives de la bio sur la santé, l’énergie, l’environnement, la qualité de l’eau, le cohésion sociale…“Manger bio, c’est se faire plaisir sans nuire”, conclut-il, balayant également les préjugés sur la monotonie supposée de ce choix d’alimentation.

Ne pas brader la bio

“Vous, enseignants, vous avez un rôle essentiel à jouer, insiste Claude Colin, présidente d’Interbio Pays-de-la-Loire et responsable d’une coopérative de consommation du réseau Biocoop. La recherche du confort matériel à tout prix a atteint ses limites. La part de la nourriture dans le budget des ménages n’a fait que se réduire, avec des prix de plus en plus bas, au détriment du revenu des agriculteurs qui disparaissent.” La voie de la bio, qui remet la production à sa juste place, peut sauver l’agriculture. “Notre réseau a été précurseur, il nous faut maintenant accroître les volumes, faire des économies d’échelle pour proposer des prix plus abordables, mais sans brader la bio et en rémunérant correctement ceux qui y travaillent. ” Pour Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio, “comparer les prix entre la bio et le non-bio n’a pas de sens car il y a trop de variabilité selon les sources.” Le choix de référence, entre le hard-discount et les produits label par exemple, change les donnes, sans oublier tous les coûts externes supplémentaires induits par les modes de production polluants, non pris en compte dans le calcul.

L’agriculture agro-écologiquement intensive

A la question sur la capacité de la bio à nourrir le monde, les avis convergent. Certes, l’agriculteur-expérimentateur Joseph Pousset, après avoir refait les calculs suite à la rétractation du directeur de la FAO (1) sur ce sujet, est plus mitigé. Il estime en effet, qu’en France, cela paraît moins évident, si on se base sur le régime alimentaire moyen (qui n’est pas idéal), mais qu’à l’échelle de la planète, c’est concevable. De son côté, Marc Dufumier, agronome et professeur d’agriculture à AgroParisTech, en est convaincu. Bousculant les idées reçues et surprenant ainsi les enseignants présents, il se fait l’avocat des bénéfices, pour les pays du Sud, comme du Nord, de la généralisation de ce qu’il appelle “l’agriculture agro-écologiquement intensive”. “Il faut que l’agriculture revoie sa copie et opère un virage à quatre-vingt-dix degrés”, répète-t-il. “En nourrissant la terre, donc le sol, avec le retour de l’agronomie, on peut nourrir la Terre, c'est-à-dire tous ses habitants, et ce n’est pas seulement une question de rendement”, complète Stéphane Bellon, directeur de recherche bio à l’Inra.

C.R-F

(1) Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

original
Biofil n° 73 Novembre / Décembre 2010

* Circuits courts : les légumes en direct
* Grandes cultures : le casse-tête de la mixité
* Aquaculture : un nouveau règlement européen
* Arboriculture : Juliet, la pomme 100% bio
* Viticulture : réussir sa conversion

Hors-ligne

#2 jan. 3, 2011 23:24:13

cabernet1
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INRA-Chambres d'agriculture-Lycées Agricole enseigner la BIO et répondre aux préjugès

L’électrochoc du court-circuit

Les temps changent… C’est indéniable, le rapport à l’alimentation et à l’agriculture évolue. Et même si la bio n’a pas l’exclusivité des circuits courts, elle a su court-circuiter la voie – qui semblait toute tracée — des rouleaux compresseurs de la grande distribution, symbole de la modernité absolue il y a encore quelques années. Aujourd’hui, la tendance est renversée. Le must est d’acheter en Amap, paniers, marchés paysans, magasins collectifs, cueillettes, sites internet, distributeurs de lait ou de fruits… Toutes les formes de ventes sont testées, en général avec succès, pour échapper aux pièges de l’asservissement total au marché de masse. Les réseaux sociaux réinventent le contact humain, avec un plus… Ils les ciblent.

