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#1 fév. 27, 2011 09:07:15

cabernet1
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il est URGENT de revoir la chaine ALIMENTAIRE qui "nous empoisonne"

http://videos.tf1.fr/jt-we/notre-assiette-a-la-loupe-6293796.html Quelle est la qualité de notre alimentation ? De plus en plus d'initiatives sont lancées pour réformer la chaîne alimentaire, de l'agriculteur à l'assiette, car force est de constater que l'on mange de plus en plus de produits transformés.On ne meurt pas de suite dit un scientifique de l'INRA ,mais à long terme cela génère des maladies métaboliques .Du thon rougi à la Bétadine : la grande distribution savait-elle ?

C'est Midi Libre qui a révélé l'affaire il y a quelques jours : des fournisseurs de thon, notamment espagnols, "maquillent" du thon de basse qualité en thon rouge, grâce à un mélange à base de Bétadine. Ce poisson-là serait vendu depuis au moins dix-huit mois sous forme de steak sur certains étals, y compris en France.



JUSQU'A QUAND ON VA NOUS MENTIR SUR DES FAUSSES ALLEGATIONS .......

Les services français et espagnols de la répression des fraudes ont ouvert une enquête.

Pour Raphaël Scannapieco, vice-président de la commission thon rouge du Comité national des pêches maritimes, "tout le monde savait". Il explique à Midi Libre que "les grandes surfaces ne pouvaient pas ne pas être au courant, vu les prix imbattables pratiqués".

Contacté par Le Post, Serge Larzabal, président de la commission thon rouge, se montre plus prudent que son collègue : "On ne peut pas dire que tout le monde savait. Moi par exemple, je n'étais pas au courant."

Il n'exclut cependant pas que la grande distribution était au courant. "Ce serait tout à fait logique qu'elle ait fermé les yeux", puisqu'elle était gagnante sur les prix.

Si Serge Larzabal se dit "scandalisé" par cette pratique, il en profite aussi pour lancer une pique aux ONG qui militent pour la diminution, voire l'arrêt total, de la pêche du thon rouge. "C'est sûr que si elles ont vu du thon rouge partout sur les étals, alors que ce n'était pas du vrai, elles se sont alarmées de manière exagérée".

Joint par Le Post, le groupe Carrefour ne semblait pas au courant de la révélation du "maquillage" de certains thons. "De toutes façons, nous ne commercialisons plus de thon rouge depuis fin 2008", nous dit-on.

Lors de leur dernière réunion, les 48 Etats pêcheurs de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique ont adopté la limite suivante en Méditerranée : 12.900 tonnes de thon rouge pêché en 2011, contre 13.500 tonnes en 2010.

http://www.dailymotion.com/video/xhdzv0_isabelle-saporta-on-est-pas-couche-5-mars-2011-2_news






Patrick de Carolis " je trouve cela essentiel ,pour l'avenir....De toute façon se sont de vrais questions ...."


"le bio c'est pour les riches ,les autres peuvent creuver"-----Aucun de nos politiques ne pourra réformer ce SYSTEME PRODUCTIVISME,meme si celui si devient aujourd'hui obsolète ,puisqu'il est dirigé par l'Agro-Industrie depuis 40 ans.....Il est important de faire de la Qualité au lieu de la Quantité qui s 'EXPORTE PLUS ,au lieu de PRODUIRE MOINS CHER COMME LE FAIT L'ALLEMAGNE avec des produits de moindre qualité .( l'Allemagne commel'Autriche produit pas mal de lait BIO que l'on retrouve dans nos Grandes Surfaces) (Eric Zemmour) ."Il faudrait mettre du BIO prés des captages d'eau."Le bio IMPORTE c'est o au niveau du Bilan Carbone".Il faudrait mettre de l'argent dans la recherche agronomique ,pour retrouver les variétés anciennes qui étaient PLUS RESISTANTES aux maladies; Isabelle Saporta ( cela n'est pas bon pour les actionnaires des firmes Américaines !!!)




Eric Nolleau "ce que vous négligez dans le livre ,c'est la responsabilité du consommateur ,qui peut faire changer les choses..."


Ce que dit Isabelle Saporta doit nous faire REFLECHIR....approuvé par les 2 éric "on a dit aux agriculteurs WE FEED THE WORLD (trés bon film...) VOUS ALLEZ NOURRIR LA PLANETE !(aprés la guerre il le fallait) OUI ,mais aujourd'hui meme la FNSEA et l'INRA (écologilisation des Politiques Publiques et des Pratiques Agricoles 16-17-18 mars Avignon) disent que le SYSTEME DEVIENT OBSOLETE .Comme J. Bové ou Edgar Morin disent ,l'agriculteur doit NOURRIR SON PAYS ET SA LOCALITE .La MOITIE de ce que NOUS PRODUISONS aujourd'hui dans nos pays riches EST JETTE , oui jetté.... et ZEMMOUR secoue sa tete en approuvant, alors qu'il y a de PLUS en PLUS de pauvres de l'autre coté et que ce sont de petits paysans qui se retrouvent a engorger les villes - Pierre Priolet & film Solutions Locales Pour un Désordre Global, chassés par de GRANDS GROUPES et des MULTINATIONALES DE L'AGRO ,agro carburant compris...
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Modifié cabernet1 (mars 6, 2011 22:08:09)

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#2 fév. 27, 2011 09:17:41

cabernet1
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Bleu Blanc Coeur

*

Nos raisons d'agir
Militer pour une agriculture responsable, traditionnelle et respectueuse de l’environnement afin de proposer à tous une meilleure nutrition…

Des enjeux pour la nature et les hommes qui la cultivent

Le lin, cette matière première, traditionnellement présente dans l’alimentation des animaux, a progressivement disparu de nos champs. Le maïs et le soja, économiquement plus intéressants, ont remplacé, depuis 30 ans, la petite fleur bleue. Bleu-Blanc-Cœur a progressivement réimplanté cette culture en bâtissant, sur le territoire français, une filière d’approvisionnement autonome. A côté du lin, l’Association sollicite également d’autres sources végétales riches en Oméga 3 telles que la luzerne, l’herbe, le chanvre, le lupin.

