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#1 jan. 27, 2012 23:10:01

cabernet1
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Allemagne "20 000 personnes défilent contre les OGM" nous voulons des fermes etre des nourriciers !!!

ALLEMAGNE – PLUS DE 20 000 PERSONNES DÉFILENT CONTRE LES OGM
par Christophe NOISETTE , janvier 2012









L’opposition aux OGM ne faiblit pas, en France avec les différentes actions contre Monsanto [1], mais aussi en Allemagne.
A l’appel de plusieurs organisations, environnementales, de consommateurs, de défense des animaux, des apiculteurs, des syndicalistes agricoles... [2], 23 000 personnes ont manifesté le 21 janvier 2012 devant la Chancellerie, à Berlin, pour dénoncer la présence de plantes génétiquement modifiées dans les champs et dans les assiettes [3]. Slogan principal : « Nous en avons assez : nous voulons des fermes, pas des usines agricoles » [4]. Cette manifestation a eu lieu pendant la « semaine verte » [5], la plus grande foire agricole allemande, pendant laquelle la chancelière allemande, Angela Merkel, a coutume d’inviter les ministres européens de l’agriculture.
Les manifestants demandaient à la chancelière de réorienter la politique agricole afin qu’elle respecte les opinions de la société civile et non les intérêts de l’agro-industrie. Concrètement, ils exigeaient que les subventions soient basées sur des critères sociaux et environnementaux, l’arrêt de la promotion des OGM et notamment du soja GM utilisé pour l’alimentation du bétail, la fin de la spéculation sur l’alimentation et l’arrêt des subventions à l’exportation.
Deux jours avant la manifestation, le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, a rencontré les organisateurs qui lui ont donc transmis leurs revendications. Ilse Aigner, ministre allemande de l’Agriculture, a dénigré cette manifestation en affirmant que les demandes de la société civile étaient déjà réalisées. Pour Simone Knorr, de l’agence d’information indépendante sur les OGM [6], « personne n’a cru la ministre, étant donné le nombre de participants, malgré la neige et le froid ».

OGM France.....

Lors de leur opération commando sur le site de Monsanto à
Trèbes, les militants anti-OGM ont découvert que certaines semences de
maïs étaient traitées par un insecticide interdit en France.
La descente des faucheurs volontaires sur le site de l'usine Monsanto
de Trèbes, avant-hier matin, est en passe de déclencher une enquête
administrative. « On s'est engagé à vérifier toute cette filière », a
confirmé hier, Jean-Luc Dairien, le directeur départemental des
territoires et de la mer (DDTM). Les Faucheurs volontaires ont
également fait d'autres trouvailles au cours de leur « perquisition
citoyenne ». Ainsi, des semences génétiquement modifiées, apparentées
elles aussi au MON 810, ont été découvertes traitées avec du Poncho,
un insecticide systémique dont l'utilisation est prohibée en France.
Son principe actif - la clothianidine - étant le même que celui du
Gaucho, interdit également dans l'Hexagone.
Les semences stockées à Trèbes étaient donc destinées à l'exportation,
si l'on en croit les explications de Yann Fichet. Mais pourquoi
l'industriel se sent-il dès lors obligé de porter la mention suivante
sur les sacs : « ne peut être vendu». Lors de l'entretien avec
Jean-Luc Dairien et Frédéric Bovet, le directeur de cabinet de la
préfecture, les militants anti-OGM ont soulevé ses quelques
singularités sémantiques.
Dernier détail, hier, la direction de Monsanto n'avait
toujours pas pris la décision de porter plainte contre les militants
OGM, dont les dégradations commises ont été constatées par voie
d'huissier.

Hors-ligne

#2 jan. 27, 2012 23:16:33

cabernet1
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Allemagne "20 000 personnes défilent contre les OGM" nous voulons des fermes etre des nourriciers !!!

