info@consommer-juste.fr
06 70 23 59 35

  • Vous n'êtes pas connecté.
  • Accueil
  • » Général
  • » l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE [RSS Feed]

#1 fév. 16, 2011 08:33:20

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE




Terre 07/02/2011 à 00h00
Un boucher face à la mal-viande


Par HUGO DESNOYER Artisant Boucher de l'élysée / Dr J-M Cohen (la vérité sur les aliments)









Faut-il manger les animaux ? le best-seller de Jonathan Safran Foer, venu poser pour un hebdomadaire parisien entre les carcasses en chambre froide de ma boucherie, l’image illustrant l’industrie animalière et sa cruauté intrinsèque. Sauf que, lecture faite, je suis d’accord avec mon visiteur. Il s’était trompé de porte.

Résumons son propos. L’élevage industriel produit des animaux de plus en plus gros, en un temps, un espace et pour un coût de plus en plus réduits. Le poulet en batterie vit trente-huit jours, ne voit pas le jour, ne tiendrait pas sur ses pattes. Le porc en Bretagne : trois bêtes au mètre carré sur caillebotis. Une poule en élevage artificiel pond deux à trois fois plus d’œufs qu’à l’air libre. Une vache laitière réformée prend en deux mois et demi de stabulation au forceps quarante kilos de «viande» en plus. On imagine la vie animale dans ces usines concentrationnaires. Une truie enceinte en cage de «gestation» ne peut pas se retourner. Les bêtes empiètent les unes sur les autres, se battent. Le stress est permanent. Notre nourriture est produite dans la douleur. La ferme aux animaux ? Non. «La ferme, les animaux !»

La viande industrielle en grandes surfaces représente aujourd’hui les trois quarts des achats de produits carnés. Les éleveurs indépendants se raréfient. Une vache industrielle est abattue à 2 ans, les leurs à 5 ans (un hectare d’herbage par tête ; coût nul pour l’environnement), à l’unité, sans douleur et en musique, dans les derniers abattoirs municipaux ou privés. La viande en grande surface est vendue six jours après abattage ; en boucherie trois à quatre semaines. Nous payons aux éleveurs le kilo de viande bovine à 5 ans 6 euros ; le kilo de bête de 2 ans et de vache de réforme est cédé à perte 2,50 euros. Surcoût en boucherie : 25%. Viande ou mal-viande, à nous de choisir. «Chaque fois, écrit Safran Foer, que vous prenez une décision alimentaire, vous pratiquez l’élevage par procuration.»

La majorité des consommateurs se dit prête à payer plus pour que les animaux soient traités selon la nature et pour des produits d’élevage dignes de ce nom. «Si les consommateurs ne sont pas prêts à payer les éleveurs, pour qu’ils fassent correctement leur travail, alors ils ne devraient pas manger de viande.»Faisons un rêve : si les acheteurs de mal-viande privilégiaient les boucheries, ils devraient réduire, à dépense égale, leur consommation d’un quart. Ils y gagneraient au centuple en goût et en santé. Et le cycle vertueux de production redémarrerait en amont. Le combat de Jonathan Safran Foer est aussi le nôtre. (le livre sort le 23 mars 2011)
Retour en haut

Rang: Accro au forum
Groupes: Membre

Inscrit le: 06/02/2008
Messages: 1 313


UN AGRICULTEUR REAGIT A LA CAMPAGNE D'AFFICHAGE DE France Nature Environnement .(RMC) la transparence est demandée depuis bien longtemps par les producteurs, ne vous y trompez pas, il suffit de chercher où sont les intérêts et vous comprendrez vite.
Bernard-agriculteur:Un exemple, je vend un lot de 300 hl , je remplie 12 feuilles soit disant pour répondre aux normes de traçabilité, que je signe , mon produit est enlevé puis stocké dans une contenance de 4000 hl, mélangé, où est la traçabilité, ne vous trompez pas lorsque vous exigez de la transparence, les producteurs sont pour la plupart de votre côté. cordialement