Le retour de ces cultures sur nos sols est symbolique du renouveau d’une agriculture plus respectueuse de son environnement. Il s’agit de faire appel aux ressources de notre terroir, aux cultures traditionnelles et environnantes, afin de réveiller la biodiversité. Bleu-Blanc-Cœur s’attache donc à dépasser les schémas productivistes qui ont dominé le secteur agroalimentaire durant de nombreuses années. Cette entêtante course au rendement a parfois provoqué de lourdes crises alimentaires. Ici, la productivité est importante, mais pas à n’importe quel prix. L’agriculture, pour Bleu-Blanc-Cœur, c’est une histoire de nature et de long terme. Pour récolter, il faut semer.

Au sein de notre association, les producteurs de lin et les éleveurs jouent un rôle déterminant. S’impliquer dans Bleu-Blanc-Cœur leur permet d’envisager leur travail d’une façon différente et différenciante. Suivre notre cahier des charges et bénéficier d’un cadre scientifique abouti leur permet d’apporter une valeur ajoutée à leurs productions et de maîtriser plus sereinement leurs exploitations et leurs cultures. Grâce à cet esprit de filière, ils peuvent se projeter plus en aval de la chaîne alimentaire en contribuant à la fabrication de produits en phase avec les attentes des consommateurs. C’est un nouvel état d’esprit, plus serein, plus éthique qui dessine la possibilité de se démarquer et de se réconcilier avec cette idée de base, celle qui fonde le métier de producteur ou d’éleveur, « prendre soin de la terre, bien nourrir les animaux, avant tout pour nourrir les hommes ».

















http://www.pluzz.fr/mots-croises-2011-02-21-22h15.html Si José Bové et Bruno Le Maire ont été trés BON dans le débat ,le Président de l'Association des Industries Agro Alimentaire (ANIA) et représentant des Grandes Surfaces n'a pas ETE CLAIR (Jean René Buisson) IL Y A DES CONFLITS D'INTERET (que l'on doit condamner à dit le ministre de l'Agriculture!!!!!!!),sans parler de Marie Monique Robin qui a aussi dénoncé la façon dont l'efsa (autorité Européenne de sécurité des Aliments) emploie des chercheurs travaillant pour les entreprises (COCA COLA - NESTLE - MONSANTO etc....) qui ont des CONFLITS D'INTERETS avec les industriels ou les Firmes Chimiques,sans parler de sa directrice qui .....vient de démissionner (grace à Bové) . Le film/débat de Marie Monique Robin sera diffusé le 15 MARS sur ARTE "du poison dans nos assiettes" ,qui ne concerne pas que les pesticides ,mais l'accumulation dans notre corps de BISPHENOLS , d' ADJUVENTS (utilisés dans l'Agro-Industrialisation), d'ASPARTAME et de PESTICIDES ,dont aujourd'hui Jean René Buisson et Bruno Le Maire veulent étudiées les doses accumulés qui provoques aussi bien des maladies métaboliques dans l'AgroAlimentation (pesticides-aspartame-bisphenols.....) que chez les AGRICULTEURS (les petites doses sur 15/25 ans font les maladies MSA/Phyt'Attitude)


Allégations santé : l'EFSA a déjà traité plus d'un tiers des demandes RelaxNews

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a annoncé, mardi 19 octobre, avoir adopté un avis sur 808 nouvelles demandes d'autorisation d'allégations santé portant sur des produits alimentaires autres que ceux apparentés aux plantes. Au total, le groupe scientifique "Produits diététiques, nutrition et allergies" de l'EFSA a traité quelque 1.745 demandes sur une liste de 4.637 allégations santé établie par les Etats membres de la Commission européenne.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments indiquent que son groupe d'experts a rendu des avis favorables lorsque les demandeurs ont apporté suffisamment de preuves scientifiques pour appuyer leurs revendications. Ces avis favorables concernent essentiellement les vitamines, les minéraux, les fibres alimentaires associées au contrôle de la glycémie ou encore certains produits liés à la gestion du poids.

A contrario, le groupe d'experts a adopté des avis défavorables sur certaines revendications en raison de la mauvaise qualité des informations fournies à l'EFSA, notamment en raison de l'absence de preuve portant sur les bénéfices pour la santé.

Les avis adoptés jusqu'ici ont été transmis à la Commission européenne et aux Etats membres en charge de donner ou non les autorisations.

L'avis définitif de l'EFSA portant sur les demandes d'autorisation d'allégations santé sur les produits alimentaires sera rendu d'ici fin juin 2011.










































Modifié cabernet1 (fév. 27, 2011 17:10:40)

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#3 fév. 27, 2011 09:37:36

cabernet1
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Les ogms, c'est pas dangereux pour la santé

Aventis/Bayer12/03/2002

Aventis/Bayer: Neuf millions de dollars pour des consommateurs "intoxiqués" aux OGM
Un juge fédéral américain a condamné quelques unes des plus grandes industries agroalimentaires américaines (Kraft Foods, Kellogg, Mission Foods, Azteca Foods) pour avoir vendu des produits contenant du maïs génétiquement modifié Starlink. Un procès pendant lequel tous les regards se seront tournés vers Aventis Cropscience, concepteur du Starlink.

Un juge fédéral américain a condamné jeudi 7 mars 2002 Kraft Foods, le numéro un de l'industrie agro-alimentaire américaine, Kellogg ainsi que Mission Foods et Azteca Foods à une amende de 9 millions de dollars pour avoir vendu des produits contenant des traces de maïs génétiquement modifié " Starlink ". Conçu par Aventis Cropscience, groupe récemment cédé par Aventis au géant des biotechnologies allemand Bayer, le maïs Starlink avait été autorisé par les pouvoirs publics aux Etats-Unis pour l'alimentation animale. Il a pourtant été détecté dans près de 300 produits alimentaires pour les êtres humains et de nombreuses entreprises agroalimentaires ont dû retirer en septembre 2000 leurs produits des étalages des grandes surfaces aux Etats-Unis.

Des intoxications à répétitions
Tout a commencé en septembre 2000, lorsque les services médicaux de l'université de médecine de Chicago diagnostiquent des réactions allergiques chez Wallace Wasson, un consommateur de Taco Bells Home Originals (Kraft Food) souffrant de troubles de l'appareil digestif. " Plusieurs analyses effectuées par la société Genetic ID ont montré la présence dans les Taco Bells de Starlink " explique-ton chez Krislov and Associates, le cabinet d'avocats des consommateurs. Les cas se multipliant, Wallace Wasson s'associe dès lors à Merri Place, Glenita Bell et d'autres consommateurs ayant souffert des mêmes troubles pour engager un procès contre Kraft Food et les entreprises agroalimentaires dont les produits ont révélé après analyse la présence de Starlink.

