info@consommer-juste.fr
06 70 23 59 35

  • Vous n'êtes pas connecté.
  • Accueil
  • » Général
  • » Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ........... [RSS Feed]

#1 juil. 9, 2011 09:22:05

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ...........

FR3 journal de la nuit du 08/07/2011
POUR UNE AUTRE VISION DE LA POLITIQUE AGRICOLE / CELA FAIT PLUSIEURES ANNEES QUE L'ON MENE LES AGRICULTEURS PAR LE BOUT DU NEZ AVEC DES REGLEMENTS INTERNATIONAUX , SANS AUCUNE ACCROCHE TERRIENNE , IL VA FALLOIR ARRETER CELA ET REVENIR VERS DES CHOSES PLUS NATURELLES .En période de sécheresse ce céréalier bio ,(depuis 2000) de 300 ha a revu son système de production .Son blé est encore VERT ! car il a semé en dehors du calendrier établie ,plus collé à la Nature et à la Climatologie ,en diversifiant aussi ses cultures blé,luzerne,avoine .ON EN DEMANDE - AU SOL DONC ON A - D'EFFETS NEFASTES LORS DES ALIAS CLIMATIQUES ET DE SON RECHAUFFEMENT .Autour de Paris cet agriculteur protège la Nappe Phréatique (ce que demande la cour des comptes dans le dernier rapport P. Séguin d'ici 2014 en y mettant des prairies et des exploitations BIO / convention BI'EAU signé en 2009 par l'agence de l'eau,préfectures et les Chambres d'Agriculture).CES 300 HA DE CEREALES BIO, FOURNISSENT DIRECTEMENT LES BOULANGERIES ET CANTINES DE PARIS . Christian Pierre

Christian Pierre, agriculteur biologique : "la qualité de l'eau, on la retrouvera..."

Agriculteur à Pécy, près de Nangis, Christian Pierre a longtemps été maraîcher conventionnel avant de convertir son exploitation au bio en 2000. Aujourd’hui, il exploite près de 300 hectares (céréales et oléo-protéagineux). Par ailleurs président du Syndicat de la Visandre, il est administrateur du Groupement des agriculteurs bio (Gab) d’Ile-de-France.
Christian Pierre

Christian Pierre

Depuis combien de temps êtes-vous agriculteur bio ? Qu’est-ce qui vous a conduit à vous convertir au bio ?
En 1978, j’ai repris la ferme familiale, que j’ai progressivement agrandie. Nous cultivions alors des légumes de plein champ. A l’époque, j’avais une place sur le carreau de Rungis, et j’y côtoyais un maraîcher bio qui vendait de très beaux légumes, achetés notamment par des enseignes de luxe à la recherche de produits ayant de l’allure et du goût. Cela m’a fait réfléchir…

Par ailleurs, j’ai longtemps été élu local : adjoint au maire et président d’une communauté de communes. A ce titre, j’ai travaillé sur la gestion de l’eau et l’assainissement. Or, la question de la pollution de l’eau m’a très fortement interpellé. Cela a été un second facteur déclenchant. Je suis finalement passé au bio en 2000, lors du dernier agrandissement de l’exploitation (163 ha). En parallèle, j’ai conclu un contrat de prestation de service avec un voisin, pour gérer, en bio, ses 130 hectares.

Quelles ont été les difficultés de cette transition vers l’agriculture bio ?
A l’époque, pour passer en bio, il fallait vraiment le vouloir. Car nous étions considérés comme des "perturbateurs". Il fallait être assez indépendant moralement pour oser sortir du système. Mais en 2000, soit je passais à l’agriculture bio, soit je changeais de métier. Car cela faisait 10 ans que je travaillais habillé comme un cosmonaute, et je n’en pouvais plus des produits chimiques !