Un nouvel axe du mal : les anti-OGM

Les Etats-Unis viennent de déposer une plainte devant l'OMC contre l'Europe. Objectif : obtenir une levée du moratoire sur les OGM. Pour Jeremy Rifkin, ce combat est autant économique que culturel.

26.06.2003?|?Jeremy Rifkin?|?The Guardian



OGM : La nouvelle offensive américaine
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Jeremy Rifkin
Robert Zoellick

Vous qui pensiez que la querelle entre l'administration Bush et ses partenaires européens avait pris fin avec la campagne militaire en Irak, détrompez-vous. La Maison-Blanche a maintenant jeté son dévolu sur quelque chose de bien plus personnel : le contenu des assiettes des Européens. Le 13 mai, le gouvernement américain a porté plainte devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour forcer l'Union européenne (UE) à lever son "moratoire de fait" sur la vente de semences et d'aliments génétiquement modifiés. L'UE a répliqué qu'il n'y avait aucun moratoire et a fait remarquer qu'elle avait donné son accord à deux demandes d'importation de semences transgéniques en 2002. Quoi qu'il en soit, la nouvelle offensive du président Bush risque de déclencher une nouvelle querelle entre les deux superpuissances, une querelle dont les retombées à long terme pourraient être plus graves que le désaccord sur l'Irak. En effet, la majorité des Européens a jeté l'anathème sur les aliments génétiquement modifiés. Ils s'inquiètent non seulement de leurs conséquences sur l'environnement et la santé, mais aussi sur la culture. A la différence des Etats-Unis, où la population a accepté depuis longtemps la culture de la nourriture rapide imposée par les entreprises, la nourriture et la culture sont, en Europe, intimement liées : chaque région est fière de ses traditions culinaires et exalte ses produits locaux.
En cette époque de forces mondialisatrices, où les grandes entreprises et les organismes bureaucratiques investis de pouvoirs réglementaires étendent leur emprise sur la société, les Européens ont l'impression que leur alimentation est le dernier vestige d'identité culturelle où ils aient encore leur mot à dire. C'est la raison pour laquelle les sondages d'opinion réalisés en Europe, y compris dans les pays candidats à l'Union, montrent qu'une écrasante majorité de la population est contre les aliments génétiquement modifiés. Les multinationales de l'industrie alimentaire présentes en Europe, comme McDonald's, Coca-Cola et Burger King, ont pris en compte cette aversion et ont promis de ne pas utiliser de produits contenant des OGM. Tenter de les imposer ne ferait qu'alimenter la colère et le ressentiment du public.
En laissant entendre que l'opposition de l'Europe aux aliments génétiquement modifiés équivaut à condamner des millions de personnes à mourir de faim dans le tiers-monde, la Maison-Blanche a aggravé une situation déjà peu brillante. Toujours selon le gouvernement américain, la politique européenne en matière d'OGM oblige les paysans pauvres des nations en voie de développement à cultiver des plantes traditionnelles et leur fait perdre les avantages commerciaux qui vont de pair avec les cultures transgéniques. Mais les commentaires du président Bush sur les nombreux bénéfices des aliments génétiquement modifiés ressemblent davantage à une campagne de relations publiques qu'à un discours politique fondé sur des arguments solides.
Le problème de la faim dans le tiers-monde est un problème complexe qui ne pourra pas être résolu par l'introduction de cultures transgéniques. En premier lieu, 80 % des enfants qui souffrent de malnutrition dans le monde en voie de développement vivent dans des pays où il existe un surplus alimentaire. La cause de la famine tient plutôt à la manière dont les terres arables sont exploitées. Aujourd'hui, 21 % de la production agricole de ces régions est destinée à l'alimentation animale. Dans de nombreux pays, plus de un tiers des céréales sont cultivées pour nourrir les animaux d'élevage, qui seront mangés par les gens les plus riches du monde dans les nations industrialisées du Nord. Résultat : les consommateurs prospères du Nord ont un régime alimentaire riche en protéines animales, et les populations les plus défavorisées de la planète n'ont plus que très peu de terres pour faire pousser les céréales qui nourriront leurs familles. Qui plus est, les terres disponibles appartiennent souvent aux grands groupes agro-industriels internationaux, ce qui ne fait qu'aggraver la situation des habitants des campagnes. L'intro- duction de cultures alimentaires génétiquement modifiées ne change en rien cette réalité de base.

