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#1 juil. 31, 2011 18:17:36

cabernet1
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livre L'EFFET PAPILLON (Xavier de Bayser) à petites causes Grands Effets....

L'effet papillon, selon le principe de la théorie du chaos, est le fait que de petites causes produisent de grands effets, aidant le monde de retrouver un équilibre compromis par l'exploitation irresponsable des ressources communes et la course au profit à court terme.Écrit par un pionnier de la finance et du capital-risque notamment en agriculture, ce livre explique clairement les notions de développement durable, d'investissement socialement responsable (ISR) et de social business. Il démontre, exemples à l'appui, qu'une nouvelle économie tournée vers l'aide aux pays pauvres est non seulement possible mais rentable pour peu que les entreprises qui portent des innovations technologiques majeures soient accompagnées financièrement en amont comme en aval.Promouvoir ces nouvelles entreprises de « social business », qui ont choisi le développement durable (environnement, santé, économie locale, éducation), c'est créer les conditions d'un effet papillon.Le livre raconte notamment l'histoire de trois firmes françaises qui se sont fixé pour objectif d'apporter, à l'aide de trois sachets symboliques, des solutions à la malnutrition, à la famine et à la déforestation. Il montre aussi comment l'effet papillon peut s'appliquer à l'économie française.

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#2 août 2, 2011 18:51:43

cabernet1
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livre L'EFFET PAPILLON (Xavier de Bayser) à petites causes Grands Effets....

Un livre qui se lit d'une seul traite ,en 4 heures...meme si l'on n'aime pas lire .Un livre qui devraient inspirer les ministres de l'agriculture du MONDE entier,et là c'est du DURABLE ,il n'est plus question d'égoisme et de cupidité ,et là la PAC devient obsolète !!!Extrai "l'Afrique qui n'en peut plus d'etre simple fournisseur de matières premières nécessaire aux industries du monde ,qui ne veut plus etre vidée sans profit des trésors dont la nature l'a comblée.Eveil enfin d'un continent qui,prenant gout à toutes les entreprises ,contribuera à l'équilibre d'un monde aujourd'hui en désarroi" Et Edgar Pisani de poursuivre :tout cela coute fort cher avant de rapporter.Mais ,tous dommages confondus,a-t-on osé calculer le cout humain,politique,économique du "ne rien faire".A-t-on évalué combien ,une fois mis en chemin ,l'Afrique et les Africains peuvent contribuer au bien etre du monde .Que si les gouvernements Africains le veulent et si le monde y contribue,peut en une génération rendre l'Afrique autosuffisante et maitresse de son destin .Alors d'autres pays tropicaux de la planète s'inscriront dans cette nouvelle conquete de l'homme ,redevenir un homme pour ses freres et "bien nourrir" l'humanité! Pour éviter que l'humanité ne connaisse de nouvelles famines ,des migrations massives ou des guerres ,mieux vaudrait commencer par permettre aux paysans de vivre de leur travail et faire mentir Voltaire qui disait :On a trouvé ,en bonne politique ,le secret de faire mourir de faim ceux qui ,en cultivant la terre ,font vivre les autres .

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#3 août 2, 2011 18:58:54

cabernet1
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livre L'EFFET PAPILLON (Xavier de Bayser) à petites causes Grands Effets....

Le Livre blanc de la coopération Afrique–Grande-Bretagne
Le ministre britannique de la coopération Douglas Alexander a procédé, cette semaine, au lancement officiel du Livre blanc de la coopération britannique. Un livre qui fait la part belle à l’Afrique.