Pour le reste, d’un point de vue économique, cela s’est bien passé, par le biais des contrats territoriaux d’exploitation, qui correspondaient, presque à la virgule près, aux aides actuellement mises en place pour les conversions. Donc aujourd’hui aussi, les nouvelles conversions doivent se faire sans problème. Ce d’autant que les chambres d’agriculture, qui ont longtemps considéré le bio comme un simple marché de niche, semblent changer de point de vue. J’espère que cela se confirmera car, alors, les choses iront très vite : ces structures savent impulser les orientations de façon phénoménale. Mais cette évolution peut être dangereuse. Car on a beau donner des aides pour convertir les exploitations au bio, si, en parallèle, les cours s’écroulent, la conséquence peut être inverse. Tout cela est donc à prendre avec précaution.
"J'ai redécouvert mon métier"
Auteur : Frédéric Decante_AgenceBio

Que vous a apporté le fait de devenir agriculteur biologique ?
J’ai redécouvert mon métier. Tout simplement, je suis devenu paysan, ce que je n’étais pas auparavant ! J’exerce maintenant un métier en phase avec ma vision de la responsabilité individuelle : je n’accepte pas que l’on puisse gagner sa vie en entachant celle des autres. Actuellement d’ailleurs, on assiste à un lot de nouvelles conversions qui sont purement économiques, et cela me chagrine. Il est vrai que l’agriculture dans son ensemble va mal et, le bio étant assez porteur aujourd’hui, certains envisagent une conversion. Or selon moi, n’envisager que l’aspect financier ne suffit pas. Cette conversion doit relever d’autres motivations.

Comment expliquez-vous que si peu d’agriculteurs se convertissent au bio ?
L’enherbement fait peur aux agriculteurs conventionnels, qui sont obsédés par l’angoisse de ne pas arriver à maîtriser des plantes non désirées dans leurs champs. Par ailleurs, le métier est plus difficile qu’en conventionnel. Il oblige à revenir aux fondamentaux. Dans le bio, on ne peut quasiment rien prévoir, à la différence du conventionnel où l’on suit un calendrier très cadré… Cela perturbe un peu la vie. Sans compter que pour une même surface, on double le nombre d’heures de travail.
"Laisser la nature reprendre le dessus"

Vous êtes également président du Syndicat de la Visandre*. Selon vous, comment peut-on aujourd’hui concilier agriculture et protection de l’eau ? Quels sont les leviers d’action et les freins éventuels ?
Il aurait fallu que les collectivités deviennent propriétaires de toutes les rivières de France et d’une bande de protection de leur linéaire. Il y a une quinzaine d’années, un projet en ce sens avait été déposé au Sénat, puis abandonné. Cela s’est transformé en bande enherbée , par le biais notamment de la Politique agricole commune (Pac). Donc les choses avancent, même s’il a fallu attendre 15 ans…

Je crois, par ailleurs, qu’il faut composer avec la production agricole. Au Syndicat de la Visandre, le comité syndical réunit 60 % d’agriculteurs. Cela fait dix ans que je les "travaille" pour laisser la nature reprendre le dessus, laisser les arbustes repousser le long du ru, etc. Cela n’a pas été facile et ce n’est pas fini… Cela dit, on observe un changement de comportement des paysans. Par exemple, la nouvelle règle de couverture des sols n’aurait jamais été acceptée par eux il y a dix ans. Eh bien cette année, j’ai vu des "intégristes" de la culture intensive semer de la moutarde à l’automne pour piéger les nitrates ! Preuve que les choses évoluent. Je suis assez optimiste : la qualité de l’eau, on la retrouvera… Toutefois, pour l’avenir, il va falloir être très attentif à ce que les syndicats de rivière gardent les moyens financiers d’entretenir correctement les rivières et leurs abords. Si ce n’est plus le cas, alors il n’est pas exclu que l’on assiste à des réactions virulentes de la part des riverains.

* Le ruisseau de la Visandre (30,9 km) est l’un des 19 affluents de l’Yerres.

Modifié cabernet1 (juil. 9, 2011 09:25:03)

Hors-ligne

#2 juil. 9, 2011 09:29:31

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ...........

Hors-ligne

#3 juil. 9, 2011 09:38:00

cabernet1
Enregistré: 2010-05-13
Messages: 893
Envoyer un courriel  

Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ...........

http://youtu.be/G2PQh4rM-4o Bande annonce du trés BON film Small is beautiful comme le dit un agriculteur dans le film "c'est en période de crise qu'il faut changer les choses!"

