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#1 nov. 17, 2013 15:32:52

cabernet1
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Au nom de la Terre (film complet)

A VOIR Au nom de la Terre - Pierre RAHBI Film français complet
Synopsis et détails Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l'un des pionniers de l'agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, e...

http://www.youtube.com/attribution_link?a=WWiJIICUO-96LlYYnUx64w&u=%2Fwatch%3Fv%3D1NWEfxgMobs%26feature%3Dshare

IMPORTANT POUR VOIR LE FILM TAPER DANS LA CASE DE YOU TUBE au nom de la terre

Modifié cabernet1 (nov. 17, 2013 15:45:18)

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#2 nov. 17, 2013 15:48:01

cabernet1
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Au nom de la Terre (film complet)



Quel est le point commun entre Zaz, Jean-Jacques Goldman et Coline Serreau ?
son nouveau single
Jean-Jacques Goldman a écrit et composé cette magnifique ballade, suite à une conversation au cours de laquelle Zaz lui a présenté son engagement associatif au sein de 'Colibris'; mouvement citoyen qui cherche à construire une société à la fois écologique et humaine.
C'est là que Coline Serreau intervient.
Réalisatrice du documentaire « Solutions locales pour un désordre global »,
co-produit par 'Colibris'(pierre rabhi), elle était donc un choix naturel pour diriger le clip de cette nouvelle chanson.








http://www.youtube.com/watch?v=W4DTYmmTsyQ&feature=youtu.be

Modifié cabernet1 (nov. 17, 2013 15:51:09)

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#3 nov. 17, 2013 15:53:15

cabernet1
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Au nom de la Terre (film complet)

Une Bretagne inventive et autonome ...
De l’herbe, rien que de l’herbe ! Jeune éleveur breton, Ronan Guernion fait brouter ses vaches toute l’année, leur donne le moins de céréales possible et n’utilise pas du tout de soja. Il s’inspire de la méthode testée par André Pochon dès les années 50. Parcours croisés.

Le soja, Ronan Guernion n’en veut pas. Cet éleveur breton de 26 ans, qui a repris la ferme de ses parents en 2008, est l’un des initiateurs du documentaire « Terres à taire ». Il est parti avec d’autres membres de mouvements de jeunesse et d’éducation populaire, enfants d’agriculteurs comme lui, étudier la filière soja au Paraguay. Leur film met en évidence « les interdépendances entre la Bretagne et l’Amérique latine », et les problèmes de souveraineté alimentaire que cela pose d’un côté comme de l’autre. Pour équilibrer en protéines l’alimentation des bêtes nourries au maïs, la Bretagne importe en effet des tonnes de tourteaux de soja.

Les parents de Ronan faisaient déjà paître leurs vaches laitières. Mais le jeune homme veut aller plus loin : il a réduit la part de céréales dans leur alimentation, et n’utilise « quasiment plus » de pesticides. Installé à Tonquédec, dans les Côtes-d’Armor, il mène ses 45 vaches au champ été comme hiver, « dès que le terrain supporte leur poids ». Les prairies, dont il gère l’alternance pour obtenir le meilleur rendement possible, occupent les trois quarts de ses 38 hectares. Ses cultures de maïs et de mélange céréalier complètent les rations de foin. Le fait de donner peu de maïs à son cheptel lui permet de remplacer le soja par du colza, moins riche en protéines.
De moins en moins dépendant

Les mauvaises années, il préfère se séparer de quelques vaches plutôt que d’augmenter la part d’aliments concentrés. Il envisage de passer en bio, aimerait renoncer complètement aux céréales, mais « je n’ai pas assez de surface pour nourrir totalement mes vaches à l’herbe, et si je réduis ma production, ce sera compliqué financièrement. Il faut d’abord arrêter d’investir et rembourser les emprunts. » L’équilibre à trouver est subtil, mais Ronan est sûr d’avoir fait le bon choix. « Je m’éloigne d’un système où l’on dépend des cours des céréales et du soja, des intrants, du pétrole… Comme mes vaches broutent directement, j’ai moins de transports et de tracteurs. »

Le jeune éleveur, qui a fait sienne la « méthode Pochon », n’était pas né en 1981, quand André Pochon a écrit son livre de référence, « La prairie temporaire à base de trèfle blanc ». L’histoire du plus célèbre des agriculteurs bretons commence en 1955 dans les Côtes-d’Armor, dans une « petite ferme de rien de tout ». À l’époque, les ingénieurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) vantent les vertus de la prairie, qu’ils conseillent d’enrichir en engrais azoté. Le jeune Pochon applique « consciencieusement » ces directives, mais il se rend compte que le voisin, qui n’épand pas d’azote, a une prairie de trèfle blanc magnifique. Il convainc un groupe de collègues de faire des essais. « Le trèfle blanc fixe l’azote de l’air, ce qui enrichit le sol et profite à l’herbe », explique-t-il aujourd’hui. « Et ce que les ingénieurs n’avaient pas vu, c’était que l’engrais azoté nuisait au trèfle blanc ! » Approuvée par l’Inra, la méthode fait ses preuves et la ferme d’André Pochon devient, sans engrais azoté, « la plus intensive du département ».

La ruée sur le maïs

Pourtant, dans les années 70, tout le monde se détourne de l’herbe, se met à cultiver du maïs et achète des aliments concentrés pour augmenter les rendements. « Même l’Inra ne parlait que de ça. Plus tard, l’un de ses dirigeants m’a avoué que l’institut avait suivi le mouvement pour ne pas perdre sa crédibilité » raconte le paysan, qui a lui-même cédé brièvement à la mode. Retourné à ses chères prairies, il crée en 1982 le Centre d’étude pour un développement agricole plus autonome (Cedapa), dont fait partie Ronan Guernion. Les groupes formés par Pochon ont essaimé dans huit régions et se sont fédérés au sein du Réseau agriculture durable, qui compte 3 000 membres.

« De plus en plus de jeunes changent leur fusil d’épaule », se félicite le vieil homme. Ils y sont encouragés par la flambée des cours du soja et par les programmes de lutte contre les algues vertes et la pollution des eaux, qui demandent aux agriculteurs bretons de réduire leurs émissions d’azote. Mais les éleveurs en système herbager restent très minoritaires. À 81 ans, André Pochon continue donc de sillonner les fermes et de veiller à la bonne application de sa méthode, un peu inquiet de voir que certains « ne se préoccupent plus de la fertilité du sol et ne mettent pas d’engrais de fond ». [1] « Une agriculture durable ne doit pas épuiser les sols. Il faut que nos prairies restent belles si on veut que notre modèle soit crédible », insiste-t-il. Épuisé maintes fois, son livre vient d’être actualisé et réédité.

(Illustration : Comme 150 éleveurs des Côtes-d’Armor, Ronan Guernion a fait sienne la méthode d’André Pochon. Crédit photo - Cedapa)

Lisa Giachino

lagedefaire-lejournal.fr

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#4 nov. 21, 2013 13:42:23

Bernard
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Au nom de la Terre (film complet)



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