Le titre de ce Livre blanc de la coopération britannique est : « Construire ensemble notre avenir commun. » Il s’agit, en réalité, d’un réajustement de la politique d’aide de la Grande-Bretagne en faveur de l’Afrique. Par cette nouvelle initiative britannique, 50 millions de personnes, très affectées par la crise économique en Afrique, seront soutenues : « Les enfants pourront poursuivre leur scolarité et les parents pourront conserver leurs emplois. » Cette nouvelle stratégie vise surtout à rediriger l’aide en faveur des pays les plus fragiles.
Force et de constater tout de même, que les pays de l’espace anglophone sont très largement favorisés dans cette liste. Seule la RDC francophone serait prise en compte dans cette liste et, dans une certaine mesure, le Rwanda.
Pour la première fois, les thèmes de la sécurité et de la justice auront la même importance que la santé, l’éducation, l’eau, et l’hygiène. 50% de l’aide au développement sera affectée à ces pays fragiles. Les ressources affectées à ces secteurs vont tripler, pour atteindre 120 millions de livres sterling d’ici 2014, et comprendront ainsi la formation de policiers, la protection des femmes contre les violences et aussi l’établissement de tribunaux.
7,5 millions de personnes bénéficieront de soutiens à la création d’emplois et à des opportunités économiques nouvelles. Ce volet de coopération intéresse cinq pays classés comme fragiles par le DFID, dont deux Africains, l’Ethiopie et le Nigeria.
La coopération britannique a aussi décidé, dans le cadre de cette initiative de relance de sa coopération africaine, de doubler les fonds alloués aux infrastructures africaines. Un milliard de livres sterling sera consacré au transport, à l’énergie et au commerce sous-régional.
L’efficacité british
Gareth Thomas, le secrétaire d’Etat au Développement international, que nous avons aussi rencontré, est formel, « la Grande-Bretagne, d’ici 2013, atteindra l’objectif fixé à Gleneagles, d’allouer 0,7% du PIB à l’aide au développement ». Pour le gouvernement de Sa Majesté, cela voudrait dire, dépenser annuellement 9 milliards de livres sterling.
Le secrétaire d’Etat, M. Thomas, a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir l’Afrique dans la lutte contre le réchauffement climatique. Une enveloppe de 800 millions sera affectée à ce chapitre.
En somme, Gordon Brown et son gouvernement veulent avoir plus d’impact et être plus visibles sur la scène internationale. Les contribuables britanniques doivent percevoir très clairement où vont leurs impôts, leurs contributions en faveur des populations les plus défavorisées de la planète. Pour cela, un nouveau logo a été crée pour accompagner tous les dons et efforts humanitaires de la Grande-Bretagne à travers le monde, il s’agit de UKAID. C’est pourquoi, les très nombreuses ONG internationales britanniques, qui sont les courroies de transmission de cette aide sur le terrain, ont aussi été convoquées pour évoquer ces multiples changements, qui seront applicables graduellement. Ce slogan rappelle d’ailleurs singulièrement l’USAID américain, qui symbolise aussi l’aide américaine dans le monde. Selon le ministre Alexander, cette liste de pays fragiles sera constamment réexaminée, pour la mettre à jour et prendre en compte les pays qui, au fil des conjonctures socio-politiques et économiques, tomberont dans cette catégorie de pays fragiles.
Force et de constater tout de même, que les pays de l’espace anglophone sont très largement favorisés dans cette liste. Seule la RDC francophone serait prise en compte dans cette liste et, dans une certaine mesure, le Rwanda, qui vit sa transition de pays francophone à pays anglophone.
Etre pragmatique
Pour l’administration britannique, il faut être pragmatique, une aide éparpillée serait sans doute beaucoup moins efficace qu’une aide ciblée, prenant en compte des problèmes de vécu quotidien des pays fragiles. 1,4 milliard de personnes vivraient dans des conditions d’extrême pauvreté dans le monde et un tiers de ces personnes vivent dans des pays affectés par des conflits et l’instabilité. Et l’actuelle crise économique forcerait, dans les mois à venir, 90 millions d’autres personnes à tomber dans cette catégorie.
D’où l’urgence et l’importance de mettre en place ce Livre blanc, qui aide donc le gouvernement britannique à cibler mieux son intervention humanitaire et de coopération en faveur des plus nécessiteux. Si ce défi n’est pas relevé, estiment les ministres britanniques, cela pourrait affecter les pays industrialisés sur le long terme. C’est seulement avec une telle stratégie volontariste que les Objectifs du Millénaire pour le Développement seront atteints sur le continent.