Hors-ligne

#3 jan. 27, 2012 23:18:36

cabernet1
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Allemagne "20 000 personnes défilent contre les OGM" nous voulons des fermes etre des nourriciers !!!

Vendredi 27 janvier 2012




À la une > Hebdo n° 1108 - Amériques - Économie - Écologie - Sciences - Culture
GÉNÉTIQUEOGM et santé : la polémique éclate à nouveau

Selon une récente étude chinoise, les aliments pourraient avoir un effet sur nos gènes. Pour le site militant AlterNet, c’est la preuve qu’il faut réformer la réglementation sur les produits génétiquement modifiés.
ais)


Etats-Unis


En couverture : Ouvrier d’une exploitation agricole, en Suisse.© Photo de Alban Kakulya, Strates.

France
Courrier international


Organisme génétiquement modifié.

Des chercheurs chinois ont découvert dans le sang et les organes d’êtres humains des traces d’acide ribonucléique (ARN) provenant du riz. Cette équipe de l’université de Nankin, menée par le biologiste Chen-yu Zhang, a démontré que ce matériel génétique pouvait se fixer à l’intérieur de cellules du foie et influer sur le taux de cholestérol dans le sang. Le type d’ARN en question est appelé micro-ARN en raison de sa taille extrêmement petite. Depuis sa découverte, il y a une dizaine d’années, des études ont montré que le micro-ARN est impliqué dans l’apparition de plusieurs affections humaines, parmi lesquelles le cancer, la maladie d’Alzheimer et le diabète, et qu’il fonctionne en bloquant certains gènes.

Tomate à longue conservation

Les chercheurs chinois ont mis en évidence le premier cas in vivo de micro-ARN d’origine végétale capable de résister à la digestion et d’influer sur les fonctions des cellules humaines. Si les résultats de leurs recherches sont confirmés par un examen scientifique approfondi, cela tendrait à prouver que, quand nous mangeons, nous ne consommons pas seulement des vitamines et des protéines, mais aussi des régulateurs de gènes.

Même si à l’origine cette étude n’avait rien à voir avec les OGM, elle pourrait avoir des implications sur ce front. Les travaux de l’équipe chinoise révèlent en effet la ­possibilité que de nouveaux produits alimentaires, comme les organismes génétiquement modifiés, aient des effets jusqu’ici méconnus sur la santé humaine. Le site de Monsanto affirme qu’“il n’y a aucun besoin ni intérêt à tester l’innocuité des aliments génétiquement modifiés sur les humains”. Cette assertion a peut-être une utilité sur le plan commercial, mais elle repose sur une conception de la génétique datant des années 1960. Elle est conforme à ce que l’on appelle la théorie fondamentale de la biologie moléculaire, selon laquelle il n’existe qu’un seul processus de transfert d’information entre l’ADN et la cellule. On peut comparer ce principe à la commande d’une pizza : l’ADN code le type de pizza souhaité et le commande, l’ARN est le bon de commande qui précise les ingrédients à utiliser, et la pizza, une fois livrée, représente la protéine codée par l’ADN. Même si elle est fondamentalement correcte, on sait depuis des décennies que cette théorie pêche par excès de simplisme. Ainsi, des micro-ARN qui ne codent rien n’en circulent pas moins dans les cellules pour réguler l’expression des gènes. Si un fragment d’ADN commande une pizza, il peut aussi bombarder la pizzeria de micro-ARN capables d’annuler la livraison de pizzas commandées par d’autres fragments d’ADN. Des chercheurs ont tiré parti de ce ­processus en préparant de minuscules brins d’ARN pratiquement identiques aux micro-ARN et en les utilisant pour bloquer l’expression de certains gènes. Cette technique, appelée extinction de gène par “ARN interférence”, a été employée pour produire la Flavr Savr, une tomate à longue conservation (résistante à la décomposition) commercialisée pour la première fois en 1994. En 2007, plusieurs équipes de recherche ont réussi à produire des ARN d’origine végétale capables de tuer des insectes en détruisant certains de leurs gènes. Or, sur le plan génétique, les humains et les insectes ont beaucoup en commun. Il est donc tout à fait possible que des micro-ARN conçus pour agir sur la régulation des gènes de certains insectes puissent avoir un effet sur les êtres humains.