eric agriculteur
Une chose saute aux yeux, la méconnaissance que nous avons tous les uns envers les autres.
Les citadins n'ont pour la plupart qu'un contact médiatique avec le monde agricole, en ce n'est pas reluisant, les seules images envoyées sont des énormes tracteurs payés par les primes en train de balancer des produits chimiques en plein champ.
L' agriculteur malgrés le soit disant développement de l'agrotourisme n'a que trés peu de contact avec la ville et ses habitants, alors bien sur, le paysan va "à la ville" fais des courses, va de temps en temps au cinéma mais il n'y a que trop rarement d'échanges interressants sur notre travail, nous souffrons de la non reconnaissance du public que nous nourrissons. Quand j'ai repris la propriété sur laquelle je suis, j'étais à fond, persuadé que je pouvez offrir un vrai produit fait dans les regles de l'art a mes futurs clients, aujourd'hui, je me rend compte que tout est vérouillé, les aides européennes permettent aux énormes structures de manger que dire dévorer les petits voisins que les normes inutiles affaiblissent , les décideurs n'ont rien compris, jamais, je dit bien jamais une agriculture dite durable ne pourra etre mise en place en privilégiant une telle politique. Parceque seul les petits producteurs peuvent etre respectueux de l'environement , parceque eux seuls peuvent faire de la polyculture élevage, parcequ'ils sont les seuls a pouvoir garantir une véritable tracabilité de leurs produits, parceque nous sommes les garants d'un savoir faire basé sur l'observation et le respect de notre territoir, il faut impérativement que chacun dans nos campagnes nous parlions, expliquions, communiquions sur notre fa c** de faire, personne ne le fera pour nous, ce ne sera pas simple mais il en va de notre survie. Un coup de main médiatique serais sympa soit dit au passage.
Je souhaite beaucoup de courage aux amis paysans et j'encourage les gens a venir dans nos exploitations, elles vous sont pour la plupart je suis sur grandes ouvertes, vous ne perdrez pas de temps, on gagne toujours a se rencontrer, on vous attends!!!

Modifié ecophyto (fév. 16, 2011 08:44:25)

Hors-ligne

#2 fév. 16, 2011 08:34:45

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE

Après de longs mois d’enquête pour écrire son essai choc "Faut-il manger les animaux ?", l’écrivain américain Jonathan Safran Foer est devenu végétarien. Rencontre.

Comment sont traités les animaux avant d'atterrir dans nos assiettes ? Comment sont-ils tués ? Arrivent-ils malades dans nos estomacs ? C'est à une plongée dans un enfer d'autant plus insoutenable qu'il est réel et auquel nous participons tous sans le savoir que nous invite l'écrivain américain Jonathan Safran Foer, 33 ans, connu pour ses romans Tout est illuminé (2002) et Extrêmement fort et incroyablement près (2005).

Son essai tient autant de l'enquête dans des fermes industrielles que de l'autobiographie via son rapport personnel à la nourriture. A la suite de longs mois de découvertes édifiantes pour écrire son livre, Foer est devenu végétarien. En refermant Faut-il manger les animaux ?, petite bombe politique, il se pourrait bien qu'il en soit de même pour nous. Impossible en tout cas de continuer à considérer son steak de la même façon.

Entretien > Qu'est-ce qui vous a donné envie d'abandonner le roman pour écrire un livre de non-fiction ?

Jonathan Safran Foer - Je suis avant tout un romancier et je ne pense pas écrire à nouveau de la non-fiction car ce que j'aime le plus, c'est la liberté qu'offre le roman. On peut y inventer tout ce que l'on veut. Sauf qu'avec ce livre, c'était impossible parce que je me sentais investi d'une vraie responsabilité par rapport aux faits. Nous nous trouvons à un tournant important, c'est maintenant qu'il faut corriger nos erreurs. Nous pouvons commencer à manger différemment, à élever les animaux différemment et à sauver ce à quoi nous accordons de la valeur. Ma génération est la dernière à faire encore l'expérience de l'idée du rêve américain, qui n'a peut-être jamais été vraie mais qui reste présente. Après, ce sera trop tard.

