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#1 avr. 9, 2013 07:44:40

ecophyto
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Les producteurs de lait bio épargnés par la flambée des prix



Les producteurs de lait bio épargnés par la flambée des prix
Si la plupart des éleveurs sont directement touchés par l'augmentation du prix des céréales, ce n'est pas le cas de tout le monde. En effet, grâce à une décision prise il y a 15 ans de ne produire que du lait bio, Hervé Loury ne ressent nullement les effets de cette flambée des prix.



Filière lait - Vitré - Ille et Vilaine - ils s’organisent

L'EARL des Ferrières à Vitré compte environ 80 vaches qui paissent librement sur 75 ha de prés d'herbe. En hiver, elles se nourrissent d'herbe séchée sous un toit qui récupère l'énergie solaire. Et chaque année, Hervé Loury produit 400 000 litres de lait bio, dont la plupart sont vendus à Lactalis, et le reste aux collectivités et aux boulangers de la région. « En fait, je n'ai pas besoin de complément en céréales qui viennent d'ailleurs, explique l'éleveur. De manière plus générale, je suis parfaitement autonome, puisque je ne livre que localement. J'ai même acheté un véhicule électrique il y a peu. »
« Pire que la colonisation ! »

Mais pour Hervé Loury, produire bio fait partie d'une réflexion plus vaste sur le rôle de l'occident par rapport aux pays en développement. Le résultat d'une prise de conscience que l'éleveur ne regrette absolument pas. « L'agriculture doit avant tout servir à nourrir les hommes, et non les voitures, poursuit-il. Or aujourd'hui, on détourne une partie de l'agriculture pour fabriquer des agro-carburants : c'est un non-sens ! Il y a une sorte de course au rendement qui se joue au détriment des pays africains ou sud-américains. Les Chinois sont en train d'acheter l'Afrique pour y faire pousser des céréales destinées à faire du carburant, si bien que les populations locales ne peuvent même plus produire pour se nourrir elles-mêmes. Ce qu'il faut, c'est une autre réflexion sur le transport, avec des énergies propres, et surtout morales ! »

C'est d'abord pour lui, mais aussi par souci éthique envers les populations défavorisées qu'Hervé Loury a décidé de ne vendre que du lait bio. Un choix qui, selon lui, prend tout son sens au regard de la situation actuelle des agriculteurs traditionnels. « On détruit l'Amazonie pour produire du soja qui sert à nourrir les cochons, dénonce-t-il. C'est pire que la colonisation ! Finalement, en produisant et en vendant sur des circuits courts, locaux, on aide les populations du monde entier à se sortir de ce système. Et l'on n'est plus dépendant des spéculations sur les céréales. »

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#2 avr. 9, 2013 07:51:41

ecophyto
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Les producteurs de lait bio épargnés par la flambée des prix

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#3 avr. 9, 2013 07:53:48

ecophyto
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Les producteurs de lait bio épargnés par la flambée des prix


La filière bio ne connaît pas la crise

Le chiffre d'affaires de la filière dépasse les 4 milliards d'euros, plus de 36 000 agriculteurs français se sont convertis et les parcelles cultivables s'étendaient sur 173 000 hectares au dernier pointage de l'Agence Bio.
Zegreenweb
Publié le 6 janvier 2013 - Mis à jour le 2 avril 2013

60 % des Français disent avoir déjà investi dans des produits bio.

La conjoncture économique demeure des plus maussades, mais la filière bio fait mieux que résister...

La preuve en chiffres...

Nos concitoyens en consomment de plus en plus. Simple tendance ou retour en force et durable de ce que d'aucuns appelleraient l'"authenticité alimentaire" ? Si l'objectif fixé par la précédente majorité de 20 % de la SAU (Surface agricole utile) dédiés à l'agriculture biologique a été abandonné par l'actuel gouvernement, lequel ne vise plus "que" 7 % à l'horizon 2017, les denrées alimentaires bio ont la cote.

Le chiffre d'affaires de la filière dépasse en effet les 4 milliards d'euros, plus de 36 000 agriculteurs français se sont convertis et les parcelles cultivables s'étendaient au dernier pointage de l'Agence Bio, début octobre, sur quelque 173 000 hectares.

Des chiffres encourageants, tout comme les résultats d'un sondage effectué lors du dernier trimestre de 2011 selon lequel 60 % de nos compatriotes disent ainsi avoir déjà investi dans des produits bio et le recul de 38 à 30 % de la part des importations depuis 2009. Il y a de fortes chances que ce pourcentage augmente encore dans les années à venir.

Pour en savoir plus : http://www.zegreenweb.com/sinformer/le-bio-resiste-a-la-crise,60165
Une fiscalité avantageuse

Il est des cas comme celui-ci où les clivages politiques traditionnels s'effacent devant une noble cause. La défense de l'agriculture biologique, dont on rappellera qu'elle proscrit l'usage de pesticides et de diverses substances toxiques à la nocivité indiscutable, tant pour l'Homme que pour l'environnement, en est une.

Afin qu'elle continue de progresser dans nos frontières, le gouvernement Ayrault a proposé à l'Assemblée nationale une prolongation de son crédit d'impôt. Justifié par les créations d'emplois dans le secteur et soulignant la « demande nationale forte » en produits bio, l'amendement a été adopté par les députés le mois dernier dans le cadre du budget rectificatif pour 2012.

L'inverse eut il est vrai déclenché, à n'en pas douter, un tollé auprès des écologistes et autres associations de protection de l'environnement.

Pour en savoir plus : http://www.zegreenweb.com/sinformer/prolongation-de-deux-ans-du-credit-dimpot-sur-lagriculture-biologique,62256


Une marge de progression importante

Agronome et géographe interrogé le mois dernier par nos confrères de Terra Eco, Jacques Caplat est persuadé que l'agriculture biologique peut permettre de relever le défi de nourrir neuf milliards de bouches, voire davantage, à l'horizon 2050.

« Ce concept fonctionne de façon optimale avec un mélange de cultures sur une même parcelle. Des légumineuses, parce qu’elles sont capables de capter l’azote de l’air. Des arbres, parce qu’ils vont chercher le potassium en profondeur et le restituent en surface. Il n’y a plus de concurrence entre les plantes, mais une complémentarité. Cela permet de bien meilleurs rendements », fait valoir l'expert, qui s'appuie également sur les résultats d'une étude menée en 2006 par des spécialistes de l’Université de l’Essex (Grande-Bretagne).

Consistant en une synthèse réalisée dans cinquante-sept pays sur quelque trente-sept millions d’hectares, elle a conclu que les rendements sont 79 % plus élevés en agriculture biologique dans les zones tropicales.

Une supériorité qui se passe de commentaire...

Pour en savoir plus : http://www.zegreenweb.com/sinformer/pourra-t-on-nourrir-neuf-milliards-detres-humains,62260
En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/rdvinvite/filiere-bio-ne-connait-pas-crise-zegreenweb-597077.html#eEgHb7IAfHmbTHoc.99

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