LES MARQUES DE KRAFT ET KELLOGG EN FRANCE
Kraft : Carte Noire, Milka, Jacques Vabre, Côte d'Or, Toblerone, Suchard, Daim...
Kellogg : Kellogg's Corn Flakes, Special K, All Bran, Rice Krispies...

ONG et agriculteurs concernés
Dans le même temps, les Amis de la Terre et Genetically Engineered Food Alert, une association de consommateurs dont l'objectif est de retirer tout ingrédient génétiquement modifié des produits alimentaires qui n'auraient pas été testés, annoncent, après des tests effectués par un laboratoire indépendant, qu'un échantillon de sept boîtes de Taco Bells contiennent au moins 1% de Starlink. Les deux ONG renouvelleront l'expérience avec d'autres produits et dans d'autres points de vente. " Quatre jours plus tard après les essais de ces associations, Kraft ainsi que d'autres entreprises agroalimentaires et une chaîne de supermarchés ont retiré leurs produits de leurs rayons après que leurs propres analyses ont montré qu'ils contenaient du Starlink " poursuit-on chez Krislov and Associates. De leur côté, les agriculteurs engagent contre Aventis Cropscience des poursuites judiciaires à cause de la contamination de leurs champs de maïs par la variété Starlink.

Une indemnisation "à l'américaine"
Les 9 millions de dollars seront versés pour 6 millions d'entre eux sous forme de coupons de réduction (un dollar de réduction sur chaque produit vendu) et l'argent qui ne pourra être reversé de cette manière alimentera un fonds d'aide à des organisations caritatives (dont l'identité n'est pas encore connue) ou à des organismes de recherche agro- alimentaire. Les trois millions restant sont répartis entre les frais engagés dans le procès ainsi que la gestion du plan de distribution de coupons. Selon un porte-parole d'Aventis Cropscience, " la société n'a aucune responsabilité dans cette affaire mais estime que ce jugement est le meilleur moyen de faire avancer les choses ". Une opinion qui ne semble pas partagée par Kraft Foods dont un porte-parole a affirmé que " la société serait indemnisée par Aventis et que cette affaire ne lui coûterait rien ". Selon le Chicago Sun Times, Kraft Foods aurait en effet conclu un accord d'indemnisation avec Aventis Cropscience qui n'aurait pas mentionné aux agriculteurs l'obligation de séparer le maïs Starlink des autres variétés.

Modifié cabernet1 (fév. 27, 2011 09:38:12)

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#4 fév. 27, 2011 09:40:05

cabernet1
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Huile De Palme = Danger Pour La Sante, Cauchemar Ecologique
Bonjour à tous,
Après quelques dizaines d'heures de lectures, de recherches..., voila un petit travail de synthèse qui aurait sa place aussi bien dans la rubrique santé que écologie...

À cause de son très faible coût, l’huile de palme est de plus en plus utilisée dans une grande variété de produits : céréales, margarine, crème glacée, biscuiteries, pains industriels, barres chocolatées... Or rajouter du gras (huile de palme) -par profit-, dans une alimentation déjà trop riche en corps gras saturés, est SCANDALEUSEMENT IRRESPONSABLE DE LA PART DE L'INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE : LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES ET L'OBÉSITÉ SONT DEJA LES PRINCIPAUX MAUX DE NOTRE ALIMENTATION.
De plus, les plantations de palmiers à huile causent la destruction de la forêt tropicale (= extinction des orang-outan...) et causent le rejet très important de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. (A cause des feux de foret, l'Indonésie est devenu le troisième producteur de CO2 de la planète!!!)


« L'huile » de palme est surtout de la graisse saturée solide, (45% de graisses saturées, alors que l'huile d'olive n'en a que 15% et l' huile de noix 10%).
Notre alimentation occidentale etant déja trop riche en corps gras saturés, l'huile de palme n'est PAS DU TOUT BONNE POUR LA SANTE. Inutile d'en rajouter ! (Ils en rajoutent meme dans le pain industriel...!!!)REDUISEZ TOUTES LES SOURCES DE CORPS GRAS SATURES, VOTRE COEUR ET VOTRE LIGNE VOUS REMERCIERONT.

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#5 fév. 27, 2011 10:35:07

cabernet1
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Tomate à tout prix

Nos habitudes de consommation ne sont pas sans conséquences.

Ainsi, dans un kilo de tomates, en hiver, on trouvera : un goût insipide ; l’exploitation féroce, en Espagne, des immigrés ; celle de chauffeurs routiers venus de l’Est ; la pollution produite par leurs camions ; les profits de la grande distribution ; et, in fine, une réflexion sur… la mondialisation des échanges commerciaux.

Le Monde Diplomatique Par Aurel et Pierre Daum relayé par Adélaïde Vegane sur Facebook

serresalmeria.jpgDES SERRES ESPAGNOLES AUX ASSIETTES FRANÇAISES

TOUS LES ANS, c'est la même chose. A partir d'octobre, les tomates de pays, c'est-à-dire produites localement, disparaissent peu à peu des étals des marchés et supermarchés d'Europe de l'Ouest, pour laisser place à un seul produit : la tomate espagnole (1)

Dure, croquante ou farineuse, sans véritable goût, et qui, au lieu de finir de mûrir dans votre corbeille à fruits, reste pâle et pourrit très vite.

«Les Français veulent manger des tomates toute l'année, et même en plein hiver, constate Robert C. (2), responsable des fruits et légumes dans un hypermarché Carrefour du sud de la France. Donc, nous fournissons!»

Or, comme les Allemands, les Britanniques, les Néerlandais, les Polonais et d'autres, les Français refusent de payer leur kilo de tomates à un prix supérieur à 2 euros, même pendant la mauvaise saison. La solution à cette contradiction agronomique - les faire pousser en hiver - et économique - réussir à les produire pour moins de 50 centimes le kilo, afin qu'elles arrivent a moins de 2 euros sur les étals - a été trouvée dans une minuscule région d'Andalousie, Aimera, coincée entre la Méditerranée et l'imposante sierra de Gâdor. Une région qui combine le taux d'ensoleillement le plus élevé d'Europe avec la main- d'œuvre la plus mal payée.