Modifié cabernet1 (juil. 9, 2011 09:45:30)

Hors-ligne

#4 juil. 11, 2011 19:16:22

ecophyto
Enregistré: 2011-01-31
Messages: 253
Envoyer un courriel  

Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ...........

Le Figaro/ÉCONOMIE ÉCO-BOURSE Conjoncture
Les grandes cultures ont du mal à passer au bio

Par Eric De La Chesnais
08/07/2011 | Mise à jour : 23:07 Réagir
Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet ont visité vendredi une exploitation agricole bio dans l'Essonne. Crédits photo : FRED DUFOUR/AFP
Si le sud de la France atteint les objectifs du Grenelle de l'environnement, le nord est nettement à la traîne.

Les ministres de l'Agriculture et de l'Écologie, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, ont visité vendredi une exploitation agricole bio sur les terres de cette dernière, dans l'Essonne. Ils ont ainsi donné un coup de projecteur sur un mode de production qui reste encore modeste en France.

Malgré une dynamique très positive avec un quasi-doublement du nombre d'exploitations (23 000 aujourd'hui contre un peu plus de 13 000 en 2008), l'agriculture biologique ne représente qu'à peine 3 % des terres agricoles. Soit la moitié de l'objectif fixé par le Grenelle de l'environnement pour 2012. En outre, il existe de très fortes disparités suivant les régions. «L'Ile-de-France dépasse à peine le 1 % des surfaces exploitées alors qu'elle concentre le plus grand bassin de consommation, fait remarquer Julien Adda, porte-parole de la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab). Tandis que d'autres régions comme Paca, Languedoc-Roussillon ou Rhône-Alpes dépassent les 5 %.»

Principale raison de cet écart important : le type de productions. Le sud de la France concentre beaucoup d'exploitations de fruits et légumes mais aussi d'œufs. Il est techniquement plus aisé de passer de l'agriculture conventionnelle à un système bio dans ces domaines. En outre, la demande des consommateurs est plus forte pour ces produits bio. Ces trois secteurs représentent à eux seuls le quart du marché bio en France, qui s'est élevé à 3,4 milliards d'euros l'an dernier. Sans oublier le vignoble qui totalise 40 % des conversions bio actuelles, activité poussée par le dynamisme du marché - le vin bio représente plus 10 % du marché.

Hausse des importations de produits bio
Résultat, plus de 10 % des terres agricoles de Paca sont bio, dix fois plus que dans le bassin parisien, la Champagne ou la Picardie. Dans ces terres fertiles aux grandes cultures, les paysans ont du mal à se mettre à l'heure de l'agriculture biologique. Trois freins à cela. Techniquement, «l'ennemi numéro un du céréalier est le désherbage», reconnaît François Prieur, agriculteur bio en limite du bassin beauceron. Économiquement, les cours élevés actuels des céréales n'incitent pas le paysan à changer ses habitudes, d'autant que les rendements sont 30 % inférieurs par rapport à un système utilisant des produits chimiques. Ainsi, si la carotte ou la courgette bio peuvent être trois fois mieux valorisées, les pertes de rendement pour les grandes cultures ne sont compensées ni par les aides européennes ni par les économies sur les engrais chimiques.

Enfin, le frein psychologique est fort du côté des organisations professionnelles qui peinent à mettre en place une véritable filière bio avec en amont des conseillers techniques auprès des agriculteurs. Et pourtant, l'enjeu est de taille : «C'est la grande culture qui fera développer le bio demain car c'est là que les besoins sont les plus importants et que l'on peut multiplier par cinq ou six sans problème les surfaces cultivées», résume Dominique Marrion, président de la Fnab.

Alors que l'offre peine à décoller, la demande, elle, s'envole. La part du bio n'atteint certes encore que 2 % des dépenses alimentaires des ménages. Mais le marché a progressé de 32 % en 2 ans et la restauration collective a triplé ses achats bio. Résultat, les importations représentent un peu plus du tiers des produits bio consommés en France.

Par Eric De La Chesnais

Hors-ligne

  • Accueil
  • » Général
  • » Une autre vision de la Politique Agricole pour ce céréalier ........... [RSS Feed]

Pied de page

Modération
Share |