Quand avez-vous commencé à vous interroger sur la viande ?

Je me suis toujours senti concerné mais, comme la plupart des gens, davantage comme spectateur que comme participant. Je ne suis ni meilleur ni pire que les autres. Je me sens concerné aussi par les guerres mais la question de la nourriture est différente : c'est quelque chose qui m'oblige à prendre des décisions plusieurs fois par jour. Des choix inévitables. Les gens me demandent souvent pourquoi j'ai écrit un livre au sujet des animaux et pas des génocides par exemple, comme si on ne pouvait pas s'intéresser à plusieurs choses à la fois. Bien sûr que je m'intéresse aussi aux génocides ou à la faim dans le monde mais j'ai écrit ce livre autour des animaux et de l'élevage parce qu'il y a un silence très étrange, insoutenable, qui entoure la question de la viande.

Il y avait urgence à nous informer ?

Les gens imaginent en savoir plus que ce qu'ils savent vraiment. Instinctivement, ils sentent quelque chose mais ne connaissent pas la vérité dans ses détails. Or, elle peut changer nos vies. Qui se fiche de la qualité de l'air ou de l'eau ? L'élevage industriel est la cause première du réchauffement climatique, peu le savent précisément.

Il arrive que les animaux qu'on nous vend soient malades...

Ils le sont tous ! La chose la plus bizarre au sujet de cette industrie n'est pas qu'il puisse arriver des choses exceptionnelles, c'est que l'exception soit la règle. Et c'est délibéré, ce n'est pas accidentel. Il existe une compagnie aux Etats-Unis qui concentre à elle seule 7000 accusations de violations de la propreté de l'eau. Si vous avez dix violations, c'est mal, mais 7000 c'est un plan. Deux poulets élevés sur trois ne peuvent pas marcher. Ce n'est pas un accident, c'est délibéré. Ces animaux sont élevés pour devenir tellement gros qu'ils finissent par ne plus pouvoir marcher. Les fermiers ne sont ni méchants ni sadiques - je les ai rencontrés -, mais la règle de ce business est le profit. Et les animaux malades génèrent plus de profits que les animaux en bonne santé. Les fermes qui détruisent l'environnement gagnent plus d'argent que les fermes qui y font attention.

D'autre part, le lobby des fermes industrielles est extrêmement puissant. Ils ont 2000 lobbyistes à plein temps et dépensent des centaines de millions de dollars en publicité, en congrès. Quand mon livre est sorti, j'ai eu un email de plusieurs groupes industriels me disant qu'ils devaient se protéger du lobby végétarien hyperpuissant (rires). J'ai fait des recherches et une telle chose n'existe pas. Ça en dit long sur leurs mensonges. Quand on voit une étiquette sur les paquets de viande qui dit "happy cow" (vache heureuse), c'est un mensonge. Le marché de la viande est un commerce basé sur le mensonge.

Hors-ligne

#3 fév. 16, 2011 08:37:37

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE





Les éleveurs espagnols accusent Contador !
Mardi 15 février 2011 - 23:07



Les éleveurs espagnols ont accusé mardi le cycliste
Alberto Contador

, tout juste blanchi d'accusations de dopage, de salir leur réputation en affirmant que son contrôle positif est dû à la viande espagnole qu'il aurait consommée.


"Le coureur s'en prend, impunément et en malmenant la vérité, à ce secteur de production, rendant sujets à caution les systèmes de contrôle exhaustif auxquels est soumise la viande bovine en Union européenne et également dans notre pays", s'indigne l'Association espagnole des producteurs de viande bovine dans un communiqué.


