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#1 fév. 3, 2011 22:30:59

cabernet1
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Etats Unis : le lobby alimentaire prend le controle....

Sommaire États-Unis : le lobby alimentaire prend le contrôle…

23/12/2010, unmondelibre.org, Sylvie DUGAS

Beaucoup d’américains achètent directement leur lait frais chez des fermiers qu’ils connaissent. Pourtant le projet de loi S 510 de modernisation de la sécurité alimentaire, qui réglementera la production, la transformation, l’empaquetage, le commerce et le transport d’aliments, pourrait bientôt mettre fin à cette pratique. (…)

« L’objectif de ce projet de loi est de combler un vide dans l’autorité de la FDA [Food and drug administration] en matière de sécurité alimentaire, pas tant du côté des fruits et légumes parce que cela ne change pas grand-chose, mais plutôt du côté des aliments transformés », explique Kelli Ludlum, spécialiste en contrôle des aliments à l’American Farm Bureau Federation. (…)

La loi obligera tout producteur ou fabricant alimentaire - petit ou grand - à s’enregistrer au coût de 500$ par année, ce qui ajoutera à leur fardeau fiscal. L’amende imposée pour une infraction à la loi s’élèvera à 500 000 $ pour une simple offense ! Pour se conformer à la loi, les agriculteurs et les détaillants de produits biologiques pourraient même devoir utiliser des pesticides et des fertilisants, ce qui est contraire à leur mission. (…)

En réalité, la nouvelle loi a été présentée en février 2009 par Rosa De Lauro, épouse de Stanley Greenburg, directeur de recherche … chez Monsanto. En appuyant le projet de loi, les grands groupes industriels tentent plutôt de combattre la concurrence des producteurs biologiques - dont les profits sont en croissance. Le jeu en vaut la chandelle : les Américains consomment plus de 1 milliard $ en aliments par année.

Selon un rapport d’Open Secrets, quelque 208 compagnies et organismes ont soutenu le projet de loi S 510 à l’aide de sommes considérables. Parmi les principaux lobbyistes, mentionnons la Chambre de commerce américaine, Kraft Amérique du Nord (le second producteur d’aliments et de boissons au monde), General Mills (15 milliards $ de revenus en 2009) et l’American Farm Bureau Federation (AFBF), qui soutient la cause des aliments modifiés génétiquement. L’AFBF a déboursé à elle seule 9,5 millions $ depuis 2009 pour promouvoir ce projet de loi. (…)

Ceux qui échangent des graines et des semences de leur production personnelle pourraient aussi être arrêtés par la police, car la loi interdira le nettoyage et la conservation des semences à l’état naturel. De là à accuser Monsanto d’être derrière le projet, il n’y a qu’un pas. Même le transport de produits biologiques pourrait être criminalisé en cas de non-respect des règles fédérales.

En 1781, le président Thomas Jefferson avait pourtant averti : « Si les gens laissent le gouvernement déterminer la nourriture qu’ils doivent manger ou les médicaments qu’ils doivent prendre, leur corps se retrouvera bientôt dans un état aussi pitoyable que leurs âmes vivant sous cette tyrannie. »

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#2 fév. 3, 2011 22:34:07

cabernet1
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Etats Unis : le lobby alimentaire prend le controle....


Le poids des lobbies, l’impact des conflits d’intérêts sur la décision publique : petite revue de presse

Mercredi 26 janvier 2011
Le nombre important d’articles de presse qui évoquent les lobbies et leur poids dans les décisions publiques montre que cette question occupe une place importante dans la société française et européenne, même si elle est rarement questionnée de manière approfondie ni envisagée sous l’angle d’une nécessaire régulation du lobbying. De même les incessantes affaires de conflits d’intérêts au sujet de politiques, hauts fonctionnaires ou experts mandatés par ces derniers, jettent un doute sur l’impartialité des décisions prises…
Adéquations propose ici une revue d’articles, liés pour la plupart à l’actualité et aux enjeux, éminemment "sensibles" du lobbying et des conflits d’intérêts, renvoyant plus largement à la question du modèle démocratique.