Des tests indispensables

L’affirmation de Monsanto selon laquelle les tests de toxicologie humaine n’ont pas lieu d’être repose sur le concept d’“équivalence en substance” [un principe suivi aux Etats-Unis et au Canada], qui veut que, quand on compare des plantes génétiquement modifiées avec des plantes non modifiées, seul le produit final soit analysé. En d’autres termes, tant que la plante OGM obtenue n’est pas toxique, l’ADN qui a été introduit dans celle-ci n’est pas considéré comme différent de celui que possède la plante équivalente non OGM, et il ne pose donc pas de problème. Si ce principe était appliqué au droit de la propriété intellectuelle, beaucoup de brevets de Monsanto seraient probablement caducs.

De nombreux partisans des OGM diront que, si l’on devait soumettre les aliments génétiquement modifiés à des tests de toxicologie, il faudrait faire de même pour tous les aliments de la planète. Or c’est justement l’approche que nous avons déjà adoptée pour les plantes existantes. Voilà même des milliers d’années que les êtres humains goûtent, parfois au prix de leur vie, les choses les plus étranges. C’est ainsi que nous avons pu déterminer quelles plantes étaient toxiques ou susceptibles de déclencher des allergies.

Il est temps de reconnaître que les systèmes génétiques sont bien plus complexes que les règlements – et les entreprises qui les ont rédigés – ne le prétendent. Les tests sur l’innocuité des aliments génétiquement modifiés sur les humains peuvent être difficiles à mettre en œuvre : combien de personnes, en effet, se porteraient volontaires pour manger des épis de maïs à seule fin de découvrir leurs effets ? Mais, si des entreprises comme Monsanto souhaitent produire des plantes capables de tuer des insectes via des mécanismes génétiques qui pourraient ressembler aux nôtres, il est indispensable qu’elles procèdent à ces tests. L’une des premières choses à faire pourrait être de vérifier si l’ADN introduit dans les OGM agit – par l’intermédiaire des micro-ARN – sur d’autres protéines que celles qu’il est censé coder. Or, selon la page web de Monsanto, “il n’est pas nécessaire de tester l’innocuité de l’ADN introduit dans les plantes génétiquement modifiées. L’ADN (comme l’ARN) est présent dans presque tous les aliments. L’ADN est non toxique et ne présente en lui-même aucun danger.” Dans l’état actuel de nos connaissances, cette position témoigne d’une certaine arrogance. L’avenir nous dira si elle était également imprudente. Il existe des méthodes informatiques pour vérifier si un micro-ARN peut accidentellement détruire des gènes humains. Le mieux que nous puissions espérer est que Monsanto utilise un jour ces méthodes.

Etant donné son refus d’étiqueter les aliments génétiquement modifiés, l’entreprise considère manifestement que nous devrions fermer les yeux, ouvrir la bouche et avaler. Il est temps qu’elle reconnaisse que l’ADN ne fait pas que coder des protéines. Même si c’est pour la simple raison que l’ARN est beaucoup plus complexe que James Watson et Francis Crick, les deux scientifiques qui ont découvert la structure de l’ADN, ne l’avaient imaginé.
Ari Le Vaux

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