Le promeneur de passage dans ces lieux autrefois désertiques, qui servirent de décors naturels à quelques-uns des plus fameux westerns-spaghettis (3), ne peut qu'être frappé par le spectacle de milliers de serres en plastique, certaines bâties comme des forteresses, d'autres à moitié déchirées et battues par les vents. Combien y en a-t-il en tout? Trente mille environ, disposées à touche-touche sur trente à quarante mille hectares. Des dizaines de milliers d'immigrés, dont une bonne partie sans papiers, y travaillent afin de fournir en permanence des fruits et des légumes aux consommateurs européens (4).

serresalmeria2.jpgSelon M. Juan Carlos Checa, chercheur au laboratoire d'anthropologie sociale de l'université d'Almeria, « on peut estimer le nombre d'ouvriers agricoles dans les serres à cent dix mille, dont quatre-vingt à quatre¬vingt-dix mille étrangers. Parmi eux, vingt mille à quarante mille sont illégaux» - marocains (50 %), subsahariens, latino-américains et roumains.

En France, pour une journée de huit heures, l'ouvrier agricole perçoit 55,40 euros net. Avec les cotisations sociales, il coûte à son employeur 104 euros. A Almeria, les journaliers ne perçoivent que 32 à 37 euros, même si le salaire minimum officiel s'élève, lui, à 44,40 euros net (5). Et, comme ils sont rarement déclarés, ils ne coûtent rien de plus à leur patron.

Les mieux lotis de ces immigrés vivent entassés à quinze dans de petites HLM. Ceux qui ont moins de chance se retrouvent dans ce que l'on nomme ironiquement des cortijos, cabanes de parpaings sans eau ni électricité, utilisés normalement par les propriétaires agricoles pour stocker leurs réserves de produits chimiques (6). Les plus miséreux tentent de survivre dans des chabolas, baraques construites de planches et de morceaux de plastique, dans les endroits les plus inaccessibles - et les plus cachés - au milieu des serres. «J'ai de la chance, nous explique dans un mauvais espagnol AI-Mehdi, 23 ans, venu de Tétouan, au Maroc, le patron est sympa, il ne m'a pas demandé si j'avais des papiers.,> Le lieu est lugubre, sans fenêtre, ni eau potable, ni électricité, ni chauffage. Des bonbonnes de sulfate sont entassées dans une pièce voisine. « C'est moi qui le répand, avec un masque. » AI-Mehdi n'a qu'un seul employeur, le propriétaire des deux serres attenantes. Il gagne 33 euros par jour, pour huit à dix heures de travail, «mais seulement les jours où il y a du boulot». II est content, « car l'été, quand il n'y a pas de travail pendant deux mois, le patron me permet de continuer à habiter ici,,.

Ces sin papeles (sans-papiers), l'Europe en entendit soudain parler lorsque, dans les premiers jours de février 2000,
le meurtre d'une jeune femme espagnole par un déséquilibré marocain entraîna trois journées de folie raciste à El Ejido. Des milliers d'Espagnols poursuivirent et attaquèrent à coups de barre de fer le moindre Moro (le Maure, le Marocain), dans les rues, les bars et les commerces. Ces violences firent cinquante-quatre blessés, dont une vingtaine de policiers espagnols et autant d'immigrés.

Depuis? «La situation n'a pas changé, voire a empiré», soutient M. Spitou Mendy, responsable du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC) pour la région d'Almeria. Chaque année, des migrants sont retrouvés assassinés dans les chemins, au milieu des serres. La police enquête à peine, les coupables ne sont jamais retrouvés.

« Les produits les plus dangereux restent invisibles »

LES PRODUITS LES PLUS DANGEREUX RESTENT INVISIBLES
Ingénieur technique de Casur, la plus grande coopérative agricole d'Almeria, M. Isidoro Martinez nous fait visiter avec fierté son usine.

Ses clients s'appellent Carrefour en France, Netto en Allemagne ou au Danemark, Lidl dans toute l'Europe. A peine arrivée, chaque tomate passe dans un lavoir automatique, avec jets d'eau, détergent, brosses tournantes et ventilateurs séchants à air chaud, afin, nous explique notre guide, «d'enlever toute trace superficielle de cuivre ou de soufre, qui risquerait de rebuter le consommateur». Avant d'ajouter, un sourire aux lèvres : «Mais, en vérité, les produits les plus dangereux restent invisibles, sous la peau. »

Une fois rangées selon la qualité et le calibre, les tomates, installées sur des palettes, passent une ou deux journées dans une chambre froide jusqu'à ce que leur température descende à 10 °C, puis sont chargées dans des semi-remorques réfrigérés, prêts à s'élancer dans toute l'Europe. En pleine saison, de décembre à février, le nombre de camions quittant la région peut s'élever à cinq cents par jour! Mille neuf cents kilomètres séparent Almeria de Paris (deux jours et demi de route, en comptant les pauses obligatoires); deux mille trois cents pour Londres (trois jours et demi); deux mille sept cents pour Berlin(quatre jours et demi); trois mille trois cents pour Varsovie (cinq jours). « Vu le nombre de jours écoulés entre la cueillette et l'arrivée en supermarché, c'est-à-dire entre cinq et huit jours, nous n'envoyons que des tomates encore vertes», poursuit M. Martinez, en nous présentant un éventail de couleurs, du plus vert au plus rouge, numérotées de un à dix. «Si le client à Londres veut du huit, je lui envoie du quatre. » Simple changement de couleur. Car, contrairement à la banane, à l'avocat ou au kiwi, la tomate ne mûrit plus une fois cueillie.

tomates_hs.jpgLe lendemain soir, départ dans un semi-remorque - vingt-six palettes au total, représentant quinze tonnes de chargement. Destination, la plate-forme logistique Carrefour de Béziers, un de ces gigantesques hangars situés en général à l'abri des regards, dans lesquels sont déchargés les produits, avant d'être rechargés quelques heures plus tard en direction des supermarchés et hypermarchés des alentours. Le chauffeur s'appelle Antonio Pacheco Sânchez. Il a 47 ans, dont trente-quatre années passées sur la route. «J'ai commencé à 13 ans, assis à côté de mon père. Je lui lisais la carte. A 16 ans, je le relayais la nuit, parce qu'il y voyait mal. » Le camion, un superbe Volvo, semble tout juste sorti d'usine. «Pour un véhicule comme ça, il faut compter dans les 150000 euros», explique M. Sânchez avec fierté.