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#3 fév. 3, 2011 22:36:20

cabernet1
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e Pr Fellous avait contesté l'«indépendance» d'un confrère anti-OGM.

C'est bien la première fois que la justice française est amenée à arbitrer une controverse entre scientifiques. Pour avoir mis en doute l'«indépendance» de Gilles-Éric Séralini, professeur à l'université de Caen et président du conseil scientifique du Criigen, en affirmant que ses études étaient «financées par Greenpeace», le Pr Marc Fellous a été condamné mardi pour diffamation par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Le 21 janvier 2010, sur France 5, le Pr Séralini avait longuement évoqué une étude très controversée qu'il avait menée sur l'impact de trois variétés de maïs transgénique sur la santé des mammifères. Dénonçant «le parti pris anti-OGM» de l'émission «Santé Magazine», le Pr Fellous avait adressé, en tant que président de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), un courrier à la chaîne et au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Une amende avec sursis

Ce document, dans lequel le Pr Séralini était dépeint comme un «chercheur avant tout militant anti-OGM qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace», tenant des propos «d'activiste», avait été publié quelques jours plus tard sur le site de l'AFBV.

Dans leur jugement, les magistrats ont considéré que l'imputation faite au chercheur normand «d'avoir failli à son obligation de probité intellectuelle en raison de sa dépendance à l'égard de Greenpeace, dont il recevrait une aide financière pour ses travaux», était bien diffamatoire.

En revanche, ils ont estimé que les autres propos poursuivis ne l'étaient pas, mais relevaient «du débat scientifique.» Condamné à 1 000 euros d'amende, assortie du sursis, ainsi qu'à un euro de dommages et intérêts qu'il devra verser au Pr Séralini, Marc Fellous se réserve la possibilité de faire appel.

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#4 fév. 3, 2011 22:37:47

cabernet1
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www.criigen.org/ Nous devrons écouter les lanceurs d'alertes (Xavier Bertrand)

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#5 fév. 4, 2011 23:04:35

cabernet1
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Etats Unis : le lobby alimentaire prend le controle....



La bio ''poursuit son développement'' en France malgré la crise, s'est félicitée ce jeudi 3 février Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio lors de son point annuel sur la filière. Fin 2010, le nombre d'agriculteurs convertis à la bio a de nouveau augmenté de plus de 22% par rapport à 2009. Plus de 4.100 nouvelles exploitations se sont ainsi engagées.

Alors qu'ils étaient 16.446 producteurs bio fin 2009, ils sont désormais 20.600 fin 2010. Leur nombre a ''augmenté de 50% par rapport à 2008'', a souligné l'Agence bio. Les opérateurs de la filière biologique (transformateurs, distributeurs, importateurs) sont plus nombreux également : ils étaient plus de 30.000 en 2010, soit 22 % de plus qu'en 2009.

Les surfaces bio se sont aussi accrûes de 23,5% en 2010 par rapport à 2009, soit 836.000 hectares au total (576.000 certifiés et 158.000 en conversion). Les 2/3 des exploitations bio sont concentrés dans 7 régions : le Rhône-Alpes reste en tête (environ 2.300 exploitations), suivi du Languedoc-Roussillon (2.200), du Midi-Pyrénées (2.100) et de l'Aquitaine. Les ventes de produits bio ont quant à elles progressé de 10% l'année dernière, à environ 3,3 milliards d'euros, tirées notamment par les boissons (+26%) l'épicerie (soupes, compotes, pain de mie..., +18%) et les produits frais (+16%).

