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#1 déc. 22, 2011 17:56:22

ecophyto
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Terre de Liens & Protection des Captages d'eau potable par le BIO

Terre de Liens Ile-de-France


Participer à l’achat de terres

Dès sa création, l’association Terre de liens a commencé à développer les outils de finance solidaire indispensables à la mise en œuvre de son objectif premier : faire sortir la transmission du patrimoine foncier rural des mécanismes spéculatifs du marché et faciliter l’accès au foncier à des porteurs de projets en milieu rural. La réflexion sur ces outils, menée en collaboration avec société coopérative de finance solidaire La Nef, a abouti à la création de la Foncière Terre de liens et du fonds de dotation destiné à devenir prochainement une Fondation reconnue d’utilité publique.

La Foncière Terre de liens part du principe qu’ensemble, les citoyens peuvent prendre en charge un portage collectif et non spéculatif de la propriété, en plaçant leur épargne dans la terre.
Comment ça marche ?

La Foncière Terre de liens offre au citoyen la possibilité d’être un nouvel acteur dans le paysage des « propriétaires fonciers ». En souscrivant des actions Terre de liens, ce dernier permet à la Foncière de porter la propriété de terres sur le long terme. En acceptant que ce placement ne produise pas d’intérêt, il affranchit la terre de la spéculation foncière.

Il s’agit d’assurer un portage collectif de la propriété sur le long terme, à partir de l’épargne, par nature temporaire, des citoyens. Pour que cela fonctionne, chaque citoyen doit « prendre son tour » en apportant une partie de son épargne pendant un temps. C’est cette épargne qui constitue le capital de la Foncière. Le remplacement des épargnants qui ont besoin de récupérer leur épargne par de nouveaux épargnants et le nombre croissant des épargnants nouveaux grâce à la diffusion des idées de Terre de liens a permis jusqu’à aujourd’hui de maintenir et d’accroître le capital disponible pour acheter des terres.

Ce principe d’épargne tournante implique plusieurs choses

Ce capital étant amené à augmenter régulièrement, la base des citoyens entrant dans la rotation doit aussi s’agrandir.
Par ailleurs, le capital doit être « fluide ». La variabilité du capital donne une grande souplesse à la société, et une réserve statutaire de 25% du capital est en permanence disponible pour racheter les actions des actionnaires sortants.
L’investissement dans la Foncière doit être fait dans la durée. S’il n’y a pas de durée minimum (sauf pour les souscriptions donnant lieu à des réductions fiscales), 10 ans est la période souhaitée.

L’application de ce principe a déjà permis à la Foncière Terre de liens de mobiliser près de 6000 actionnaires, particuliers, associations et entreprises pour un montant de 23 millions d’euros et de créer 210 emplois d’agriculteurs.

D’ici fin 2011, 92 fermes et 2157 ha de terres auront pu être acquises.

Cet outil financier est amené à remplir trois fonctions :

La collecte d’épargne et le lien avec les actionnaires: L’objet même de la Foncière repose sur sa capacité à trouver des capitaux pour investir dans la terre. La Foncière met donc progressivement en place des outils de collecte d’épargne auprès des particuliers et des institutions financières. La valeur de l’action, 100 euros, permet à de nombreuses personnes de prendre part au projet d’acquisition. Les actionnaires sont tenus informés des projets en cours et de ce qui se passe sur les fermes acquises.

L’acquisition de terres et de fermes : L’achat d’une ferme est un long processus en plusieurs étapes : veille et repérage d’opportunités, évaluation des biens, instruction des projets, montage financier, montage juridique et administratif des transactions.

La gestion du patrimoine : La Foncière, propriétaire des biens acquis grâce à l’épargne collective, se trouve face à un autre métier : gestionnaire de patrimoine. Établir des baux, gérer les locations, entretenir les bâtiments, suivre l’évolution des projets…


Pour souscrire à la Foncière cliquez-ici

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#2 déc. 22, 2011 17:58:17

ecophyto
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Terre de Liens & Protection des Captages d'eau potable par le BIO











Ajouté le 13 décembre 2011 dans Actualités | Actualités régionales
Poitou-Charentes : la bio à la reconquête de l’eau potable


Afin de protéger 7 captages qui alimentent 100 000 habitants de la région de Niort dans les Deux-Sèvres, un dispositif a été engagé dès 2007 dans le cadre d’une initiative de reconquête de la qualité de l’eau potable. Depuis 2009, un programme spécifique “Eau et bio” et un projet MAET (mesures agroenvironnementales territorialisées) sont développés sur cette zone très agricole, de 45 000 hectares. “Adossé au marais poitevin, ce périmètre de production intensive de maïs enregistre sur ses bassins des taux de pollution des eaux en nitrates et herbicides élevés, atteignant jusqu’à 100 mg de nitrate par litre dans sa partie sud. 5 captages sont classés prioritaires par le Grenelle”, souligne Olivier Caille, animateur du SMEPDE de la vallée de la Courance, l’un des deux syndicats d’eau potable concernés. Cette initiative multipartenariale a été initiée par la Région dans le cadre de la démarche Re-source. “Reconquérir et protéger une ressource en eau de qualité, issue des nappes phréatiques, des rivières et de la mer, nécessitent des actions communes, coordonnées et à long terme”, résume Benoît Biteau, vice-président dela Région en charge de l’agriculture, de la pêche et des cultures marines.