"Sur un total de 14.179 analyses réalisées l'année dernière sur des bovins, il n'y a pas eu un seul cas positif de clenbutérol dans le pays", souligne l'association en référence au produit détecté en très petites quantités dans l'organisme du coureur en juillet dernier. Le clenbutérol stimule la fonction pulmonaire et possède des effets anabolisants.


Contador n'a pas fourni "la moindre preuve" démontrant que le clenbutérol retrouvé dans son urine "provient effectivement de la consommation de viande bovine", ajoute l'association.


Le triple vainqueur du
Tour de France

est donc, selon les éleveurs, "coupable de tenter de blanchir son image", profitant du soutien de l'opinion publique et d'une partie de la classe politique, "au détriment de tout un secteur de production qui fait vivre directement ou indirectement plus de 150.000 familles en Espagne".


Plus tôt dans la journée, Contador avait été blanchi par la Fédération espagnole de cyclisme, qui s'était rangée aux arguments du coureur après avoir initialement proposé une suspension d'un an. Il reprendra la compétition dès mercredi et sera au départ du Tour de l'Algarve au Portugal.






Manger peut-il nuire à la santé ?" Enquête dans nos assiettes sur France 3
Arsenic, plomb, mercure, dioxine, furane, PCB, pesticides, les substances toxiques pénètrent allègrement dans notre organisme par le biais d'aliments ordinaires tels que le porc, le saumon, la pomme ou le pain, selon une enquête diffusée mercredi par France 3.
partagez
augmenter la taille du texte réduire la taille du texte votez réagissez
Photographe : Romain Perrocheau :: Une enfant à table photo : Romain Perrocheau, AFP

Pour ce documentaire d'Eric Guéret, intitulé "Manger peut-il nuire à la santé?", Isabelle Saporta -et d'autres enquêteurs- ont sillonné les vergers, porcheries et fermes de France et, pour le saumon, les pêcheries industrielles de Norvège. Les résultats de l'enquête, commentés par des spécialistes, font froid dans le dos.

La pomme d'abord, le fruit de prédilection des Français. Avec quelque 76.000 tonnes de pesticides utilisées par an, la France est le plus gros utilisateur en Europe. Conséquence : la moitié des fruits et légumes comportent des résidus. Mais, comme le dit un exploitant, "s'il n'y a pas de traitement, les pommes ne sont pas rentables".

"L'enfant y est particulièrement sensible", relève Annie Sasco, épidémiologiste. Directement au contact de ces produits, les agriculteurs sont les plus menacés. Mais "personne n'ose en parler", dit l'un d'entre eux, qui souffre de myopathie.
à lire aussi


Pour le blé, le mal vient surtout des pesticides ajoutés pour la conservation des grains. Attention aux pains complets ou autres : en Europe, 200 additifs sont autorisés pour les pains dits spéciaux.

Le constat est particulièrement inquiétant pour le porc, une bête élevée en batterie et privée de ses défenses naturelles. "C'est une Formule 1" qu'il faut sans arrêt surveiller, dit un éleveur. La moitié des antibiotiques de France seraient consommés par des porcs.

Ne mangeant pas d'herbe, le porc manque en outre des acides gras oméga 3 essentiels pour la santé. Comme les poules : un oeuf en 1960 contenait autant d'omégas 3 que d'omégas 6 (l'idéal), un oeuf de 2000 en contient 20 fois moins.

Autre problème, le saumon de Norvège : la France, avec 136.200 tonnes consommées en 2010, est le plus gros marché d'exportation de ces poissons engraissés aux farines de poisson et huiles végétales. "On fait évoluer le poisson en fonction de ce que veut le marché", note une responsable de Marine Harvest, le plus gros producteur au monde. Pour la couleur, les acheteurs choisissent dans un nuancier de teintes variant en fonction des substances chimiques ajoutées à la nourriture. Les Français préfèrent le saumon pas trop foncé.

