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#1 août 20, 2011 06:51:07

cabernet1
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terra eco / Les prix trop faibles des légumes sont artificiels

« Les prix trop faibles des légumes sont artificiels »
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(Crédit photo : flickr/craigemorsels)

Interview - « Pour contrer la crise du secteur des fruits et légumes, les coûts sociaux et environnementaux engendrés par leur production doivent être pris en compte », explique Elizabeth Laville, de l'agence Utopies.
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Rien ne va plus pour la tomate française. Après la pêche, la nectarine, la poire et l’artichaut, voilà l’un des fruits stars de l’Hexagone déclaré à son tour officiellement « en crise » par le ministère de l’Agriculture. Les producteurs de fruits et légumes sont au bord du gouffre financier et multiplient les actions pour que cela se sache ; jeudi, ils seront à la Bastille, à Paris, pour une grande vente directe de leurs produits aux consommateurs. Des circuits courts qu’il faudrait privilégier systématiquement selon Elizabeth Laville, fondatrice et directeur d’Utopies, une agence de développement durable.
Terra eco : Comment comprenez-vous cette crise maraîchère ?
Elizabeth Laville : Le problème est que nous sommes habitués à payer très peu pour consommer des fruits et légumes, car les externalités ne sont jamais prises en compte. Les prix de ces fruits et légumes, très bas, ne reflètent pas le coût du travail réalisé par les agriculteurs, ni celui de l’impact environnemental de leur production. Ces prix sont donc artificiels, et l’alimentation bon marché n’est pas honnête par rapport à ce qu’elle coûte réellement. Si le seul coût environnemental était intégré au prix de ces produits, l’ensemble des fruits et légumes disponibles sur les étals coûteraient 2 à 4 fois plus cher.
Dans ce contexte, les consommateurs français sont-ils condamnés à manger autrement que français ?
Ils ne sont pas condamnés, mais ils ne sont pas aidés non plus. Les consommateurs cherchent à économiser, ils regardent le prix avant la provenance des produits. Acheter des tomates andalouses est donc compréhensible, surtout si l’on ferme les yeux sur le manque d’exigence sociale ou sanitaire des producteurs espagnols. Les agriculteurs, qui se plaignent de cette « concurrence déloyale », devraient mettre sur le tapis la question des externalités. Si l’on prenait en compte la consommation d’eau nécessaire aux cultures hors-sol, très répandues sur la péninsule, les tomates espagnoles coûteraient bien plus cher.

En attendant, la part de l’alimentation dans le budget des ménages français a été divisée par deux entre 1960 et 2006 (tombant à 12%, ndlr), tandis que celle de la santé a doublé : elle est de 13% aujourd’hui. Et personne ne fait le lien entre les deux !
Peut-on considérer que la grande distribution joue le jeu ?
Les enseignes commencent seulement à s’y mettre. Mais leurs efforts sont difficilement lisibles : on trouve souvent, dans un même rayon, des haricots du Val de Loire et d’autres produits au Kenya... La grande distribution doit absolument signaler ses produits importés par les airs, en collant le gros logo noir d’un avion sur l’emballage. C’est ce qu’ont fait Marks and Spencer au Royaume-Uni, ou Coop en Suisse, avant de supprimer ces produits de leur approvisionnement à plus long terme.
Comment peut-on alors valoriser la consommation de produits locaux ?
En jouant sur ce contre quoi la tomate espagnole est impuissante ! L’histoire des fruits et légumes que l’on consomme justifie leur saveur, et donc leur valeur. Il faut assumer cette histoire, admettre ce que cette crise nous dit : le prix trop faible de nos produits n’a pas de sens. Privilégier les circuits courts de commercialisation, c’est un début de solution. Si l’on est en vacances en Corse, il faut consommer des produits locaux, quitte à acheter ses fruits et légumes sur le bord de la route. Et éviter de choisir, pour faire ses courses, les grandes surfaces de Porto-Vecchio qui ne proposent pas un seul poisson issu de la pêche locale.