Avant le départ, un de ses supérieurs, M. Andrés Valverde, directeur commercial chez Carrion, premier transporteur d'Almeria - avec une flotte de quatre cents camions -, nous précise que, pour le trajet, les quarante-cinq litres de gazole utilisés tous les cent kilomètres (afin d'alimenter deux moteurs, celui du camion et celui du frigo) «représentent environ le tiers du coût global du transport» : 5 centimes par kilo de tomates, pour livrer par exemple en région parisienne, sur les 15 centimes réclamés par la société de transport. «Mais la grande distribution exerce sur nous une pression épouvantable, lis veulent toujours des prix moins élevés. Beaucoup de sociétés de transport d'Almerla ont déjà mis la clé sous la porte. Je ne sais pas comment cela va se terminer »

Peut-être en remplaçant le transport routier par le maritime, notamment avec le démarrage du nouveau port de Tanger, au Maroc, qui pourrait mettre en danger l'agriculture andalouse. D'où le projet d'ouverture d'une ligne Almerfa-Dunkerque, actuellement à l'étude. Ce transfert vers le maritime est en pleine expansion, soutient M. Jean-Claude Montigaud, ancien chercheur à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Montpellier, spécialiste de la logistique du transport des fruits et légumes. Nous allons assister, dans les prochaines années, à une redistribution complète des cartes dans le bassin méditerranéen. Des zones qui croient être bien situées seront progressivement rayées de la carte. »

Pour l'instant, les camions sillonnent les autoroutes. Pressées par leurs clients, certaines sociétés de transport ont trouvé une solution : profitant de l'absence d'homogénéisation européenne des législations nationales concernant le transport routier - par définition transnational -, elles recourent à des chauffeurs d'Europe de l'Est, extracommunautaires payés à des tarifs deux à trois fois inférieurs. Le salaire mensuel d'un routier espagnol varie entre 2 500 et 3 000 euros. Celui d'un Ukrainien peut descendre à 1 200 euros.

En 2002, la faillite de l'entreprise luxembourgo-autrichienne Kralowetz GmbH (7) met en lumière ces pratiques. A l'époque, la combine consistait à créer, à Sofia ou à Kiev, un bureau permettant d'embaucher des chauffeurs en contrats «locaux ». Même si, de facto, ces hommes travaillaient sur les autoroutes de l'Europe de l'Ouest. Porte-parole du Syndicat autrichien des transports, M. Franz Fischill affirmait alors que «80 % des chauffeurs employés par les compagnies autrichiennes de transport sont dans l'illégalité (8) ».

Qu'en est-il à présent? «On trouve sur les routes de plus en plus de chauffeurs bulgares ou ukrainiens», nous révèle M. Sânchez, lors d'une pause «souper», à 3 heures du matin, dans un relais routier, quelque part entre Valencia et Castellôn de la Plana. A notre table est assis un de ses vieux copains, routier lui aussi, M. Francisco Paco. Celui-ci s'autorise plus d'explications : «Beaucoup d'entreprises virent leurs anciens chauffeurs et embauchent des Ukrainiens. J'en connais certains, ils me racontent.., Il faut bien qu'ils s'en sortent, alors ils trafiquent. Par exemple, ils revendent leurs pneus neufs et les remplacent par des vieux, qu'ils usent jusqu'à la corde. Ou, dans les cas extrêmes, sur les grands parkings de routiers, pendant que tu dors, ils te siphonnent le réservoir ou te piquent un pneu. » Certains, rémunérés au kilomètre parcouru, en effectuent un maximum, quitte à ne pas respecter les pauses obligatoires. Pneus trop usés, chauffeurs fatigués... Le danger sur la route s'en trouve décuplé.

“II faut pouvoir les maintenir les maintenir trois jours en rayon”

Durée du transport, manipulations multiples : le succès de la tomate espagnole est intimement lié à sa dureté. «Si une palette présente des tomates un peu molles, elle est immédiatement refusée», nous explique M. Thierry B., ancien responsable des produits frais sur une plate-forme Carrefour (9). Explication de Robert C., responsable fruits et légumes dans cette entreprise : « 11 faut que les tomates arrivent très dures. Les clients les manipulent beaucoup, et nous devons pouvoir les maintenir deux à trois jours en rayon.,,

La première variété de cette tomate, résistant le plus possible au temps et aux chocs, la tomate Daniela, a été mise au point en 1989. Depuis, elle fait l'objet de nombreuses recherches, notamment afin de développer ses qualités organoleptiques - couleur, flaveur, texture, jutosité, tendreté. En France, des laboratoires comme ceux de l'INRA participent depuis longtemps à des programmes sur de nouvelles variétés de tomates, ainsi qu'à des projets d'optimi¬sation de la logistique des fruits et légumes (10). Des recherches menées avec de l'argent public et essentiellement utiles à la grande distribution.

En France, celle-ci détient 67 % des parts de marché dans le commerce de l'alimentation (11) - moins qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni, où le commerce de proximité se fait encore plus rare. Six acteurs se partagent le gâteau hexagonal : Carrefour (23,9 % de parts de marché), Leclerc (16,9 %), Intermarché (13,5 %), Auchan (11,1 %), Casino¬Monoprix (10,3 %) et Système U (9 %). En 2009, leur chiffre d'affaires cumulé a atteint 245 milliards d'euros, dont 96 milliards pour le seul Carrefour (12) !

Le consommateur qui pense éviter la tomate d'Almeria en achetant chez le primeur de son quartier s'illusionne. Vendue 3 ou 4 euros le kilo, celle-ci provient des mêmes serres, a subi les mêmes traitements et a été transportée par les mêmes camions. Pis même : «Lorsqu'une palette est refusée au cul d'un camion par une grande surface, il arrive souvent qu'on m'appelle pour me proposer la marchandise, nous avoue Joël, cadre chez Robert Hortal, une des plus importantes sociétés du marché de gros de Montpellier. En général, je la prends, ce qui me permet de faire profiter mes clients d'un bon prix. » Ses clients? Tous les magasins de détail de la ville, des plus populaires aux plus huppés.