03 Août 2009 à 16:37 dans Divers | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) Des pesticides dans les urines des femmes enceintes.
Dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l’InVS cite une étude menée par une équipe de l’Inserm de Rennes à partir d’un échantillon de plus de 500 femmes en début de grossesse observée en Bretagne entre 2002 et 2006.
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux herbicides de la famille des triazines et aux insecticides organophosphorés, "potentiellement toxiques pour la reproduction et le neurodéveloppement".
L’atrazine et la simazine, de la classe des triazines, sont des herbicides interdits en France depuis fin 2003, mais "leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l’environnement", notent les chercheurs. Dans le monde, l’atrazine est "un des herbicides les plus utilisés", et des effets toxiques voire mortels sur l’embryon animal ont été rapportés, suite à une exposition prénatale.
Quant aux insecticides organophosphorés, d’usage agricole et non agricole, des effets neurotoxiques ont été observés pour des niveaux d’exposition modérés, voire faibles.
Selon les résultats de l’étude, des traces d’exposition à l’atrazine et à la simazine sont observées chez une minorité des femmes, mais chez une bonne partie d’entre elles pour certains métabolites. Les traces des insecticides organophosphorés, et notamment de certains métabolites communs à nombre d’entre eux, sont plus fréquentes et de niveaux plus élevés.
Selon les chercheurs, les taux de pesticides mesurés chez des femmes résidant en Bretagne restent inférieurs à ceux mesurés aux Pays-Bas et surtout aux Etats-Unis, particulièrement en Californie.
Pour en savoir plus : le résumé de l’étude sur le site de l’INVS : http://www.invs.sante.fr/beh/2009/h...


03 Août 2009 à 14:36 dans L'O.M.C. qu'est-ce que c'est? | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) Semaine mondiale de l’allaitement maternel
La Semaine mondiale de l’allaitement maternel est organisée chaque année du 1er au 7 août dans plus de 120 pays pour promouvoir cette pratique afin que les nourrissons du monde entier soient en meilleure santé. Selon l’Alliance mondiale en faveur de l’allaitement au sein, qui coordonne cette manifestation, l’allaitement maternel est le meilleur moyen d’apporter aux nouveau-nés les nutriments dont ils ont besoin. L’OMS recommande l’allaitement au sein exclusif du nourrisson jusqu’à l’âge de six mois. Cette semaine commémore la Déclaration «Innocenti» sur la protection, l'encouragement et le soutien de l'allaitement maternel, signée par l’OMS et l’UNICEF en août 1990.

L’allaitement est aussi vital pour la mère que pour l’enfant. Le lait maternel pourvoit à tous les besoins nutritionnels et en eau d’un bébé jusqu’à l’âge de six mois. Il est considéré comme la référence pour l’alimentation du nourrisson car il contribue au développement des organes et à une bonne santé.

Le lait maternel est gorgé des éléments protecteurs d’origine maternelle. Les cellules anti-infectieuses vont protéger l’enfant et les vitamines favoriser son métabolisme. L’enfant est ainsi protégé des allergies et infections. Les études montrent qu’un enfant non allaité âgé de moins de deux mois a six fois plus de risques de mourir qu’un enfant du même âge mais allaité. En situation d’urgence, le risque est multiplié par soixante-dix.

En tant que réseau mondial de spécialistes et organisations se préoccupant de la question de l’allaitement, l’Alliance essaie de promouvoir les effets bénéfiques de l’allaitement maternel en informant et en soutenant le grand public. Dans des situations d’urgence, quand la population est aux prises avec la maladie ou la malnutrition, l’allaitement va contribuer à rendre l’enfant moins vulnérable.

03 Août 2009 à 10:55 dans Et mes enfants , élèves , petits administrés ... | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) G8: le bilan.
Bilan général
Déclarations de Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France – Agir ici.
« Le G8 vit ses dernières heures. A l’Aquila, les leaders n’ont même pas fait semblant de pouvoir tenir les promesses aux pays pauvres et à l’Afrique faites par leurs prédécesseurs en 2005.
Mais pas question de laisser les chefs d'Etats des pays du G8 se séparer sans solder leur dette. Ils ont accumulé une dette colossale vis-à-vis des populations les plus pauvres de la planète. De G8 en G8, ils ont promis la santé et l’éducation pour tous, la fin de la pauvreté et de la faim. Cette dette qu’ils ont contractée vis-à-vis de l’Afrique en particulier demeure, même s’ils ouvrent leurs réunions au G14 ou au G20.
Dans un an, au Canada, les dirigeants du G8 devront avoir le courage de solder leurs comptes. Passer au G14 ou au G20, ou au G-ce-qu’on-voudra, et ouvrir ces sommets à des pays émergents ou à des continents qui en étaient écartés est une obligation. Mais la dette des pays du G8 demeurera aussi longtemps que les promesses qu’ils ont fait eux-mêmes, y compris cette année, n’auront pas été tenues.
Les discussions sur l’Afrique ont été réduites à une série de gestes de pure forme, à la limite de l’insulte. Comment prendre le G8 au sérieux alors qu’il n’offre au continent africain que des promesses non tenues, de simples séances photos et des strapontins aux marges dans les débats.
(Suite)
02 Août 2009 à 17:54 dans L'O.M.C. qu'est-ce que c'est? | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) Victimes de pesticides.

