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#1 juil. 2, 2011 10:21:57

cabernet1
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E. Coli l'eau principale responsable

«E.coli» : les scénarios de contamination se précisent

Mots clés : graines germées, E. Coli
Par Marc Mennessier
01/07/2011 | Mise à jour : 00:07 Réactions (41)
Les bactéries E.coli sont adaptées pour vivre dans l'intestin des mammifères, en particulier celui des ruminants.
Les bactéries E.coli sont adaptées pour vivre dans l'intestin des mammifères, en particulier celui des ruminants. Crédits photo : © Ho New / Reuters/REUTERS
Les bactéries peuvent survivre longtemps à l'intérieur de graines sèches.

Une bactérie peut-elle survivre dans des graines pendant des mois voire des années sans perdre de sa virulence ? C'est la question qui se pose depuis que des semences de fenugrec «bio», une plante voisine du trèfle, produites en Égypte en 2009 et en 2010 sont suspectées par les autorités sanitaires européennes d'être à l'origine des deux épidémies d'Escherichia coli O 104 ; H4 survenues en Allemagne et à Bordeaux ces dernières semaines (nos éditions d'hier) et responsables d'au moins 48 décès (47 en Allemagne et un en Suède).

Les bactéries E.coli sont en effet adaptées pour vivre dans l'intestin des mammifères, en particulier celui des ruminants. Un environnement chaud et humide aux antipodes des graines qui sont des produits très secs, donc peu propices à leur développement. En outre, contrairement à d'autres bactéries, comme les Clostridium, les E.coli sont incapables de se transformer en spores, un mécanisme de survie permettant à ces micro-organismes de résister à des conditions extrêmes.

Malgré cela, les spécialistes contactés par Le Figaro estiment que l'hypothèse, pour improbable qu'elle soit, n'en est pas moins plausible. Pour François-Xavier Weill, microbiologiste à l'Institut Pasteur à Paris, «la contamination a pu avoir lieu à l'intérieur de la graine dans un milieu moins sec qu'à la périphérie, et donc plus favorable à la conservation de la bactérie.» Et de citer une expérience menée sur une autre souche d'E.coli (O157 ; H7) où les chercheurs ont trouvé des bactéries à l'intérieur de plantules après germination.

Selon Gilles Salvat, le directeur du laboratoire de l'Agence de sécurité sanitaire des aliments (Anses) à Ploufragan (Côtes-d'Armor) la bactérie a pu survivre «sous les téguments de la graine».

Mais la contamination a également pu se produire «bien après la récolte, lors du battage des graines ou des opérations de conditionnement survenues ultérieurement», poursuit ce spécialiste . Ce qui aurait eu pour effet de réduire le délai entre la colonisation des graines et le déclenchement de l'épidémie. Enfin, il suffit de très peu de bactéries (quelques dizaines par individu), donc de très peu de graines, pour déclencher un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Sur les 4 000 personnes touchées depuis le début de la crise, principalement en Allemagne, 850 ont développé un SHU.

«Les graines germées sont des bombes à retardement biologiques», déclare Michael Osterholm, directeur du Centre des maladies infectieuses à l'université du Minnesota, aux États-Unis. «Si elles sont infectées, elles peuvent, une fois réhydratées et distribuées, emporter la bactérie n'importe où.»

Du coup, les autorités sanitaires craignent la survenue de nouvelles épidémies en Europe, ou ailleurs dans le monde, si les graines de fenugrec suspectes ont été mélangées à d'autres graines et si elles continuent à circuler et à être consommées en dépit des messages d'alerte lancés depuis le début de la crise.

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#2 juil. 2, 2011 10:23:46

cabernet1
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E. Coli l'eau principale responsable

Histoire d'eau (extrait exclusif) - Thalassa du 01/07/2011 ...
www.thalassa.france3.fr/?page=prochainement&rep... - En cache
1 juil. 2011 – Réalisation de Vincent Perazio (durée 25')Une production Grand Angle Production En 2009, les simulations de l'association Surfrider sur la ...On y parle de l'E .Coli que l'on retrouve surtout dans les steak hachés industriels,mais aussi dans les eaux de baignades .Le problème est de ne pas dépasser certains seuils ,et d'ici 3 ans toutes les plages devront s'y résoudre en amont (eaux des abattoirs ou des stations d'épurations qui contaminent les rivières ,puis la mer)

Modifié cabernet1 (juil. 2, 2011 10:29:22)