A LIRE SUR LE MEME SUJET :

- Faut-il acheter français pour être écolo ?

- "Les prix trop faibles des légumes n’ont pas de sens"

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#2 août 20, 2011 06:56:23

cabernet1
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terra eco / Les prix trop faibles des légumes sont artificiels

N’oublions pas que le trajet n’est pas tout dans la pollution générée par un produit !!! Le poids environnemental d’un produit est avant tout déterminé par la manière dont il a été produit (bio ou pas, en serre ou pas, manière de l’emballer, de le conserver en camion frigo ou pas). L’impact de cette production est souvent plus fort que l’impact du transport !

Un exemple ? Certains vins français de grands domaines, transportés en camion jusqu’au Nord de la France polluent au total plus que des vins du Chili bio fait par une petite coopérative.
Un autre exemple sur le sucre : http://www.maxhavelaarfrance.com/?a...

Il y a aussi le fait que le transport en camion dans le pays a un vrai poids environnemental par rapport à un transport en bateau.

Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas consommer local, mais il y en a marre de tomber dans le simplisme ! Un produit de supermarché étiqueté "français" ne signifie pas "peu polluant" !
Alors, les avions noirs sur les produits, non merci ! Surtout si on se contente de regarder le pays d’origine et pas la manière dont il a été tranporté et produit ! Migros, supermarché en Suisse propose déjà une analyse poussée de pas mal de produits et un petit autocollant "Climatop" pour les aliments qui pollue le moins.

Dommage qu’on tombe souvent dans le simplisme...(Jean Luc)

Modifié cabernet1 (août 20, 2011 06:57:56)

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#3 août 20, 2011 06:58:37

cabernet1
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terra eco / Les prix trop faibles des légumes sont artificiels

Vous prêchez un convaincu !
Entièrement d’accord avec vous, l’impact environnemental est évidemment plus complexe qu’il n’y parait.

Mais toutes choses égales par ailleurs (bio/pas bio, serre/pas serre), vous ne m’enlèverez pas de l’idée que cette boîte de haricots en provenance de Chine est une aberration. Ce que je voulais dire c’est que LE paramètre qui préside à la présence de ces haricots dans les rayonnages de mon supermarché c’est purement et simplement son coût économique en dehors de toute considération de coût environnemental ou social.

Alors en l’absence d’information de coût carbone sur les produits, à produits "équivalents" en apparence, vous me permettrez de ne pas acheter celui dont la provenance est lointaine. Cette stratégie est sans doute simpliste, mais je fais le pari qu’elle est statistiquement payante du point de vue écologique.(éric)

Modifié cabernet1 (août 20, 2011 06:59:06)

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#4 août 21, 2011 11:50:53

cabernet1
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terra eco / Les prix trop faibles des légumes sont artificiels

Nîmes Des agriculteurs en colère perturbent une vente à prix cassé de raisin italien
Midi Libre
19/08/2011, 19 h 17 | Mis à jour le 19/08/2011, 21 h 29
86 réactions
La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale.
La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale. (MICHAEL ESDOURRUBAILH )

Une trentaine d’agriculteurs gardois, ulcérés par une vente flash, à grand renfort de publicité, de raisins blancs italiens au prix de 1,19 € le kg dans un supermarché nîmois, ont rendu visite au magasin en fin d’après-midi. L’un d’entre eux a pris le micro et a annoncé aux clients le début d’une vente flash exceptionnelle : "Tout est gratuit pendant dix minutes. Servez-vous. Vous pouvez remplir vos chariots et sortir, vous ne paierez pas".

Certains clients ne se le sont pas fait dire deux fois et, malgré l’extrême colère (un agriculteur a pris un coup de barre) des caissières et des responsables de la sécurité du magasin, plusieurs personnes sont sorties sans payer avec leur chariot, provoquant la rage des surveillants du magasin qui se sont lancés à leur poursuite, sur le parking, pour récupérer la marchandise, ce qui a engendré de nouvelles bousculades dans un climat proche de l’hystérie.

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