Nombreux sont les critères utilisés par la grande distribution pour refuser des palettes : dureté insuffisante, mauvais calibre, coloration, température de sortie du camion... D'où le nombre important de tomates destinées à un supermarché qui se retrouvent en vente sur les marchés, chez le petit épicier du quartier ou du centre-ville. Ces marchés de gros sont les derniers survivants des marchés d'intérêt national (MIN), depuis l'explosion de la grande distribution. II en existe dix-huit en France, dont Rungis. «Même Rungis s'est complètement transformé, explique M. Montigaud. Aujourd'hui, on y trouve de tout : des plates-formes logistiques pour la grande distribution, des importateurs de produits très spécialisés, et quelques derniers grossistes. »

Quelle possibilité reste-t-il au consommateur? Les tomates du Maroc? Elles sont cultivées exactement de la même façon (13). N'acheter que des tomates produites dans son pays? Certes. Mais sait-il qu'aujourd'hui. rarissimes sont les tomates cultivées en plein champ - les racines dans la terre et la peau caressée par les rayons du soleil? En France, sur les six cent mille tonnes de tomates produites chaque année, 95 % ont poussé sous serre. Dont un tiers en Bretagne, dans des installations ultra¬perfectionnées - verrières chauffées au gaz été comme hiver, plans installés à cinquante centimètres au-dessus du sol, racines allongées dans d'immenses gouttières alimentées en eau et en produits chimiques par un goutte-à-goutte contrôlé par un ordinateur.

Modifié cabernet1 (fév. 27, 2011 11:31:00)

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#6 fév. 27, 2011 11:29:17

cabernet1
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Les avantages nutritionnels des fruits et légumes bios

vignoble On sait que la consommation régulière de fruits et légumes a en général un effet bénéfique sur la santé, notamment dans la protection et la prévention des maladies, comme en attestent les recommandations du Plan national de nutrition santé du gouvernement français. Cependant, des études ont relevé la présence de polluants provenant des traitements chimiques (engrais, pesticides) sur les fruits et légumes conventionnels (comme l'a souligné une récente newsletter). Pour autant, ce n'est pas une raison pour renoncer aux fruits et légumes, qui s'avèrent bénéfiques pour notre santé.

De plus en plus d'études sont conduites pour mesurer le contenu nutritionnel des fruits et légumes biologiques et celles-ci montrent que les fruits et légumes biologiques auraient un potentiel nutritionnel supérieur aux conventionnels. Cependant, les études scientifiques ne montrent pas encore quel est le lien entre ces doses plus élevées et la santé humaine à long terme.
Plus de vitamines et de nutriments

Le contenu en nutriments des fruits et légumes bios serait supérieur dans de nombreux cas (81%) selon une étude menée par la Professeur et Médecin Henri Joyeux de l’Université de Montpellier. L'étude compare des légumes et fruits bios avec leurs équivalents traditionnels en mesurant les doses de vitamines et de nutriments. Il y aurait ainsi 25% de vitamine C en plus dans les tomates et les laitues bios, et 22% de vitamine E en plus dans l'huile d’olive bio. Dans les nutriments, il y aurait 25% de caroténoïdes et de lycopène en plus dans les tomates bios, 65% de caroténoïdes et 45% de lutéine en plus dans les laitues bios par rapport à leurs équivalents conventionnels. Par contre, le contenu en nitrates y est inférieur de jusqu’à 88% dans les pommes de terre bios à 25% dans les laitues bios. Les produits issus de l'agriculture raisonnée (utilisant moins de pesticides) se situeraient à un niveau intermédiaire.
Plus d'antioxydants naturels

Le contenu en salvestrols des fruits et légumes bios serait également supérieur aux conventionnels. Or les salvestrols joueraient un rôle de défense contre le cancer, selon des études britanniques. Plus particulièrement, ces salvestrols se trouvent dans les fruits qui dégagent une certaine amertume, dans la peau des oranges, par exemple. Ces mêmes chercheurs insistent sur le fait que les fruits et légumes d'aujourd’hui, obtenus par sélection et recoupement de diverses races, contiennent moins de salvestrols car l’industrie agroalimentaire cherche à les rendre plus sucrés et doux. Il conviendrait donc non seulement de consommer des fruits et légumes biologiques mais aussi issus de races traditionnelles pour augmenter la présence des salvestrols.

Enfin, polyphénols et acide salicylique, antioxydants et anti-inflammatoire naturels, seraient également davantage présents dans les fruits et légumes bios selon plusieurs études.

On explique généralement ces présences de nutriments et vitamines supplémentaires par le fait que les fruits et légumes bios doivent se défendre contre des attaques (parasites, champignons, maladies) davantage par eux-mêmes et ne sont pas intégralement protégés par des traitements chimiques comme c'est le cas des produits conventionnels. Encore donc des raisons de préférer les produits biologiques...

Modifié cabernet1 (fév. 27, 2011 17:07:40)

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#7 fév. 27, 2011 17:01:04

cabernet1
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Prévention primaire: Trente règles individuelles pour éviter l'apparition des cancers

Retrouvez ces règles dans le livre du Pr. Belpomme, "Guérir du cancer ou s'en protéger" .

Ne pas fumer ! (règle n°1)

Boire de l'alcool modérément, privilégier la qualité sur la quantité. Choisir son vin. (règle n°2)

Lutter contre le surpoids et consommer des aliments variés (règle n°3)

Limiter l'ingestion des graisses animales, préférer les huiles végétales (règle n°4)

Manger régulièrement du poisson de préférence non gras (règle n°5)

Choisir ses aliments (règle n°6) : voir en détail

Limiter la consommation de champignons (règle n°7)

Ne pas abuser des grillades (règle n°8)

Utiliser de l'eau minérale (règle n°9)

Pour l'achat de ses aliments, faire confiance aux petits artisans, privilégier les cycles courts de distribution (règle n°10)

Apprendre à lire les étiquettes, l'effet néfaste de nombreux alicaments (règle n°11) : voir en détail

Consommer régulièrement des céréales (règle n°12)

Manger des fruits et légumes (règle n°13)

Consommer des légumes à feuilles, frais et si possible crus. Les consommer après les avoir lavés et correctement épluchés. Ne pas les consommer après avoir attendu plusieurs jours et ne pas les faire trop cuire. (règles n°14)

Consommer les fruits avec la peau, bio (règle n°15)

