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#1 sep. 2, 2011 13:44:43

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte

Maïs OGM Monsanto : premiers signes d’une résistance de la chrysomèle
Par Jean-Emmanuel Rattinacannou, Futura-Sciences PDF Partager Quinze ans après la création du maïs OGM « Cry3Bb1 » protégé des attaques de la chrysomèle, l’insecte cible commence à développer une résistance. La responsabilité des agriculteurs est en partie en cause, mais c’est surtout la preuve que la course aux armements entre industriels du génie génétique et insectes ravageurs est bel et bien lancée.
Les biologistes de l'université de l'Iowa l’ont confirmé. La chrysomèle (Diabrotica virgifera virgifera), insecte dont les larves dévorent les racines du maïs, devient résistante à la toxine Bt produite par la céréale modifiée génétiquement. Sans entrer dans le débat « pour ou contre les OGM », l’alerte fait apparaître certaines limites de cette biotechnologie.
Le maïs Bt est un des premiers organismes génétiquement modifiés (OGM) créés et commercialisés par le semencier américain Monsanto. Les biologistes du groupe ont inséré le gène d’une bactérie (Bacillus thuringiensis) dans le génome de la plante. Elle peut ainsi produire une toxine censée neutraliser les insectes qui l’attaquent. Mais la chrysomèle est une dure à cuire.

la rotation de différentes cultures sur une même parcelle, mais l’insecte a réussi à survivre sur le soja en attendant le retour de son cher maïs ;
les traitements par insecticides, coûteux, contre lesquels des phénomènes de résistance ont émergés ;
la création récente d’OGM.

La chrysomèle, dont la larve fait tant de dégâts dans les champs de maïs. © Patrick Dockens, Flickr, CC by-nc-nd 2.0
La responsabilité des agriculteurs
À leur arrivée sur le marché, ces variétés ont connu un franc succès chez les agriculteurs américains. En 2009, le maïs Bt représentait 45 % des cultures de cette céréale aux États-Unis. Pour ralentir l’apparition d’une résistance malgré un tel développement, il aurait été nécessaire de suivre les recommandations de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement : conserver 20 % de la surface cultivée en maïs traditionnel.
La présence de cultures normales, refuges, permet de maintenir une population d’insectes sensibles à la toxine où viennent se diluer les quelques individus résistants sélectionnés dans les zones OGM. Cela évite une transmission trop rapide des gènes de résistance aux générations suivantes, où les individus adaptés restent alors une exception.
La majorité des agriculteurs ont appliqué les consignes, mais la proportion de réfractaires, qui ne laissent pas ou ou très peu de maïs traditionnel, est passée de 10 % à 25 % entre 2005 et 2008. À cela s’ajoute l’arrêt de la rotation des cultures, qui pérennise les populations d'insectes. La résistance actuelle est en effet constatée sur des parcelles où les semences OGM ont été utilisées au moins trois années de suite.
À la décharge des agriculteurs, des analyses en laboratoire ont montré que la résistance apparue chez la chrysomèle semble portée par un gène dominant : une seule copie, du père ou de la mère, (et non les deux) suffit pour qu’elle s’exprime, rendant sa propagation plus difficile à ralentir.
Course aux armements
Pour Denis Bourguet, de l’Inra, « il aurait été sage d’associer dès le départ plusieurs toxines », comme une trithérapie peut le faire face à un virus difficile à traiter. Mais dans tous les cas, il est irréaliste de vouloir vaincre définitivement ces ravageurs. Pour Mickael Gray, spécialiste de la question à l’université de l’Illinois, « le développement de résistance est inévitable en quinze à vingt-cinq ans ». Or le maïs Bt est commercialisé depuis 1996.