Alors qu'avant la deuxième guerre mondiale on mangeait naturellement bio, "l'industrie agro-alimentaire nous vend des produits déséquilibrés", avec risques d'obésité et de cancers à la clé, mais "rien n'est irrémédiable", conclut l'enquête.

Elle fournit quelques pistes : manger bio (mais tout n'est pas idéal), donner du lin (riche en omégas 3) aux animaux, réduire la consommation de viande, utiliser l'huile de colza, préférer le pain enrichi en lin... Et manger des poissons petits, moins riches en toxines.

En parallèle, Isabelle Saporta publie chez Fayard un ouvrage approfondissant les grands thèmes de l'émission, "Le livre noir de l?agriculture", sous-titré "Comment on assassine nos paysans, notre santé et l'environnement".
Retour en haut

Hors-ligne

#4 fév. 16, 2011 08:49:18

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE

Hors-ligne

#5 fév. 16, 2011 09:25:26

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE

Ces aliments qui nous empoisonnent
Les Français mangent de plus en plus vite et mal. Dans son livre « Ne mâchons pas nos maux », la journaliste Isabelle Saporta mène l'enquête sur « la face cachée des aliments ». Effrayant.

La rédaction-Bourdin & Co | RMC.fr |







En vente un peu partout, les croissants surgelés contiennent beaucoup de mauvaises graisses
© RMC
Conserves, plats cuisinés, surgelés, salades en sachets, et autres "junk food"... on trouve de tout dans un frigo de trentenaire. Isabelle Saporta le sait bien. A 32 ans, cette journaliste à Marianne et ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Coffe sur France-Inter, dresse un « état des lieux effrayant » de la malbouffe en France, dans son livre « Ne mâchons pas nos maux : Consommons autrement pour vivre mieux » (Editions Robert Laffont). Inquiète de voir sa génération « boulot-surgelé-dodo » selon ses mots, perdre le goût des bons aliments et s'abimer la santé, Isabelle Saporta interpelle ses lecteurs : « Savez-vous seulement que des carottes râpées par l'industrie coûtent six fois plus cher que celles préparées de vos blanches mains ? Qu'un plat élaboré à base de filets mignons surgelés, trop souvent salé et gras, est trois fois plus coûteux que celui que vous auriez préparé vous-même avec des produits de meilleure qualité ? Que les alicaments et les allégés coûtent 30 % de plus que les produits courants ? Savez-vous aussi que tous ces produits ont un goût plus que médiocre et que leur efficacité reste à prouver ? »
Carottes râpées "maison" : moins cher et plus sain
Nous sommes entourés de mauvais aliments et d'incitations à les consommer. Mais une autre alimentation existe selon Isabelle Saporta, qui milite pour un retour à la cuisine "maison" : « on peut payer moins cher, en mangeant plus sainement, des produits de meilleure qualité », écrit-elle. Pour preuve : « Les carottes râpées, c'est l'exemple type du truc qu'il ne faut jamais acheter en grande surface. 2,30 euros la barquette de 200g. Soit 11,50 euros le kilo de carottes râpées, arrosées d'huiles dont on sait maintenant qu'elles sont mauvaises pour la santé (palme, copra). Alors que le kilo de carottes est en ce moment à 1,30 euro ! Un coup dans votre mixeur et vos carottes sont râpées ! Certes, il y a une petite perte de temps. Mais il n'y a pas de miracle : si vous voulez gagnez un peu de sous, il faudra perdre un peu de temps. »
Gare aux croissants surgelés !
Un autre exemple d'aliment nocif, mais difficile à éviter : les croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries surgelées. Isabelle Saporta explique : « L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a montré que c'était dans ces viennoiseries surgelées qu'il y avait le plus d'acides gras trans [ndlr : mauvaises graisses qui entraînent une augmentation significative du risque cardio-vasculaire et favoriseraient le cancer du sein]. Mais il n'est pas facile de ne pas en manger. Puisque pas mal d'artisans boulangers ne jouent pas le jeu et refilent des croissants surgelés. [...] Des hôtels étoilés en passant par les troquets de gare, les grandes chaînes de croissanteries et les boulangeries de quartier, tous les petits pains sont désormais faits sur le même moule, croissants à dos droit, pains au chocolat carrés fourrés d'une double chocolatine. »