Aurèle Clémencin est chargé de mission santé au sein de l'ONG Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, affiliée à l'organisation européenne Health and environment alliance (HEAL).
Quel est l'objectif du réseau des victimes des pesticides lancé aujourd'hui ?
Nous voulons rassembler les victimes au niveau national, les conseiller et les soutenir, pour montrer qu'il y a un véritable problème. Le site victimes-pesticides.org, lancé jeudi 18 juin, rassemble notamment les témoignages d'une dame en Isère dont le fils a développé une leucémie après une surexposition aux pesticides, d'un particulier dont le fils a des problèmes de tyroïde, et d'un agriculteur atteint de la maladie de Parkinson après un accident.
Nous souhaitons mettre en place des actions juridiques, en faisant valoir le principe de précaution inscrit dans la législation française. Il faut engager la responsabilité des pollueurs, qu'ils soient agriculteurs ou fabricants de pesticides, et obtenir des pouvoirs publics une restriction de l'usage de ces substances.
Quels sont les dangers de l'exposition aux pesticides ?
Certaines des substances qui les composent sont cancerogènes, tout particulièrement pour les professionnels, ou mutagènes (elles induisent des mutations des gènes, pouvant causer des déséquilibres physiologiques ou des cancers), ou encore toxiques pour la reproduction : on parle alors de substances CMR. Et certains pesticides contiennent des perturbateurs endocrinaux, qui modifient les systèmes hormonaux, pouvant entraîner des problèmes des organes sexuels, et des problèmes neurologiques (maladie de Parkinson, troubles psychomoteurs).
Existe-t-il des lois permettant de diminuer les risques et de condamner les dérives ?
Oui, mais pas assez. Au niveau européen les molécules classées CMR 1 et 2 sont interdites. Mais elles sont peu nombreuses. Nous avons recensé, en croisant les listes d'autres organismes à l'international, tels le Centre international contre le cancer et l'Agence américaine pour l'environnement (EPA), plus de 70 molécules CMR sur les 350 autorisées en France. La classification des perturbateurs endocrinaux n'en est qu'à ses balbutiements, donc ces substances peuvent être commercialisées.
Il est aberrant qu'aujourd'hui, il n'y ait pas de normes fixant un seuil de concentration maximale des pesticides dans l'air. Pour l'eau, ces normes fixent un maximum de 0,5 microgramme de pesticides par litre. Or des études ont montré que juste après des pulvérisations de pesticides, leur concentration peut atteindre quelques microgrammes par mètre cube d'air. Et chaque jour, chaque individu absorbe 15 m3 d'air ! Heureusement, toutes les personnes exposées ne sont pas malades. Mais elles s'inquiètent...
Autre vide normatif : il n'existe pas de valeur limite d'exposition aux pesticides, alors qu'il en existe dans l'industrie, pour chaque molécule et en fonction du poste de travail. Les industriels font valoir que l'utilisation de leurs produits nécessite une protection individuelle, mais ce n'est pas suffisant.
Enfin, en France, il est interdit de pulvériser des pesticides dès que le vent atteint le niveau 3 sur l'échelle de Beaufort (soit environ 18 km/h). Mais aucune sanction pénale n'est prévue en cas de manquement. Et c'est à la victime qu'il revient de prouver que les règles n'ont pas été respectées, en faisant venir un huissier...
Quelles sont vos demandes prioritaires ?
Nous demandons l'interdiction des pesticides les plus dangereux, classés CMR 1 à 3, et des pertubateurs endocriniens. Et la création d'une trame verte, soit l'interdiction d'utiliser des pesticides dans une zone de minimum 100 mètres à proximité des habitations. Cet espace pourrait être réservé aux pâturages, ou à de l'agriculture bio.
Propos recueillis par Claire Ané et publiés dans le journal Le Monde
02 Août 2009 à 15:50 dans Alter c'est super. | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) Le petit livre du développement durable (Xavier de BAYSER).

mai 2009 118 p. 4,95 €
Tohu-bohu, économie, ménager, bâtir, développement, risque, durée, monde, harmonie, reconnaissance : 10 mots pour changer la planète. Dégustez-les. Notre avenir et celui de nos enfants en dépendent.

Biographie de l'auteur
Xavier de Bayser, né en 1946, spécialiste de l'investissement socialement responsable, est le président du Comité Médicis.