Le logo de la firme Monsanto, productrice des semences de maïs Bt. © Limagrain, Wikipedia
Même pour leurs partisans, les OGM ne sont pas une solution définitive, mais une technologie qui doit régulièrement être adaptée. Alors, si Monsanto prend l’alerte au sérieux, le producteur de semences ne s’affole pas et ne remet pas en cause son modèle. Il ne préconise même pas de changer de type semence.
Pour l’instant. Car en réserve, de nouveaux produits sont prêts, assurant l’avenir du groupe si le maïs Bt devient réellement obsolète. Le SmartStax™, par exemple, qui cumule un gène luttant contre les vers des racines, un contre les lépidoptères ravageurs et un dernier assurant à la plante une résistance accrue aux herbicides. Le tout intégrant dès le départ un pourcentage de semences traditionnelles qui constitueront les refuges recommandés.
C’est bien là le départ d’une « Course de la Reine Rouge » chère à Lewis Caroll, où les efforts de recherche des biotechnologies se confrontent à l'évolution d’insectes sélectionnés par le nouvel environnement créé. Reste à savoir comment vont réagir les organismes classiques, coincés entre les futurs « super-ravageurs » et les futures « supersemences » que promet cette guerre…

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#2 sep. 2, 2011 13:49:46

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte



Manifestation contre l’aubergine génétiquement modifiée, à Bhubaneswar, dans le nord-est de l’Inde, en janvier 2010.AFP / ASIT KUMAR


New Delhi, Correspondance - L'Autorité indienne de la biodiversité a annoncé, le 11 août, qu'elle allait engager des poursuites judiciaires à l'encontre du semencier américain Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.



C'est la première fois, en Inde, qu'une entreprise va être poursuivie pour acte de "biopiraterie", une infraction passible de trois années d'emprisonnement.
Monsanto, son partenaire indien Mahyco et plusieurs universités indiennes s'étaient associés en 2005 pour mener les recherches, avec l'appui de l'agence américaine de développement Usaid, favorable aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

MORATOIRE RECONDUIT EN 2011

Une dizaine de variétés existant dans les régions du Karnataka et du Tamil Nadu, parmi les 2 500 que compte le pays, avaient été utilisées pour mettre au point cette première aubergine génétiquement modifiée, destinée à être commercialisée en Inde.

Or, contrairement à ce qu'exige la loi sur la biodiversité votée en 2002, aucune autorisation n'avait été demandée pour utiliser des variétés locales. Les agriculteurs auraient dû notamment être consultés afin de négocier une éventuelle participation aux bénéfices tirés de l'exploitation commerciale de l'aubergine. "Monsanto était parfaitement au courant de la législation et l'a volontairement ignorée", estime Leo Saldanha, directeur de l'organisation de défense de l'environnement Environment Support Group, qui a saisi l'Autorité indienne de la biodiversité de ce cas de biopiraterie.

Contacté par Le Monde, Monsanto s'est refusé à tout commentaire. D'après l'hebdomadaire India Today, le semencier rejetterait toute responsabilité, tout en accusant ses partenaires indiens de ne pas avoir demandé les autorisations nécessaires. Mahyco, dont Monsanto est actionnaire à hauteur de 26 %, a indiqué qu'il s'était contenté de fournir le gène de transformation. L'accusation de biopiraterie est un nouveau coup dur pour Monsanto, et risque de freiner le développement de ses activités en Inde.

Le moratoire décrété en février 2010, par le ministre indien de l'environnement, sur la commercialisation des aubergines génétiquement modifiées a été reconduit cette année. Et sa levée ne semble pas à l'ordre du jour. A l'époque, le Comité de consultation de génie génétique avait pourtant émis un avis favorable à la commercialisation de l'aubergine.

Les opposants aux OGM espèrent que Monsanto ne sera pas autorisé à mener des recherches sur les oignons génétiquement modifiés, comme l'entreprise en a fait la demande au mois de juin.

L'Inde, qui abrite 7,8 % des espèces animales et végétales de la planète sur seulement 2,5 % des terres émergées, est très exposée aux risques de biopiraterie. Le sujet y est particulièrement sensible depuis qu'en 1997, des paysans du nord du pays avaient violemment protesté contre le brevetage, par le semencier américain RiceTec, d'une variété de riz basmati appelée "kasmati".

VICTOIRE DES OPPOSANTS AUX OGM


Afin de disposer de tous les éléments nécessaires, le gouvernement a démarré un projet pharaonique de recensement du savoir-faire en matière de médecine traditionnelle : 200 000 traitements – y compris les postures de yoga – ont déjà été répertoriés. Des centaines de scientifiques épluchent les traités anciens de médecine ayurvédique pour y recenser les vertus déjà éprouvées de fruits ou de plantes médicinales.