Hors-ligne

#6 fév. 17, 2011 07:36:15

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE

Le Monde Agricole vit des moments difficiles ,avec une pression productiviste voulu par la Grande Distribution ,des Firmes et des marchés financiers (financiarisation des molécules depuis 1980 Pr Philippe Even ,sans PharmacoPhytoVigilence …..de la part d’organismes comme l’Afsseps/Afssa l’Anses agence indépendante SANS conflits d’Intéréts s’occupera des pesticides phtalates,médicaments dans l’eau en 2011 ) .Les agriculteurs ont été mal orientés depuis longtemps ,et il ne sert à RIEN de tirer sur EUX en les accusant de polluer .Produire propre est rentable ,mais il faudra du temps…..INRA-écologilisation des Politiques Agricoles et des Pratiques Agricoles 16/17/18 mars Avignon.Beaucoup d’agriculteurs nous font vivre ,mais beaucoup décident aussi de se suicider .Il serait plus juste de motiver l’ensemble des filières ,afin de franchir le pas pour une production propre .Les MESSAGES POSITIFS sont PLUS PORTEURS pour FAIRE AVANCER LES CHOSES. Il faut prendre aussi en compte les doses létales de nouveaux insecticides très systémiques et rémanents qui peuvent avoir des éfféts néfastes sur notre BIODIVERSITE ,ainsi que la reconnaissance des « victimes de pesticides » aigue & chronique ,(les petites doses respirées-par la peau font aussi la maladie ,et apparaissent au bout de 25/30 ans-Phyt’attitude/MSA) en Maladie Professionnelle qui ne doit pas passer par un parcours du combattant et qui souvent doit PROUVER ,analyser de lui meme ses phytos (laboratoire indépendant) en y trouvant …..du BENZENE utilisé comme diluant par les FIRMES (secret industriel) jusqu’à 7% ,alors qu’il est reconnu cancérigène à 0,2% !!!! .Le problème et que la Firme ne met pas la contenance qui jusqu’à 7% n’a pas besoin d’y etre indiquée !!! (cas de l’agriculteur Dominique Marchal qui a du faire appel au sénateur Christian Poncelet ,sans oublier le médiatique Paul François ….SEUL contre Monsanto……15 mars/ARTE film débat de Marie Monique Robin)

Hors-ligne

#7 fév. 17, 2011 07:42:42

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE







Diffusé ce mercredi soir sur France 3, le documentaire va vous faire changer d’avis sur notre alimentation. Il révèle que les français consomment à leur insu des pesticides et autres produits dangereux.

Alors que la RATP a refusé d’afficher trois visuels de la campagne coup de poing de France Nature Environnement, France 3 diffuse ce soir à 22h55 un documentaire alarmant sur notre alimentation. La journaliste Isabelle Saporta a mené l’enquête en retraçant le parcours de cinq aliments très consommés en France : porc, saumon, pomme, tomate, pain. Les éléments qu’elle a pu trouver ont ensuite été analysés par cinq scientifiques… qui confirment que nous ingérons sans le savoir des métaux lourds, antibiotiques et autres pesticides parfois cancérigènes.

Prenons une pomme, par exemple. On vous a surement déjà dit qu’il faut la nettoyer avant de la manger…eh bien c’est justifié : on retrouve cinq résidus de pesticides différents sur cet aliment de tous les jours. François Veillerette de l’association Générations futures estime que « chaque jour, un Français absorbe vingt à trente pesticides différents »…

Si encore il n’y avait que ce fruit… mais non, le pain est également touché. Les Grands moulins de Paris qui fournissent un tiers des boulangeries utilisent des insecticides sur leur farine. Que l’on retrouve dans notre baguette. C’est même pire pour le pain complet.

