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#1 avr. 11, 2011 21:59:20

ecophyto
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SEGOLENE lance "les circuits courts du lait".......


« Distributeur automatique de lait cru »
la Région lance un appel à projets auprès des producteurs laitiers installés dans un rayon d'environ 15 kilomètres autour de la ville de Poitiers, désireux de vendre une partie de leur production en vente directe par ce nouveau mode de distribution.
Objectifs régionaux

Dans le contexte de crise que connaît aujourd'hui le monde agricole et plus particulièrement l'élevage laitier, la Région, afin de valoriser cette activité, souhaite mettre en place sur Poitiers, une expérimentation consistant à mettre à disposition d'un producteur laitier, un distributeur automatique de lait cru.


Cette expérimentation sera réalisée en partenariat avec la Ville de Poitiers, dans un de ses quartiers.
Pour qui ?

Cet appel à projets s'adresse aux exploitations agricoles laitières situées dans un périmètre d'environ 15 kilomètres autour de la Ville de Poitiers tel que précisé dans l'appel à projets.
Comment ça marche ?

Les candidats doivent déposer leur dossier de candidature avant le 31 mai 2011.


La Région se porte acquéreur d'un distributeur automatique de lait cru auprès des différents fournisseurs présents sur le marché. Propriétaire de l'équipement, elle procédera à sa mise à disposition auprès du producteur laitier qui sera retenu dans le cadre du présent appel à projets.


La Région et la Ville de Poitiers déterminent d'un commun accord le lieu d'implantation le mieux approprié pour l'installation de ce distributeur. La Ville de Poitiers détermine les conditions d'occupation de l'espace public et facilite le raccordement au réseau électrique.


La durée de cette expérimentation est fixée à deux ans. A son terme et en fonction du résultat (viabilité économique pour le producteur), le distributeur fera l'objet d'une revente par la Région à l'exploitation agricole retenue dans le cadre de la présente expérimentation.


dysfonctionnement du BIO Comment une salade bio a fait entre 1000 et 1500 km pour revenir dans une cantine à 2 km de là ou elle était partie.....UNIVERT une coopérative qui expédie des fruits et légumes bio de la marque Sud de France (mise en place par G. Freche), sur Paris et l'Allemagne ou il y a une forte demande ,mais ou la demande locale ne les intéressent pas .....,donc des agriculteurs doivent etre reçus par le Conseil Général pour "éssayer" de vendre DIRECTEMENT à des cantines en évitant certains intermédiaires....


nos cantines pour la planète

Constats de départ

On ne le sait pas, ou pas assez, mais l’alimentation (production, transformation, emballage, conservation et stockage, transport, etc.) est aujourd’hui la première source d'émissions de gaz à effet de serre d'un Français, avec 21% de l’impact total, devant l’habitat (13%) et le transport individuel (14%). Autrement dit : si l’on veut agir, à l’échelle individuelle, pour améliorer l’état de la planète, il vaut mieux changer sa façon de se nourrir que sa façon de se déplacer ou de se loger… D’autant que tout le monde mange, tous les jours : cette consommation très quotidienne représente autant de micro-occasions de faire des choix plus responsables pour les personnes et la planète.

On constate une convergence croissante des préoccupations de santé et d’environnement, pour ce qui concerne l’alimentation. Selon les études menées notamment par l’Agence bio en France, le bio est avant tout consommé pour des raisons liées à la santé, et les deux premières raisons de conversion à l’alimentation biologique sont la naissance d’un enfant et une maladie grave touchant un proche. Un autre exemple : aujourd’hui, la viande rouge est mise en cause doublement pour son impact sur la santé (maladies cardiovasculaires) et sur l’environnement (l’élevage représenterait, dans le monde, 10 à 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre). En outre, 19% des enfants français sont désormais obèses (le chiffre double tous les dix ans) et une alimentation plus saine, avec plus de produits frais (notamment fruits et légumes) et moins de produits industrialisés, est un moyen privilégié de prévention. Et c’est sans compter les publications (voir notamment « Anti-Cancer », de David Servan-Schreiber aux Editions Robert Laffont) ou les films (voir par exemple « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud) faisant un lien explicite entre l’agriculture conventionnelle intensive et le caractère de plus en plus répandu d’autres maladies, comme les cancers.

Qu’il s’agisse de santé ou d’environnement, les bonnes habitudes se prennent tôt… ou pas : les deux-tiers des produits consommés par les enfants le seront encore à l'âge adulte. Malgré cela, nos enfants ne sont pas formés aujourd’hui à la consommation, et encore moins à la consommation responsable : ils n’apprennent pas à gérer un budget, ni à décrypter les publicités ou les étiquettes, ils ne savent pas recréer l’histoire d’un produit et comprendre que toutes les histoires ne se valent pas, ils ne savent pas ce qu’est un produit bio ou un produit équitable si leurs parents n’en consomment pas, etc. L’alimentation, source de consommation quotidienne et facilement accessible, serait l’occasion idéale de faire cette pédagogie de la consommation, mais ce que les enfants mangent traditionnellement dans les cantines ne permet pas nécessairement de le faire…


Historique

Le projet "Nos Cantines pour la planète" est né de la réflexion menée par Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet spécialisé en développement durable Utopies et du site Mescoursespourlaplanete.com, pour aider l’école Montessori Kids (où est scolarisée sa fille Eve, 4 ans et demi) à faire évoluer les repas habituellement servis aux enfants pour y intégrer des produits issus de l’agriculture biologique (50 repas par jour y sont servis).
Les négociations ont été entamées début 2009 avec le prestataire de restauration de l’école, SAGERE (groupe RGC Restauration, aujourd’hui filiale de SODEXO) pour offrir aux enfants des repas plus sains, plus équilibrés et plus respectueux de la planète, autour d’un cahier des charges plus large que le bio, intégrant aussi le commerce équitable, le refus d’aliments trop industriels (pâtisseries), la préférence aux espèces de poisson non menacées, l’achat de produits aux agriculteurs d’Ile-de-France, etc.

