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#1 fév. 6, 2011 11:39:07

cabernet1
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Bruno Le Maire "Tout le Grenelle" et "rien que le Grenelle"



04/02 - 2011 : l'année international des forêts souligne l'importance des peuples autochtones 04/02 - 95% de sources d'énergie renouvelable d'ici 2050, selon un rapport du WWF 04/02 - Le lien entre cancer et environnement toujours en débat 04/02 - François Thiery est élu President de l'Agence BIO 03/02 - Filière bio française : une croissance à relativiser 03/02 - Le nucléaire et les gaz non conventionnels au programme du sommet européen sur l'énergie 03/02 - La qualité radiologique de l'eau de consommation est satisfaisante pour la période 2008-2009 03/02 - Les niveaux de radioactivités de l'environnement français sont stables en 2009, selon l'IRSN 03/02 - Le Parlement européen se prononce pour un durcissement des règles DEEE 03/02 - Photovoltaïque : 15 GW installés dans le monde en 2010

Bruno Le Maire : ''Tout le Grenelle'' et ''rien que le Grenelle''

Après avoir réclamé ''une pause'' dans les mesures environnementales, le ministre de l'agriculture a annoncé hier, lors de ses vœux, qu'il respecterait les engagements du Grenelle (biogaz, circuits courts, bio) mais n'ira pas plus loin…

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Agriculture | 27 Janvier 2011 | Actu-Environnement.com
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Bruno Le Maire : ''Tout le Grenelle'' et ''rien que le Grenelle'' (© Ministère de l'Agriculture)

A l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, le ministre de l'Agriculture a souligné le mercredi 26 janvier la nécessité pour la France de "prendre le cap vers une agriculture durable". ''Tous les citoyens français veulent une agriculture durable. C'est la responsabilité du ministre d'orienter notre agriculture vers le respect de l'environnement'', a déclaré Bruno Le Maire. Pourtant, ce dernier réclamait le 4 octobre dernier ''une pause dans les mesures environnementales'' dans Ouest-France.

Le ministre a toutefois modéré ses propos. Il a assuré qu'il veillerait ''à ce qu'on n'ajoute pas de nouvelles obligations environnementales au-delà de celles fixées dans le Grenelle'', et ce, conformément à l'engagement pris au dernier salon de l'Agriculture par le Président Nicolas Sarkozy, a indiqué le ministre.

''Tout le Grenelle, rien que le Grenelle'', a lancé Bruno Le Maire. Ce dernier "veillera'' également à harmoniser les règles environnementales à l'échelle européenne ''pour rester compétitif" comme ''le traduit la sortie ??(le 18 janvier) du décret autorisant la circulation des 44 tonnes''? ?dans le secteur agroalimentaire, estime-t-il. Le ministre s'est aussi félicité de la parution le même jour du décret permettant la simplification du regroupement des installations classées d'élevage. Il a par ailleurs appelé au maintien du budget de la PAC post-2013 et ''au respect du bien-être animal''.?

Biogaz et circuits courts : des décrets en attente

Bruno Le Maire a également assuré qu'il continuerait ''à soutenir l'agriculture biologique'' et ''maintiendrait les mêmes aides'' alors que la filière bio a connu un coup de rabot du crédit d'impôt de 50% en 2011 accordé aux conversions. Or, la France peine encore à atteindre les objectifs fixés par le Grenelle. Seuls 2,46 % de la surface agricole utile (SAU) sont dédiés à la bio contre les 6% de SAU prévus en 2012 et 20% en 2020. Le ministre a également indiqué qu'il annoncera ''prochainement'', en concertation avec la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, des ''décisions" visant ''à appuyer les petites exploitations de maraîchage bio''.

Il s'apprête aussi, avec Mme Kosciusko-Morizet, à annoncer une augmentation du tarif d'achat de l'électricité à partir de biogaz (situé actuellement entre 9,5 et 14 ct€/kWh) afin de développer les installations de méthanisation dont le nombre s'élève aujourd'hui à seulement 30 (loin des 5.000 installations allemandes). La ministre de l'Ecologie a d'ailleurs indiqué mardi lors de ses vœux, que le décret pourrait paraître ''en février''. Un autre décret (attendu depuis novembre 2010 ) fixant cette fois le tarif d'achat pour l'injection au réseau du biogaz serait prévu d'ici ''2 à 3 mois'', selon Mme Kosciusko-Morizet. Ce tarif pourrait être de 13ct€/kWh, précisait en octobre le directeur de cabinet de son prédecesseur Jean-Louis Borloo. Pour rappel : le Grenelle prévoit de multiplier par 10 la production de chaleur et par 4 la production d'électricité issue du biogaz d'ici 2020.

Enfin, Bruno Le Maire a également annoncé la publication ''dans les mois à venir'' du décret instaurant un appel d'offres visant à favoriser le développement de circuits courts ( ventes directes, marché à la ferme, AMAP...) dans la restauration collective ''en ajoutant, au critère de prix des produits, celui de la proximité''.

Rachida Boughriet

Hors-ligne

#2 fév. 6, 2011 23:20:32

pierrepriolet
Enregistré: 2010-04-24
Messages: 32
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Bruno Le Maire "Tout le Grenelle" et "rien que le Grenelle"

Bonsoir
Ce message vient d'arriver
Je souhaite Courage à tous ceux qui sont touchés par un tel désastre

Amitié

Pierre
Indignons-nous !!