Pourtant, les circuits plus longs, à condition de ne pas abuser du producteur, ne sont pas à rejeter. Toutes formes de ventes ont leur intérêt, et peuvent s’entrecroiser dans une spirale vertueuse… à condition de replacer l’agriculture et la qualité au cœur de leur fonctionnement. Ce qui n’est pas, loin s’en faut, toujours.

Certes, dans le secteur alimentaire général, les réglementations et les contrôles sanitaires n’ont jamais été aussi poussés dans notre pays. Mais le scandale est que, sous couvert d’une exigence extrême concernant la gestion des seuils légaux (Limites maximales de résidus autorisés), on continue à faire ingurgiter des dizaines de molécules chimiques différentes aux enfants… et aux adultes.

L’enquête de Générations Futures, ex-MDRGF, est sur ce point éloquente, et conforte encore le choix de la bio. 128 résidus chimiques ont été retrouvés dans les repas types – non bio – mais équilibrés selon les recommandations du Plan national nutrition et santé (PNSS) qu’un jeune avale pendant une journée. Cela représente 81 substances chimiques différentes, ingérées en une seule journée, dont 47 substances cancérigènes suspectées et 37 perturbateurs endocriniens ! Un nouvel électrochoc qui incite plus que jamais à court-circuiter les discours officiels rassurants, et à informer en direct les consommateurs, citoyens et parents. Et même les 97 % d’agriculteurs qui ne sont pas encore en bio !

Si la bio peut subir elle aussi des contaminations croisées indésirables, dues aux sols et à l’air pollués, elle offre de réelles garanties, pour la santé des humains, mais aussi pour respecter les ressources de la terre. L’étude de Générations Futures, très étayée, montre que les PCB, désormais interdits, sont toujours présents dans les aliments ! Idem pour des substances non autorisées dans l’Union européenne, sans seuils de résidus, comme l’isoprothiolane ou le tricyclazole, dont on a trouvé des traces dans le riz complet venu d’Asie ! Dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, mais qu’elle est l’impact de l’effet cocktail ? Mystère. La réponse est peut-être dans la multiplication des cancers ? En tout cas, la bio en circuits courts court-circuite bel et bien ces menus toxiques !

Christine Rivry-Fournier

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#3 jan. 8, 2011 22:02:25

cabernet1
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INRA-Chambres d'agriculture-Lycées Agricole enseigner la BIO et répondre aux préjugès

Le bio n’est certes pas la recette miracle pour guerir la terre de tous ses maux. Toutefois, ce mode d’agriculture, plus respectueux des ecosystemes, offre une reponse pragmatique aux crises ecolo- giques et de sante publique que le systeme d’exploitation agricole intensif a generees. Au niveau international, de plus en plus de voix s’elevent en faveur de l’agrobiologie, soulignant la necessite de reconvertir le modele agricole mondial sur ses principes.
Ainsi, la FAO a conclu qu’a l’echelle mondiale, l’agriculture biologique, si elle est soutenue par une volonte politique, peut contribuer a la securite alimentaire en : • attenuant les impacts des changements climatiques ;
• ameliorant la gestion et la qualite de l’eau ; • protegeant l’agrobiodiversite au detriment de la monoculture ; • stimulant le developpement rural.
Le bio est-il la seule alternative a valoriser pour une restauration scolaire de qualite Le bio n’est pas la seule option. Il est interessant pour une collectivite souhaitant garantir une alimentation de qualite dans la restauration scolaire de se pencher sur les autres de?marches d’agriculture durable. Pour les identifier, vous pouvez vous referer a certains labels (Label rouge, AOC...). Mais ne l’oublions pas, d’autres bonnes pratiques existent me?me
si elles ne sont pas valorise?es par des certifications. Pour ne pas passer a cote, n’hesitez pas a vous rapprocher des reseaux d’agriculteurs durables de votre territoire (liste disponible sur www.ouiaubiodansmacantine.fr).

Modifié cabernet1 (jan. 8, 2011 22:07:12)

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