Une telle refonte de la prestation a nécessité de rassembler plusieurs écoles autour du projet afin de créer des économies d’échelle et ainsi d’éviter une augmentation du prix des repas trop importante. Huit écoles, privées et alternatives (école Montessori, école bilingue, etc.), toutes situées sur Paris ou sa banlieue, ont accepté de s’investir la première année dans ce projet, aux côtés du prestataire. Les premiers repas on été servis en novembre 2009 dans les huit écoles engagées - soit l’équivalent de 300 repas/jour.


Objectifs

Notre objectif initial était, outre la transformation effective des repas dans les écoles engagées, de prouver qu’il était possible, sans générer de surcoût significatif, de mener un projet de cantine scolaire responsable, avec un engagement sur le bio mais aussi sur d’autres aspects tout aussi importants :

* Transport des aliments > Des produits locaux et de saison valent parfois mieux que des produits bio importés de loin par avion.

* Impact sur la biodiversité > Boycott des espèces de poissons menacées (7 espèces de poissons sur les 10 les plus consommées sont aujourd'hui en voie de disparition, en tête desquelles le cabillaud qui est l'espèce la plus consommée au monde) et recherche d'une diversité dans les variétés de fruits et légumes proposées (sous l’effet de la standardisation de notre alimentation, la moitié des races animales qui existaient en Europe au début du vingtième siècle ont disparu, et en un siècle, l’Europe a perdu 85% de ses variétés agricoles).

* Impact de la viande rouge sur la santé et le climat > Préférence pour les viandes blanches, dotées d’un Label Rouge, locales ou fermières.

* OGM > Garantie de produits sans OGM.

* Produits industrialisés & emballages > Préférence aux produits frais et en vrac, limitation et recyclage des barquettes (les écoles participant au projet sont toutes sur une prestation de type « repas livré », qui nécessite le recours à des barquettes).

* Impacts sociaux pour certains produits exotiques > Préférence pour les produits issus du commerce équitable (banane, quinoa, riz, etc.)

* Lutte contre le gaspillage alimentaire (30% de la nourriture en Europe est jetée sans être consommée, et dans les cantines scolaires, ce taux atteint couramment 40%) > Notamment via la limitation des composantes et une concertation hebdomadaire avec les écoles pour identifier les aliments ou ingrédients que les enfants n’aiment pas, et qui conduisent souvent à jeter tout le plat.


Aujourd’hui, notre objectif (alors que l’année 1 est encore en cours) est d’optimiser en continu le cœur du projet (les repas servis aux enfants), sur le plan environnemental mais aussi gustatif, mais aussi d’étendre le projet dans d’autres établissements et, dans un second temps, de l’étendre en proposant aux écoles et à leurs dirigeants des volets nouveaux (cours de cuisine, jardins potagers, éducation à la consommation dans les écoles…)


Chiffres clés à connaître

* Le Grenelle de l’Environnement a fixé un objectif de 20% de repas bio dans l’ensemble de la restauration collective publique d’ici 2012, dont les cantines scolaires.
* D’après le baromètre annuel de l’Agence Bio, un enfant sur trois s’est vu servir un repas bio à la cantine en 2009 (contre un sur quatre en 2008).
* En outre, 75% des parents dont les enfants n’ont pas eu de repas bio souhaitent que leurs enfants puissent avoir des produits biologiques à la cantine, ils se déclarent même prêts à payer un supplément de prix de 6% pour cela.
* 8 % des communes emploient aujourd’hui des produits biologiques dans les menus des restaurants scolaires. Mais 68 % d'entre elles en utilisent moins de 10 %. Et une ville moyenne sur deux (59 %) juge difficile la réalisation de l’objectif de 20% de produits bio issu du Grenelle.
* Aujourd'hui, moins de 0,45 % des repas en restauration collective intègrent des produits biologiques et à peine 1,5% en restauration scolaire. En 2008, les produits biologiques n'ont représenté que 0,62 % des achats alimentaires dans la restauration collective.

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Nos enfants dans le Monde

Le Monde Nos enfants...

Un dossier spécial dans Le Monde du 7 avril 2011 dans l'exacte problématique développée par Nos enfants nous accuseront, qui est mentionné. L'auteur du livre, Jean-Paui Jaud est interviewé à la fin de l'enquête par Patricia Jolly. En voici la conclusion, évidemment similaire aux analyses développées dans son ouvrage :
« Plus de 40 % des produits bio consommés en France sont importés, c'est pourquoi une reconquête de nos terres est fondamentale. II existe aussi un paradoxe : chaque année, les agriculteurs bio français doivent payer leur certification “bio”, quand ceux des grands domaines intensifs touchent la majorité des aides agricoles européennes. Et les maladies générées par les produits chimiques qu'ils utilisent coûtent une fortune à la collectivité. Il faut refuser la dictature de l'industrie agroalimentaire, qui défend son juteux business à coups de budgets de marketing et de communication colossaux. »


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