Cette "bibliothèque numérique du savoir traditionnel", qui compte 30 millions de pages et a été traduite en cinq langues, a déjà permis d'annuler de nombreux brevets. Celui déposé par une université américaine sur le curcuma pour ses vertus dans la lutte contre le cancer a été annulé à la suite d'une plainte du gouvernement indien. Et la demande de brevet déposée en 2007 par le laboratoire pharmaceutique chinois Livzon, auprès de l'Union européenne, sur la menthe et l'Andrographis (échinacée d'Inde), utilisées notamment comme traitement contre la grippe aviaire, a été rejetée.

Mais aucune de ces organisations n'avait été poursuivie en justice. "Il aura fallu six ans à l'Autorité nationale de biodiversité pour engager les poursuites", regrette Leo Saldanha. Après avoir enquêté sur une éventuelle infraction commise par Monsanto et ses partenaires, l'Environment Support Group avait donné l'alerte en février 2010. "Il faut que l'Autorité nationale accélère et multiplie les enquêtes pour lutter contre les cas de biopiraterie", insiste le directeur de l'organisation non gouvernementale.

Cette action en justice contre Monsanto constitue une victoire pour les opposants aux OGM. Seule la culture du coton génétiquement modifié est actuellement autorisée en Inde. Elle a propulsé le pays au rang de deuxième producteur mondial, devant les Etats-Unis. Mais ces nouvelles semences, coûteuses, sont accusées de ruiner les producteurs les plus fragiles.

L'aubergine, très présente dans l'alimentation quotidienne partout dans le pays, est aussi utilisée comme offrande religieuse. Dans le temple d'Udupi, dans le sud de l'Inde, les fidèles du dieu Krishna s'étaient ainsi violemment opposés à la commercialisation de l'aubergine génétiquement modifiée. Ils craignaient de susciter la colère de leur divinité en lui offrant des légumes "impurs".

Julien Bouissou

Article paru dans l'édition du 18.08.11

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Modifié responsable (sep. 2, 2011 17:01:19)

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#3 sep. 2, 2011 17:06:48

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte

Haïti - Monsanto : Les paysans en colère se soulèvent à Hinche
05/06/2010 11:44:19

Vendredi à Hinche entre 8,000 et 20,000 paysans (1) d’après l’estimation du Mouvman Peyizan Papay (MPP), on manifesté contre le don de 475 tonnes de semences de la multinationale Monsanto dans le cadre du Project Winner, une initiative de l'agence publique américaine d'aide au développement, l'USAID.

Monsanto si dit victime d’une campagne de diffamation fondée sur des informations inexactes et de fausses accusations laissant croire aux agriculteurs que les 475 tonnes données à Haïti sont des semences OGM ce qui est inexacte.

Kathleen Manning porte-parole de Monsanto aux Etats-Unis a indiqué que les semences données aux Haïtiens, avaient été spécialement sélectionnées pour les conditions de culture haïtienne et les pratiques agricoles et n'étaient pas génétiquement modifiées (OGM), Il s'agit de « semences hybrides conventionnelles, déjà utilisées en République dominicaine ». Les semences hybrides sont produites à partir d'un croisement entre deux variétés différentes de plantes visant à produire des rendements plus élevés et des plantes plus résistantes. Ajoutant que ces semences avaient été approuvés par le ministère haïtien de l'Agriculture.

Pour sa part, le ministère de l'agriculture, précise que le but de cette initiative est d'accroître la productivité agricole du pays et qu’il ne s’agit nullement de semences OGM. La ministère précise avoir rejeté l'offre de Monsanto de semences génétiquement modifiées (OGM) parce qu’Haïti n'a pas de loi réglementant leur utilisation.

Mais pour M. Chavannes, coordinateur du MPP, les dons de Monsanto constituent « une attaque contre l'agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti [...] Nous devons nous battre pour nos semences locales ».