02 Août 2009 à 10:58 dans Alter c'est super. | Lien permanent | Commentaire (0) | Trackback (0) Agriculture : Situation bien paradoxale dans les PMA
Il y a du mauvais sang à se faire pour les Pays les moins avancés (PMA) d’Afrique, si on en croit le Rapport 2009 de la CNUCED sur cette catégorie de pays, au nombre de 49, rendu public le 16 juillet.
Situation paradoxale que celle des Pays les moins avancés (PMA) de la planète ! Quoique « fortement dépendants de l´agriculture pour leur croissance globale, le secteur agricole employant plus de 68% de la main-d´œuvre et assurant 28% de la croissance du PIB », la part des dépenses publiques qu’ils consacrent à la recherche-développement agricole est bien maigre. « Tout juste 4,2% de leur PIB agricole en 2004, soit moins de la moitié du niveau observé dans les autres pays en développement (10,5%) ». Suivant en cela la voie indiquée par des partenaires au développement, dont la part de l’Aide publique au développement (APD) consacrée à l´agriculture dans les PMA est passée d´environ 18% en 1979 à 4% en 2006. Et dire que de l’essor de l’agriculture dépend, à bien des égards, le développement de ces pays.
La part de l’Aide publique au développement (APD) consacrée à l´agriculture dans les PMA est passée d´environ 18% en 1979 à 4% en 2006.
La CNUCED n’est d’ailleurs pas loin de crier à l’hérésie ! L’Aide publique au développement (APD) pêche par mauvaise orientation, au point de se substituer, dans certains PMA, aux recettes budgétaires intérieures. Depuis qu’elle sonne le tocsin pour déplorer cet état de fait, une rectification aurait dû être apportée. Il n’en est toujours rien.
Et le Rapport 2009 sur les PMA a choisi de mettre les classes dirigeantes de ces pays en face de leur responsabilités. Et pour cause, soutient le document, rendu public le 16 juillet à Genève, « pour inverser la tendance, il faudra avant tout que les gouvernements des PMA s’engagent résolument à accorder une priorité élevée à l’agriculture dans leurs programmes de développement, et en particulier à accroître la part des investissements publics dans le PIB… ».
La religion de la maison
Qu’en plus de 46 ans, entre 1960 et 2006, la productivité totale des facteurs (mesure générale de la productivité) dans l´agriculture et dans les PMA n’ait augmenté que de 0,19% par an, n’est pas le moindre des indicateurs que l’agriculture n’a pas toujours eu la place qu’elle aurait dû avoir dans les stratégies nationales de développement de ces pays.
Et les auteurs du rapport de réitérer la religion de la maison : « Une stratégie efficace de croissance et de développement, fondée sur la création de nouveaux avantages comparatifs et de nouvelles capacités de production (la recette pour améliorer le sort des PMA), ne peut réussir sans un accroissement de la productivité de l’agriculture. »
Et aux obstacles que constitueraient la panne structurelle de la productivité, la pression démographique croissante sur le stock disponible de terres productives, le poids sur l’offre de terres pour la production vivrière, les changements climatiques et les incitations à produire et à exporter des biocombustibles, le rapport, refusant tout fatalisme, oppose le renforcement du rôle de l’État en matière de développement. « Ces problèmes ne peuvent être abordés de façon efficace… que dans le cadre d’une intervention étatique effective soutenue par des autorités locales efficaces, qui sont en relation étroite avec les communautés locales et sont donc mieux informées des besoins précis de celles-ci. » Prescription à rebrousse-poil, la CNUCED en est coutumière, de l’approche néolibérale du développement agricole, réductrice du rôle de l’administration pour renforcer celui du secteur privé, servie à toutes les stratégies, depuis les années 80.
Du mauvais sang
« Plus que jamais les gouvernements devraient, selon les situations, intervenir dans le financement des campagnes agricoles, la fourniture d’infrastructures, de facteurs de production et de subventions (pour couvrir les coûts de transaction), la réforme foncière et les services de vulgarisation, pour promouvoir la croissance du secteur… Nos pays n’ont d’autre choix que d’améliorer la productivité agricole et de diversifier leur économie pour créer des emplois non agricoles et promouvoir l’établissement de relations intersectorielles » reconnaît l’agroéconomiste ivoirien, Jean-Noël Kablan, avec les auteurs du Rapport. « Autrement, il faudra se faire du mauvais sang pour notre développement ! » prévient-il.

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