Utiliser largement le réfrigérateur (règle n°16)

Manger bio autant que possible (règle n°17)

Choisir son lieu de vie (règle n°18) : voir en détail

Aérer et dépoussiérer son lieu de vie (règle n°19)

Limiter l'usage des nettoyants ménagers, déodorisants et parfums d'intérieur (règle n°20)

Limiter l'usage des produits de beauté, cosmétiques et teintures capillaires (règle n°21)

Ne pas s'exposer au soleil, proscrire le bronzage artificiel en cabine (règle n°22)

Se protéger des radiations électromagnétiques pulsées (REMP) (règle n°23)

Ne pas abuser des médicaments et limiter le nombre des investigations d'imagerie médicale (règle n°24)

Lutter contre le stress (règle n°25)

Eviter d'avoir de multiples partenaires sexuels (règle n°26)

Avoir des enfants avant 30 ans (règle n°27)

Allaiter le plus longtemps possible son enfant (règle n° 28)

Utiliser avec précaution la pilule contraceptive et traitements substitutifs de la ménopause (règle n°29)

Cancers professionnels : la nécessité de protéger les travailleurs (règle n°30)



Modifié cabernet1 (fév. 27, 2011 17:02:05)

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#8 mars 5, 2011 06:58:46

cabernet1
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.
. On y est !
Fipa 2011
Marie-Monique Robin : “Il y a du poison partout dans la nourriture”
Le 28 janvier 2011 à 18h00 - Mis à jour le 28 janvier 2011 à 18h04
Tags :
entretien

arte

Marie-Monique Robin

alimentation

Fipa 2011
LE FIL TéLéVISION - Jeudi, le Fipa accueillait en avant-première mondiale le dernier opus de Marie-Monique Robin, un documentaire qui tire la sonnette d’alarme sur le danger des additifs alimentaires et les dysfonctionnement des autorités de régulation. Diffusé en mars prochain sur Arte, fruit d’une enquête de 2 ans, “Notre poison quotidien”, comme la réalisatrice des “Escadrons de la mort” ou du “Monde selon Monsanto” nous en a donné l’habitude, devrait faire énormément parler de lui.
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Notre poison quotidien débute par une séquence de film délicieusement rétro (1). Images en noir et blanc, voix légèrement nasillarde, décor sixties. Nicolas, sa femme et ses deux enfants sont attablés devant un déjeuner qui passe mal. Nicolas est soucieux. Et, on le comprend.



C'était il y a près de cinquante ans. Colorisez le film, ne changez pas une ligne aux interrogations de Nicolas. C'est aujourd'hui. Quand ces images ont été tournées, Marie-Monique Robin avait 4 ans. Depuis, la petite fille a grandi. Elle est devenue une réalisatrice reconnue dont les documentaires interrogent la société et ébranlent les pouvoirs établis. Le Monde selon Monsanto, c'était elle. Escadrons de la mort : l'école française, Les Pirates du vivant ou Torture made in USA, toujours elle. Aujourd'hui, elle revient avec Notre poison quotidien, un film dont on n'a pas fini de parler, présenté jeudi 27 au Fipa en avant-première mondiale. La réalisatrice y reprend les interrogations de Nicolas et mène sa propre enquête sur toutes les questions qui, depuis des années, travaillent nos sociétés. Quels sont les effets à long terme des produits chimiques utilisés dans la chaîne alimentaire, du champ du paysan à l'assiette du consommateur ? Les autorités qui en réglementent l'utilisation sont-elles fiables et indépendantes de l'industrie? Y a-t-il un lien entre ces produits chimiques et la progression importante dans les pays développés, de certaines maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer), du cancer ou des dysfonctionnements de la reproduction ?

Au terme d'une enquête de deux ans, Marie-Monique Robin nous livre des réponses claires, sans équivoque et peu réjouissantes. Un documentaire alarmant c'est vrai, mais il n'est plus temps de finasser et puis, comme elle le dit elle-même : « Savoir, c'est pouvoir. » Notre poison quotidien sera diffusé le mardi 15 mars à 20h40 sur Arte. En attendant, Marie-Monique Robin s'est extrait un moment du livre qui accompagnera le film pour nous parler de Notre poison quotidien. Entretien.

Comment vous est venu l'idée de mener cette enquête ?
Marie-Monique Robin : Lorsque je travaillais sur mon précédent documentaire, Le Monde selon Monsanto, trois questions me venaient régulièrement à l'esprit : d'autres entreprises produisant des substances chimiques avaient-elles, comme Monsanto, menti et caché ou manipulé des données ? Deux : comment sont testés et réglementés les produits mis sur le marché ? Trois, y a-t-il un lien entre l'exposition à ces produits et les maladies chroniques et neurodégénératives qui sont en pleine explosion dans les pays développés, au point que l'Organisation mondiale de la santé parle elle-même d'« épidémie ».

Prenons le cas des pesticides utilisés dans l'agriculture. Leurs fabricants nient toujours tout lien entre les maladies que vous évoquez et l'exposition à ces produits ?
C'est tout simplement faux. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que, chaque année, un à trois millions de personnes sont victimes d'une intoxication aiguë par les pesticides, et plus de 200 000 en meurent. Dans mon film, je montre que l'exposition chronique à des doses faibles mais répétées dans le temps de pesticides a provoqué des maladies chroniques chez les agriculteurs. Elles ont mis très longtemps à être reconnues, mais elles le sont enfin dans certains pays. En France, la Mutualité sociale agricole (MSA) a fini par accorder le statut de maladie professionnelle à une trentaine d'agriculteurs, dont dix pour la maladie de Parkinson. Qui devons nous croire, la MSA ou l'industrie chimique ?