De nombreux paysans craignent que les semences reçues ne soient une menace pour les variétés locales. D'autres manifestants tournaient leur colère contre le gouvernement, l’accusant de vendre le pays aux multinationales et réclamant en vrac, le départ du gouvernement, de Monsanto et la destruction des «mauvaises semences»

[NdHL] Ce qu’omet de dire Mosanto, c’est que les semences hybrides en dehors de leurs avantages indéniables et de leurs innocuité pour la santé, sont stériles et ne peuvent donc pas être multipliés par les agriculteurs d’une saison à l’autre. Il faut donc chaque année racheter (a Monsanto) de nouvelles semences, ce qui créé inévitablement une dépendance économique comme c’est le cas de nombreux pays africains et sud américain.

Dans les pays occidentaux cette dépendance n’est pas plus importante que l’achat d’autres intrants chaque année, par contre, dans les pays en voie de développement, cette dépendance empêche dans la très grande majorité des cas l’accès à la souveraineté alimentaire.

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#4 sep. 2, 2011 17:08:41

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte

270.000 fermiers bio se lèvent contre Monsanto
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Près de 300 000 agriculteurs biologiques ont porté plainte contre le « géant » agricole Monsanto qui a, ces dernières années, écrasé méthodiquement l’agriculture bio indépendante.

Le 30 mars, l’équivalent de 270.000 plaignants ont intenté une procédure judiciaire pour tenter de garder une part du marché mondial à l’alimentation bio indépendante. La plainte provient de près de 60 fermes familiales, d’entreprises semencières et d’organisations agricoles biologiques.

Ce collectif mené par OSGATA – Organic Seed Growers et Trade Association – enjoint Monsanto de ne pas contaminer leurs exploitations par les OGM de colza Genuity® et Roundup Ready®. Ces agriculteurs bio disent que leurs cultures de maïs, coton, betteraves à sucre ainsi que d’autres ont été contaminées par les OGM Monsanto, et que même si la contamination fut largement naturelle et involontaire, Monsanto persiste à poursuive des centaines d’agriculteurs pour violation de brevet.

Il ne s’agit plus seulement pour ces agriculteurs de préserver le bio mais aussi la survie de leurs exploitations biologiques indépendantes contre lesquelles Monsanto mènent un harcèlement juridique continu.

Ces dernières années, Monsanto a racheté plus de 20 des plus gros producteurs et vendeurs de semences du pays, et The Street rapporte la mise en place d’une politique forçant leurs clients à utiliser les semences issues de leur bioingénierie et les obligeant à les racheter chaque année sous peine d’être mis sur liste noire et exclus à jamais du marché.

La Commission Securities and Exchange a enquêté l’an passé sur Monsanto sur « les programmes de motivation client », et le ministère de la Justice a décelé une violation probable de la loi antitrust suite à la mise de clients en liste noire depuis 2009.

La politique de rachat de certains de ses concurrents et les poursuites judiciaires menés sur les autres ont permis a Monsanto, l’an passé, d’accroître ses bénéfices de 77 % pour atteindre 490 millions d’euros.

La plainte déposée par les « 270.000? sera examinée par le juge fédéral Naomi Buchwald de la cour de Manhattan.

Dan Ravicher, président de la Public Patent Foundation (PUBPAT), Fondation pour les licences libres, a déclaré dans un communiqué que l’affaire se résumerait à “Monsanto a-t-il le droit de poursuivre les agriculteurs biologiques pour violation de brevet quand les graines ou pollen OGM Monsanto atterrissent sur leurs propriétés.”

“Il parait assez « tordu » qu’un fermier bio contaminé par les semences OGM puisse être attaqué pour violation de brevet, mais le volume des plaintes déposées par Monsanto et les poursuites engagées contre des fermiers par centaines pour violation de brevet, font que nous avons du réagir pour protéger l’intérêt de nos membres.”

La PUBAT a ainsi déposé la plainte au nom des 270 000 plaignants. Cette fondation sans but lucratif, qui propose des services juridiques, relève de l’École de droit Benjamin N. Cardozo.

NDT : On peut regretter que ce type de plainte regroupant plusieurs plaignants et appelée « class-action » soit actuellement impossible sous cette forme en France.

Article originel : RT – Organic farmers sue Monsanto du 28 juillet 2011 et traduction pour libertero par l’auteur.