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#3 juil. 4, 2011 18:31:59

ecophyto
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E. Coli l'eau principale responsable

Par M me Herrade Nehlig, de l’Institut de biologie molécularie des plantes - CNRS, Strasbourg (courriel)
« Escherichia coli est la bactérie la plus fréquemment utilisée pour faire ’muter’ les cellules de plantes afin d’obtenir des OGM. Escherichia coli est ‘le’ vecteur utilisé pour introduire dans les cellules de plantes, le gène étranger qu’on désire intégrer au génome de la plante. Après on se ‘débarasse’ de la bactérie Escherichia coli en utilisant un cocktail d’antibiotiques à large spectre censés éliminer les bactéries et non pas les cellules mutées (qui seront à l’origine de la nouvelle lignée d’OGM) puisqu’en introduisant le gène désiré on a en même temps introduit dans la cellule un gène de résistance aux antibiotiques.

L’Escherichia coli utilisé à la fabrication d’OGM est donc le ‘transporteur’, le ’vecteur’, à la foi du gène qui intéresse le producteur d’OGM et du gène de résistance aux antibiotiques. Le but étant de tuer la bactérie servant de vecteur (de transporteur) et non pas la cellule mutée, en noyant l’ensemble dans une soupe d’antibiotiques qui ***** les bactéries qui se sont débarrassées de leurs gènes ‘parasites’ au profit des cellules, sans tuer les cellules porteuses des gènes introduits.

- Quid des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques, ça l’histoire ne le raconte pas,

- quid des interactions entre Escherichia coli et les cellules de plantes qui seront à l’origine de nouvelles lignées de plantes OGM... Je ne ferais pas plus de commentaires et vous laisse le soin de faire le lien entre mon histoire... et d’autres, à l’actualité cruelle. »

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#4 juil. 5, 2011 19:10:37

Bernard
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E. Coli l'eau principale responsable

Information très importante, qui devrait être reprise par TOUS les politiques qui s'intéressent aux ogm... !

Aller... commençons à les compter... !

Merci Ecophyto

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#5 juil. 6, 2011 22:31:45

ecophyto
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E. Coli l'eau principale responsable

Bactérie E.coli : Les graines égyptiennes doivent être retirées du marché

Après les conclusions de l'Agence européenne de sécurité sanitaire qui ont pointées du doigt des graines de fenugrec provenant d'Egypte, Bruxelles a demandé aux États membres de retirer du marché, tester et détruire ces graines incriminées.
Ce sont ces graines qui seraient la cause de l'épidémie qui a fait plus de 50 morts dans le monde.
Ce sont ces graines qui seraient la cause de l'épidémie qui a fait plus de 50 morts dans le monde. SIPA

L'origine de la bactérie Escherichia coli qui a tué 51 personnes (49 en Allemagne, un en Suède et un aux États-Unis) aurait enfin été découverte. Selon des enquêteurs européens, un lot de graines de fenugrec en provenance d'Egypte est considéré comme la cause des intoxications dues à la bactérie, apparues en Allemagne et en France. Elles ont ensuite été vendues à 70 compagnies : 54 en Allemagne, et 16 dans onze autres pays d'Europe. Mais il faudra des semaines avant de déterminer où ces graines ont été précisément vendues.

L'Agence européenne de sécurité sanitaire (EFSA) confirme dans un rapport qu'un lot de graines de fenugrec importées d'Egypte est « le lien commun le plus probable » entre les deux épidémies. Elle ajoute que le nombre de pays d'Europe ayant reçu des lots suspects est « plus important que prévu » et que « d'autres lots de fenugrec importés d'Egypte de 2009 à 2011 pourraient être impliqués ».
« Enquêter à la source »

Selon l'Efsa, le nombre de pays d'Europe ayant reçu des lots suspects est « plus important que prévu ». Par conséquent, Bruxelles a demandé aux États membres de l'UE de s'assurer que toutes « les graines provenant d'un exportateur égyptien entre 2009 et 2011 (soient) retirées du marché, testées et détruites ». Mais le risque majeur réside dans des contaminations croisées puisque, parfois, les graines sont vendues en mélange.

Le Commissaire européen en charge de la Santé, John Dalli : « Nous faisons un important travail actuellement pour avancer dans notre enquête et voir où sont allées ces graines en particulier, et pourquoi certains lots ont été contaminés. (…) Nous enverrons également une équipe d’experts en Egypte pour enquêter à la source. »
Par Actu France Soir

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