Lettre ouverte à ceux qui peuvent agir, qui proposent une information honnête ou qui souhaitent ouvrir un débat…


Il n’est que temps de poser un autre regard sur la crise que traverse notre filière porcine.

Avant tout, s’écarter d’une approche économique implacable pour oser un regard humain. Oser sonder le regard d’une épouse, d’un enfant, d’un collègue, un regard qui au delà du ras-le-bol, de la lassitude, exprime trop souvent un désarroi qui dit l’incompréhension, le dégoût, la solitude coupable qui depuis des mois envahit peu à peu nos vies. Solitude coupable car si un paysan accepte les aléas du temps, il a besoin, comme tout homme, d’avoir une reconnaissance finale qui doit s’exprimer par un prix rémunérateur. Osons surtout briser les tabous sur les drames, les souffrances humaines qui se vivent en silence. La vie impose des souffrances physiques qu’il nous faut accepter, il est grand temps de s’indigner des blessures morales imposées par les nantis de l’économie libérale.

Comment un agriculteur peut-il réagir quand, bien au-delà de son patrimoine, c’est son histoire qui s’efface devant le dictat d’une économie qu’il ne maitrise plus ; oublier l’histoire, c’est renier l’homme dans sa dignité.
Les grands argentiers et les puissants de ce monde veulent nous imposer une mondialisation dont nous subissons de plus en plus les conséquences sociales, économiques et humaines ; il est grand temps de bâtir l’économie autrement, en privilégiant l’Homme et non le fric.

Je n’occulte pas les difficultés subies par notre filière : manque de compétitivité, distorsion de concurrence par rapport à nos partenaires européens, manque de lisibilité sur l’origine des viandes, etc… ; bien d’autres ont argués de ces arguments recevables …
Il s’agit de décrier à travers ces mots un système de production qui est devenu pervers : produire à tout prix, sans prendre en compte nos coûts de production est une aberration. Le dire est une chose, le laisser faire est beaucoup plus grave, c’est honteux et abject, inacceptable dans une société dite démocratique.
Honteux de la part des responsables professionnels qui ne jurent que par un système de mise en marché dont chacun sait qu’il n’est pas transparent, et tronqué de la part de ses acteurs !
Abject surtout de la part d’hommes qui sacrifient les éleveurs pour préserver la rentabilité et les profits des banques, des abattoirs, des transformateurs et des distributeurs. Pour eux tous, seul le profit compte.

Entre les 1.30€ payés au producteur et les prix de vente affichés par les distributeurs, il y a largement de quoi rémunérer toute la filière sans léser les consommateurs.
.
Osons avoir l’honnêteté de dire que si le rôle de l’Etat est de corriger les disparités économiques, sociales entre les pays membres et d’encadrer les systèmes de production afin de garantir la sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale de l’ensemble des citoyens, son rôle n’est pas de fixer les prix.

Les éleveurs n’en peuvent plus d’être toujours les perdants et les otages d’une filière qui se fout de leur gueule ! Quand une équipe perd, on cherche généralement à créer un choc psychologique en changeant d’entraineur ! Et bien dans la production porcine, il est temps que certains imposent des idées nouvelles.

Le système de fixation du prix du porc doit changer et les éleveurs l’imposeront ! Refusons les discours de ceux qui promettent des lendemains meilleurs alors que le moteur est grippé ; travaillons à la mise en place d’un système de fixation des prix qui intègre les coûts de production alimentaires, au minimum. Les instituts comme l’IFIP ont les moyens de proposer cela, et les pouvoirs publics doivent l’imposer aux responsables qui le refusent.

Indignons-nous, pour reprendre une expression d’actualité, afin de défendre les valeurs qui laissent les hommes debout, acteurs à part entière de leur avenir, fiers de leur travail.

Indignons nous quand les animaux ont plus de valeur que les hommes, je pense aux confiscations de cheptels qui s’effectuent sur ordre des préfets ou par décision arbitraire des dirigeants de coopératives afin de continuer à approvisionner l’abattoir du coin qui lui est essentiel à la pérennité de ce système devenu fou…

Indignons nous face au système bancaire qui, part ses systèmes de caution via les groupements de producteurs a confisqué l’autonomie de décision des éleveurs face à leur structure soit disant coopérative.

Indignons nous surtout face à la duplicité des acheteurs qui, par cette cotation de Plérin, maintiennent un prix le plus bas possible pour les producteurs, juste insuffisant pour nous permettre de produire en attendant des jours meilleurs qui n’arrivent pas…

Les événements graves qui secouent le monde depuis quelques semaines nous rappellent que la dignité est fondamentale pour tout être humain. Débarrassons-nous de la suffisance arrogante de nos responsables de filière, tous ces seigneurs de l’autre siècle refusant d’imaginer une économie préservant les éleveurs de la paupérisation dans laquelle ils s’enfoncent.


Eric Ancellin

Président section porcine du Gers
Vice président fédération régionale porcine de Midi Pyrénées

Aumônier catholique à l’hôpital d’Auch

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