Mise à jour du thème :
- L’Inde poursuit Monsanto pour biopiraterie - Le Monde 17 août 2011


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#5 sep. 2, 2011 17:13:59

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte

mercredi 23 mars 2011
wikileaks,monsanto et les cancers:l'histoire de l'argent contre les populations
Argentine. L’ambassade americaine a la rescousse du Roundup,
Greenetvert, 18/03/11

Suite a plusieurs rapports des autorites sanitaires provinciales signalant une recrudescence de cas de cancers infantiles et de malformations des nouveau-nes, la presidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner ordonnait debut 2009 au Ministere de la Sante une evaluation des risques sanitaires lies a l’utilisation du glyphosate, le principal composant du pesticide Roundup.
Ces travaux, toujours en cours a l’heure actuelle, ont ete confies a un toxicologue renomme de l’Universite de Buenos Aires (UBA), Andres Carrasco.

Le lobbying americain ne s’est pas fait attendre. Six mois plus tard, l’ambassade des Etats-Unis decidait de presenter des etudes favorables au Roundup devant la Senasa, le service sanitaire agroalimentaire argentin. Dans un cable devoile par Wikileaks, les fonctionnaires americains s’en prennent aux travaux de Carrasco, qualifies de ‘scientifiquement non credibles’.
Travaux pourtant publies sur dix pages en aout dernier dans la revue specialisee Chemical Research in Toxicology (une reference du milieu), et comprenant toutes les donnees necessaires pour etre analyses par la communaute scientifique.
Mais les veritables raisons de la campagne de discreditation menee par l’ambassade americaine apparaissent clairement a la lecture du cable :
« Le glyphosate est le composant actif du pesticide Roundup. Monsanto possede la principale part de marche du glyphosate en Argentine avec 40%, et sera donc la victime principale, la plus vulnerable aux attaques. […] »
« Le departement d’Agriculture de l’ambassade a presente a la Senasa des informations concernant des etudes menees sur le glyphosate, communement utilise aux Etats-Unis ainsi que dans le cadre du programme d’eradication des cultures de coca du Plan Colombie. »
Le cable s’abstient toutefois de mentionner les etudes portant sur la toxicite du glyphosate realisees par l’Universite de Caen, par la Station biologique du CNRS de Roscoff, par l’Universite de Pittsburgh, par l’Universite Nationale de Rosario ou encore par l’Universite du Littoral, pourtant citees dans un article portant sur les travaux d’Andres Carrasco.

Quant a l’analogie entre l’utilisation faite aux Etats-Unis du produit et son emploi en Colombie, la chimiste colombienne Elsa Nivia y voit une aberration totale. La scientifique explique que l’evaluation des risques en conditions d’utilisation normale n’est absolument pas applicable dans son pays, puisque les cultures de coca sont aspergees avec des produits dont la concentration est jusqu’a 26 fois superieure a celle recommandee, et qui contiennent en outre un surfactant nomme Cosmo-Flux 411F, capable de multiplier par quatre l’action biologique du Roundup.
Les plaintes repetees du gouvernement equatorien, soucieux de proteger sa population, ont d’ailleurs oblige la Colombie a suspendre ses epandages de glyphosate a la frontiere avec ce pays.
En Argentine, un rapport de la Commission Provinciale d’Investigation des Contaminants de l’Eau revelait qu’au cours des dix dernieres annees, dans la localite de Leonesa, les cas de cancer chez les enfants de moins de 15 ans avaient triple, tandis que les cas de malformations chez les nouveau-nes avaient quadruple. Une augmentation des pathologies qui correspond au developpement d’immenses rizieres, cultivees a grand renfort de Roundup.

Les scientifiques et les ecologistes n’ont eu de cesse de denoncer le manque de reaction flagrant de la province du Chaco face a cette menace sanitaire, que l’on comprend mieux a la lumiere d’un autre cable devoile par Wikileaks. Celui-ci fait suite a la visite a l’ambassade americaine de Juan Ferreyra, le president de Monsanto Argentine :
« Ferreyra a declare que Monsanto avait entame un dialogue interessant avec des producteurs de coton pour etendre l’utilisation du bt cotton (un coton OGM) […] »
« Monsanto a signe un accord de cooperation avec le gouverneur du Chaco […] qui s’est montre tres enthousiaste a l’idee de travailler avec Monsanto pour ameliorer et developper la production locale de coton. »
Source : pagina12.com.ar