Enfin, on apprend au cours de cette investigation que les porcs sont soignés aux antibiotiques, et que les contrôles dans les abattoirs sont plus que succincts. Quant au saumon de Norvège, les éleveurs injectent des colorants dans le poisson selon la couleur voulue par les acheteurs.

Inquiétant, voire effrayant, « le film ne s’arrête pas à un constat catastrophique » selon France 3. « Il tente d’apporter des conseils au consommateur », poursuit la chaine sur son site internet, et prouve que « mieux manger reste possible ». Les experts donnent effectivement dans ce reportage leurs secrets pour améliorer notre façon de manger, et préserver notre santé. Ouf.






Faut-il manger les animaux ? le best-seller de Jonathan Safran Foer, venu poser pour un hebdomadaire parisien entre les carcasses en chambre froide de ma boucherie, l’image illustrant l’industrie animalière et sa cruauté intrinsèque. Sauf que, lecture faite, je suis d’accord avec mon visiteur. Il s’était trompé de porte.

Résumons son propos. L’élevage industriel produit des animaux de plus en plus gros, en un temps, un espace et pour un coût de plus en plus réduits. Le poulet en batterie vit trente-huit jours, ne voit pas le jour, ne tiendrait pas sur ses pattes. Le porc en Bretagne : trois bêtes au mètre carré sur caillebotis. Une poule en élevage artificiel pond deux à trois fois plus d’œufs qu’à l’air libre. Une vache laitière réformée prend en deux mois et demi de stabulation au forceps quarante kilos de «viande» en plus. On imagine la vie animale dans ces usines concentrationnaires. Une truie enceinte en cage de «gestation» ne peut pas se retourner. Les bêtes empiètent les unes sur les autres, se battent. Le stress est permanent. Notre nourriture est produite dans la douleur. La ferme aux animaux ? Non. «La ferme, les animaux !»

La viande industrielle en grandes surfaces représente aujourd’hui les trois quarts des achats de produits carnés. Les éleveurs indépendants se raréfient. Une vache industrielle est abattue à 2 ans, les leurs à 5 ans (un hectare d’herbage par tête ; coût nul pour l’environnement), à l’unité, sans douleur et en musique, dans les derniers abattoirs municipaux ou privés. La viande en grande surface est vendue six jours après abattage ; en boucherie trois à quatre semaines. Nous payons aux éleveurs le kilo de viande bovine à 5 ans 6 euros ; le kilo de bête de 2 ans et de vache de réforme est cédé à perte 2,50 euros. Surcoût en boucherie : 25%. Viande ou mal-viande, à nous de choisir. «Chaque fois, écrit Safran Foer, que vous prenez une décision alimentaire, vous pratiquez l’élevage par procuration.»

La majorité des consommateurs se dit prête à payer plus pour que les animaux soient traités selon la nature et pour des produits d’élevage dignes de ce nom. «Si les consommateurs ne sont pas prêts à payer les éleveurs, pour qu’ils fassent correctement leur travail, alors ils ne devraient pas manger de viande.»Faisons un rêve : si les acheteurs de mal-viande privilégiaient les boucheries, ils devraient réduire, à dépense égale, leur consommation d’un quart. Ils y gagneraient au centuple en goût et en santé. Et le cycle vertueux de production redémarrerait en amont. Le combat de Jonathan Safran Foer est aussi le nôtre. (le livre sort le 23 mars 2011)
Retour en haut