L’appui des MAET

Après les phases d’états des lieux, de diagnostics, de recherches de références, un plan d’action de développement de la bio a été lancé, mené par Bio Sèvres et la chambre d’agriculture. Co-animé par le CNRS, il s’appuie sur le levier incitatif des MAET, contrats sur 5 ans avec les agriculteurs, financés par l’Union européenne, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et la région Poitou-Charentes. Deux zonages ont été définis, le périmètre Natura 2000 et celui des aires d’alimentation des captages. En plus de la mesure “conversion” (337 €/ha), d’autres mesures sont possibles pour les agriculteurs qui ne sont pas encore prêts à franchir le pas : limitation des intrants azotés (137€/ha), limitation des herbicides (221€/ha), remise à l’herbe… “Les engagements ont bien fonctionné au début car le prix bas du blé en conventionnel incitait à réduire les intrants, voire à passer en bio. Aujourd’hui, c’est moins évident”, reconnaît Olivier Caille. N’empêche, le dispositif a débouché sur la conversion de 16 exploitations sur 1200 ha (15 % des surfaces contractualisées entre 2009 et 2011) et la préservation de l’outarde canepetière, espèce en train de disparaître. Un début. “Il existe une inertie chez les agriculteurs qui hésitent avant de s’engager. Il faut les rassurer, ne pas les stigmatiser, et ne pas être donneur de leçons”, conclut Franck Michel adjoint au maire de Niort.

Lons le Saunier! le Bio dans les cantines, une volonté politique de la ville et une relation avec des agriculteurs Bio locaux

CAP21 invitait la Ville de Lons le Saunier à Dijon lors d'un Café citoyen consacré au BIO dans les cantines de la ville.: "Cantines BIO, comment ils ont fait?"



Journée découverte de la restauration collective... par fondationnaturehomme

Avec plus de 5 000 repas journaliers, la cuisine centrale de Lons donne l'exemple: 3 000 repas scolaires, 1 000 repas à l'hôpital, 300 repas pour personnes âgées, 200 repas en entreprise, 500 repas sur place ! Une filière Bio locale. Un coût moyen de denrées alimentaires de 1,70 euro par repas scolaire en 2010.

Le point de départ du BIO dans les cantines de Lons le Saunier :

Dans les années 90 la Ville de Lons le Saunier a constaté une augmentation alarmante du taux de nitrate dans les eaux de la ville due notamment aux activités agricoles. Plutôt que de mettre en place un procédé de dénitrification des eaux, la mairie s’est rapprochée des agriculteurs pour leur demander de se convertir au bio. Elle a notamment incité les agriculteurs présents sur les champs captant de se convertir au blé bio. En échange la municipalité s’est engagée à acheter une partie de cette production en produisant du pain bio. Depuis 2001 le pain de la cantine est BIO.

« Puis nous nous sommes approvisionnés en yaourts et fromages dans le cadre d’un partenariat avec l’ENIL de Poligny. Depuis 2007, 100% des yaourts consommés par les enfants sont bio. » précise Christine Combe, responsable de l’environnement à la mairie de Lons le Saunier.

La ville s’est ensuite aperçue que les maraîchers avaient quasiment disparus de la région. Elle s’est alors porté ‘caution acheteuse’ pour permettre à un jeune producteur de pommes de terre de se lancer. « Nous achetons l’intégralité des légumes produits pour nos besoins scolaires. »

« Au total ce sont plusieurs de pommes de terre, des carottes, des navets, des choux, des radis, des betteraves produits localement et en bio que nous avons transformé dans la cuisine centrale… » Les légumes sont transformés en interne car la cuisine centrale est équipée d’une légumerie.

« Enfin nous nous sommes intéressés à la valorisation de la filière d’élevage de la race locale, la Montbéliarde. Nous achetons des vaches vivantes ce qui représente 200 bêtes par an fournies par 45 éleveurs. Cela représente 100% de la viande bovine consommée dans les cantines. »

La viande est cuite à basse température et à longue durée pendant la nuit. Ce qui permet de faire des économies d’énergie et de valoriser toutes les pièces de viande. Un bœuf bourguignon cuit ainsi dix-sept heures à 73 degrés (de nuit, quand baissent les tarifs d’électricité). Il revient à 6 euros le kilo. A peine plus cher qu’avec du conventionnel. Sauf que l’on en maîtrise la provenance et la qualité.

Les clefs du succès:

· Une collaboration étroite Ville-agriculteurs BIO – acteurs de la filière :

Dans le cadre des marchés publics, la ville de Lons a engagé une véritable relation de proximité avec les fournisseurs dans le cadre d’une démarche de développement local : éleveurs, maraichers, minotiers, tous en BIO du Jura, Ecole Nationale de l’Industrie Laitière et des Biotechnologies de Poligny, le Lycée d’Enseignement Agricole de Montmorot, …

· Une démarche Qualité et d’Optimisation à toutes les étapes :

Si les produits BIO sont plus chers que les produits conventionnels, c’est sur d’autres postes que la ville équilibre ces budgets : moins de frais de transports, moins d’énergie, moins de temps de préparation, moins de déchets, …

· Une volonté politique de la ville de Lons le Saunier :

Maitriser et améliorer la qualité de l’eau, maitriser la gestion des déchets, fournir de bons produits sains aux usagers des cantines, développer une agriculture BIO de proximité, tels sont les principaux axes de la politique municipale.

· Une équipe motivée :

C’est une équipe particulièrement motivée qui gère l’ensemble du processus : les élus, les gestionnaires, les responsables techniques.

CAP21 Bourgogne souhaite développer le BIO dans les cantines scolaires, avec tous les acteurs concernés ; CAP21 organisera en janvier 2012 un second café citoyen sur les conditions de mise en place du BIO dans les cantines en Côte d’Or.

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