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#6 sep. 2, 2011 17:20:44

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Monsanto poursuivi pour BIOPIRATERIE/Inde - résistance OGM par un insecte

PARIS MATCH OGM-Provoquer la dépendance des paysans
Les semenciers OGM ont déjà investi l’Amérique. Et devant les réticences des opinions publiques européennes, ils se tournent vers les pays en développement, désormais leur principal marché : 46 % des surfaces plantées en 2009 l’ont été dans ces pays, et seuls 10 % des 14 millions d’agriculteurs cultivant des OGM vivent dans des pays industrialisés. L’enjeu est crucial pour l’indépendance des agriculteurs : « L’appropriation par une poignée de compagnies des ressources génétiques des plantes est un grand danger », alerte Arnaud Apoteker (Greenpeace). Quand ils sont cultivés, les OGM dominent très vite le marché : ainsi, en Inde, le coton transgénique représente 90 % de la production du pays, neuf ans seulement après son introduction ! Aux Etats-Unis, 90 % des surfaces cultivées en soja le sont en OGM Roundup Ready, une semence de Monsanto conçue pour résister à l’herbicide du même nom. Les semences OGM sont brevetées et les agriculteurs doivent, année après année, racheter des graines. Pas question de les recycler la saison suivante. Elles sont conçues pour être vendues avec d’autres produits de la compagnie – pesticides, etc. « C’est une logique de marché captif : rendre le paysan prisonnier du semencier et de ses produits », dénonce José Bové. Quatre plantes représentent 99 % des OGM vendus : le soja (60 % de la production mondiale est OGM), le maïs (30 % de la production mondiale), le coton et le colza. Et près de 100 % des OGM commercialisés sont tolérants aux herbicides, résistants aux insectes, ou les deux. Les semenciers cherchent à mettre au point d’autres OGM, notamment le riz, céréale la plus consommée dans le monde. Le National Institute of Plant Genome Research à New Delhi annonce la création d’une pomme de terre transgénique dont la concentration en protéine est 60 % supérieure à celle de la pomme de terre. Budget de recherche et développement de Monsanto : environ 1,2 milliard de dollars. C.F.

Sournoise pénétration : nos animaux sont nourris avec des OGM importés
Officiellement, les OGM concernent principalement l’alimentation animale et, en Europe, les produits destinés à la consommation humaine doivent être étiquetés « avec OGM » s’ils contiennent plus de 0,9 % d’ADN transgénique. Ces derniers sont peu nombreux, environ une trentaine – huile de soja, pop-corn, Chamallows… En dessous, l’étiquetage n’est pas obligatoire. En France, les animaux sont nourris principalement avec des plantes OGM importées ; ceux-ci se retrouvent donc dans nos assiettes sous forme de laitages, viandes, conserves, soupes, préparations pour gâteaux, viennoiseries, céréales, pâtes, purées, produits à base d’œufs, biscuits d’apéritifs, condiments, sauces « à l’agneau », « au poulet ». Même
les labels et les AOC ne garantissent pas une alimentation sans OGM. « En outre, rappelle Arnaud Apoteker, les OGM ne peuvent être mesurés partout. On ne peut les détecter dans l’huile, par exemple. Il faudrait remonter la filière jusqu’au champ pour savoir s’il est planté en OGM… » Les OGM se propagent d’un champ à l’autre et contaminent les cultures conventionnelles. Notamment dans le maïs, présent dans un quart des biens de grande consommation – céréales, huile, polenta, whisky, poulet… En 2007, le soja conventionnel au Brésil a été contaminé à hauteur de 9 % par des OGM. Malgré les strictes mesures de ségrégation entre les champs OGM et non OGM et entre les récoltes, ces transmissions ne sont pas toujours évitables : les abeilles butinent des lieux parfois éloignés, et des gènes OGM sont souvent retrouvés dans le miel. Le Japon ne cultive pas de colza. Pourtant du colza OGM a été trouvé près des ports, sans que le pays arrive à s’en débarrasser car il résiste aux herbicides. En France, ce même colza a été identifié près des voies ferrées. En 2006, Greenpeace détectait des cargaisons de riz venues des Etats-Unis et de la Chine contaminées par du riz transgénique autorisé dans aucun pays du monde. Une inévitable contamination génétique… irréversible. C.F

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