Les objectifs de SAU du Grenelle hors de portée en 2012

Mais ce développement reste à relativiser… Seulement 2,9% de la surface agricole utile (SAU) ont été dédiés à la bio fin 2010 (contre 2,46% en 2009), selon les premières estimations de l'Agence. L'objectif de 6% de SAU bio prévus dès l'an prochain (soit le double attendu !) par le Grenelle (et 20% en 2020) restent incontestablement hors de portée. D'autant que depuis l'annonce du coup de rabot de 50% du crédit d'impôt bio qui est passé à 2.000 euros depuis janvier 2011, les producteurs bio de la Fnab (fédération nationale d'agriculture biologique) craignent un impact sur la dynamique de conversions et ''un coup de frein'' à la filière. Or, tout en dénonçant un ''signal" négatif de l'Etat, le nouveau président de l'Agence bio François Thiery se veut toutefois rassurant. ''Dire que cela va bloquer les conversions n'est pas tout à fait vrai'', estime M. Thiery tout en reconnaissant que ''le niveau de soutien a légèrement baissé pour les petites structures''. Ce dernier a également rappelé devant la presse les ''aides de l'UE qui pourront être cumulées'', outre le fonds Avenir Bio, mis en place par le ministre de l'Agriculture en 2008 et géré par l'Agence. Elisabeth Mercier a d'ailleurs annoncé avoir subventionné 92 projets en 3 ans via ce fonds, à hauteur de 8,2 millions d'euros.

Pour le président de l'Agence bio, ''le vrai problème est un défaut d'affichage et de lisibilité de l'engagement de l'Etat, nécessaire à la conversion au bio et l'atteinte des objectifs du Grenelle''. Or, lors de ses vœux le 26 janvier, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a assuré qu'il continuerait ''à soutenir l'agriculture biologique'' et ''maintiendrait les mêmes aides''. Il a également indiqué qu'il annoncerait ''prochainement'', en concertation avec la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, des ''décisions" visant ''à appuyer les petites exploitations de maraîchage bio'', qui pourraient être impactées par la baisse du crédit d'impôt. Affaire à suivre…

4 Français sur 10 consomment bio

Côté consommateurs, leur nombre reste ''stable'', indique l'Agence. 43% des Français ont ainsi consommé des produits bio ''au moins une fois par mois'' en 2010 contre 46% en 2009 (soit 3% de moins), d'après le baromètre CSA/Agence Bio. 7% des Français ont consommé bio ''tous les jours''.

Les principales raisons invoquées par les consommateurs acheteurs sont la préservation de la santé (91%), la qualité et le goût des produits (89%) ou encore la sécurité (87%) et l'environnement (86%). A l'inverse, 79% ne consomment pas de produits bio à cause de la "cherté" des produits, qui reste le principal frein à l'achat.

Toutefois, 49% des consommateurs estiment normal de payer plus cher pour manger bio. Un taux néanmoins en baisse de 7 % par rapport à 2009. Or, ''depuis 3 ans, nous avons des prix plus stables que dans l'agriculture conventionnelle, car nous n'avons pas de spéculateurs et nous sommes plus en phase avec les prix de production", estime Pascal Gury, vice-président de l'Agence.

Les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes. Arrivent ensuite les produits laitiers (lait, fromages, autres) et les oeufs. Le premier lieu d'achat des produits biologiques reste les Grandes et Moyennes Surfaces (pour 70% des acheteurs vs 72% en 2009), suivis des marchés (41% vs 42% en 2009), la ferme (24% comme en 2009), les magasins spécialisés (23% vs 31% en 2009) et les artisans (21% comme en 2009).

Déséquilibre offre/demande

La production biologique française reste insuffisante et peine toujours à répondre à la demande, ce qui explique notamment les écarts de prix avec le conventionnel. D'autant que près de 40% des produits ont été importés en 2009 depuis les pays voisins (Espagne, Italie, Allemagne, Autriche…). Mais ''ce mouvement va diminuer en 2010'', prédit Mme Mercier qui présentera les derniers chiffres dans les prochains mois.

Rachida Boughriet

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