Vous remettez en cause la notion de Dose journalière admissible (DJA), qui est un des fondements de toute la réglementation des produits chimiques dans l'alimentation. Comment en êtes-vous arrivée là ?
Le système actuellement en vigueur a été élaboré à la fin des années 50. Il repose sur ce qu'on appelle la DJA, c'est-à-dire la quantité d'additifs alimentaires qui peut être ingérée quotidiennement et pendant toute une vie sans aucun risque. L'initiateur de la DJA est le toxicologue français René Truhaut. La création de la DJA part d'une bonne intention, celle de limiter les risques de l'utilisation des produits chimiques – qui, rappelons-le sont des poisons – dans la chaîne alimentaire. Pour établir cette DJA, on est parti du principe de Paracelse (médecin suisse du XVIe siècle) : la dose, c'est le poison. Autrement dit, à de très faibles doses, les substances chimiques sont inoffensives. Or, ce que j'ai pu constater dans mon enquête, c'est que la plupart des DJA ont été calculées sur la base d'études fournies par l'industrie chimique elle-même. Mais, comme Monsanto, beaucoup d’entreprises de ce secteur mentent et trichent. Les DJA sont donc largement suspectes, car calculées sur la base de données fournies par des entreprises dont la principale préoccupation n'est pas la santé du consommateur mais la recherche du profit.

Par ailleurs, ce principe de « la dose fait le poison » est devenu un dogme intangible de l'évaluation toxicologique, alors même qu'on sait aujourd'hui qu'il n'est pas valide pour toutes les substances. Certaines d'entre elles, comme celles qu'on appelle les « perturbateurs endocriniens », peuvent agir sur l'organisme à des doses très faibles. Des centaines d'études ont par exemple prouvé que le Bisphénol A pouvait avoir des effets à des doses infimes, parfois 5 000 fois inférieures à la DJA qui lui a été attribuée.

Enfin, chaque substance s'est vu attribuer une DJA individuellement. Or, il faut savoir que 100 000 produits chimiques sont apparus depuis la seconde guerre mondiale et qu'on n'a jamais évalué les conséquences de ces produits lorsqu'ils sont mélangés, ce que l'on nomme "l'effet cocktail". Aujourd'hui, il y a du poison partout, qui rentre dans la nourriture, et on essaie simplement de faire en sorte que les gens ne tombent pas raides morts tout de suite!

Vous n'accordez aucune confiance aux agences de règlementation comme la Food and drug administration (FDA) aux Etats-Unis ou l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en Europe, qui contrôlent la mise en circulation des produits sur le marché ?
Je ne leur fais effectivement pas confiance, et je pense que le système de règlementation mis en place est totalement inopérant et ne nous protège pas. Je veux bien accorder à certains de leurs experts le crédit de faire ce qu'ils peuvent mais, hors micro, ils reconnaissent eux-mêmes que leur action est très limitée. En fait, le principal problème des experts qui travaillent dans ces agences vient de leur proximité avec le monde de l'industrie. Les membres des comités sur les additifs alimentaires ou les plastiques alimentaires à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (ANSES) comme à l'EFSA, sont tous sous contrat avec les marchands d'additifs alimentaires ou de plastiques. Tous.

Dans mon film, je raconte l'histoire de Dominique Parent-Massin, car elle est emblématique de ces conflits d'intérêt. Elle a présidé pendant des années le comité des additifs alimentaires à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et a toujours affirmé que l'aspartame ne présentait aucun danger. Comment aurait pu elle prétendre le contraire ? Elle travaille pour Ajinomoto, premier fabricant d'aspartame au monde, et pour Coca Cola, qui en est le premier utilisateur.

Comme la quasi-totalité des experts travaillent désormais pour l'industrie, j'admets qu'il soit difficile d'en trouver des indépendants. Mais qu'au moins ces conflits d'intérêts soient publics et ainsi connus de tous. Et tout aussi important, que les décisions prises par ces autorités de régulation soient totalement transparentes. Le système actuel ne peut plus continuer, il est fait pour protéger l'industrie, pas le consommateur.

Qui devrait aujourd'hui repenser le système de réglementation des substances chimiques dans l'alimentation si ce ne sont pas les autorités de régulation ?
L'Union européenne a mis au point le programme REACH [un système intégré d'enregistrement, d'évaluation, d'autorisation et de restrictions des substances chimiques, NDLR], qui me semble aller dans le bon sens. L'idée est d'inverser la charge de la preuve, de demander aux industriels de prouver que les produits qu'ils veulent mettre sur le marché ne sont pas toxiques. Et de le faire sur la base d'un processus de validation beaucoup plus transparent qu'aujourd'hui. Le principe de REACH est également de ne pas attendre ce qu'on appelle aux Etats-Unis, « The dead body count method » (la méthode qui consiste à compter les morts à la morgue), pour intervenir. Autrement dit, ne pas attendre trente ans pour évaluer l'éventuelle toxicité d'un produit en comptant les morts et les malades. Il ne s'agit de rien d'autre que d'appliquer le principe de précaution tel qu'il est prévu dans les constitutions françaises et européennes. Si des études expérimentales faites chez les animaux, ou in vitro, montrent l'éventuelle toxicité d'un produit sur le marché, on ne tergiverse pas, on l'interdit purement et simplement.



Quelle serait la première mesure à prendre pour diminuer la toxicité des aliments que nous mangeons ?
Sur la base d'études expérimentales réalisées sur des animaux, nous savons que de très nombreux produits ont des effets potentiellement cancérigènes, neurotoxiques ou « obésogènes ». Une liste de ces produits a été établie par de nombreuses associations et ONG et par le Parlement européen lui-même. Il faut se débarrasser immédiatement de tous ces produits.

Dans votre film, vous dénoncez les effets nocifs de l'aspartame et du bisphénol A. Etes-vous favorable à leur retrait total du marché ?
Evidemment. Le principe de précaution nous commande d'agir dès que nous sommes en possession de données partielles et c'est très largement le cas pour ces deux molécules. L'aspartame, que l'on retrouve dans au moins 6 000 produits de consommation courante, est un cas exemplaire. Il ne sert à rien et à personne, pas plus aux obèses qu’aux diabétiques, comme on nous a abusivement laisser croire. Qu'est-ce que ce produit fait encore sur le marché après toutes les études qui prouvent sa nocivité depuis au moins trente ans ? Quant au bisphénol A, n'en parlons pas. Lui aussi est inutile. La preuve, quand le Canada puis la France ont interdit l'usage des biberons au bisphénol A, ils ont immédiatement été remplacés par un autre produit.

Que faire pour échapper à notre poison quotidien ?
Nous n'avons pas le choix, il faut encourager l'agriculture biologique, manger bio, cuisiner des produits frais, éviter au maximum les plats préparés vendus dans les supermarchés et introduire dans son alimentation des produits simples comme le curcumin, qui sont des anti-inflammatoires naturels corrigeant les défauts et excès de la malbouffe.
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