Rang: Accro au forum
Groupes: Membre

Inscrit le: 06/02/2008
Messages: 1 313


UN AGRICULTEUR REAGIT A LA CAMPAGNE D'AFFICHAGE DE France Nature Environnement .(RMC) la transparence est demandée depuis bien longtemps par les producteurs, ne vous y trompez pas, il suffit de chercher où sont les intérêts et vous comprendrez vite.
Bernard-agriculteur:Un exemple, je vend un lot de 300 hl , je remplie 12 feuilles soit disant pour répondre aux normes de traçabilité, que je signe , mon produit est enlevé puis stocké dans une contenance de 4000 hl, mélangé, où est la traçabilité, ne vous trompez pas lorsque vous exigez de la transparence, les producteurs sont pour la plupart de votre côté. cordialement

eric agriculteur
Une chose saute aux yeux, la méconnaissance que nous avons tous les uns envers les autres.
Les citadins n'ont pour la plupart qu'un contact médiatique avec le monde agricole, en ce n'est pas reluisant, les seules images envoyées sont des énormes tracteurs payés par les primes en train de balancer des produits chimiques en plein champ.
L' agriculteur malgrés le soit disant développement de l'agrotourisme n'a que trés peu de contact avec la ville et ses habitants, alors bien sur, le paysan va "à la ville" fais des courses, va de temps en temps au cinéma mais il n'y a que trop rarement d'échanges interressants sur notre travail, nous souffrons de la non reconnaissance du public que nous nourrissons. Quand j'ai repris la propriété sur laquelle je suis, j'étais à fond, persuadé que je pouvez offrir un vrai produit fait dans les regles de l'art a mes futurs clients, aujourd'hui, je me rend compte que tout est vérouillé, les aides européennes permettent aux énormes structures de manger que dire dévorer les petits voisins que les normes inutiles affaiblissent , les décideurs n'ont rien compris, jamais, je dit bien jamais une agriculture dite durable ne pourra etre mise en place en privilégiant une telle politique. Parceque seul les petits producteurs peuvent etre respectueux de l'environement , parceque eux seuls peuvent faire de la polyculture élevage, parcequ'ils sont les seuls a pouvoir garantir une véritable tracabilité de leurs produits, parceque nous sommes les garants d'un savoir faire basé sur l'observation et le respect de notre territoir, il faut impérativement que chacun dans nos campagnes nous parlions, expliquions, communiquions sur notre fa c** de faire, personne ne le fera pour nous, ce ne sera pas simple mais il en va de notre survie. Un coup de main médiatique serais sympa soit dit au passage.
Je souhaite beaucoup de courage aux amis paysans et j'encourage les gens a venir dans nos exploitations, elles vous sont pour la plupart je suis sur grandes ouvertes, vous ne perdrez pas de temps, on gagne toujours a se rencontrer, on vous attends!!!
[/quote]

Hors-ligne

#8 fév. 17, 2011 07:44:26

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE

Capital Terre" sur M6 : comment consommer sans polluer ?

L’émission de ce soir portera donc sur l’impact de nos ressources sur la planète et la pollution qu’elle génère. Intitulée « J’achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ? », M6 s’intéressera « aux travers de notre société de surconsommation qui pousse les industriels à produire toujours plus au détriment des ressources naturelles et de notre environnement ».

Les jeans, les téléphones portables, électroménagers et appareils High-Tech, tous ces produits consomment en matières premières et polluent considérablement la planète. C’est sur ce thème que va se dérouler le reportage du journaliste Guy Lagache qui a parcouru le monde pour l’occasion, de la France au Congo en passant par la Chine et l’Italie. Trois sujets particuliers seront évoqués lors de ce reportage : la culture du coton, les téléphones portables et surtout le plastique, élément omniprésent dans notre vie quotidienne et extrêmement polluant. En effet, une fois jeté, une petite partie est recyclée et le reste se retrouve dans la nature. Les répercussions mais aussi des solutions seront abordées pour remédier à ce problème écologique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur M6 le mercredi 16 février à 20h45 !

Hors-ligne

  • Accueil
  • » Général
  • » l'ARTISANT BOUCHER DE L'ELYSEE & le Dr j-m Cohen face à la MAL-VIANDE [RSS Feed]

Pied de page

Modération
Share |