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#1 avr. 26, 2014 18:01:08

cabernet1
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Bengladesh:Le groupe Auchan nous laisse tomber car il ne veut pas se mettre en conformité


Bengladesh:Le groupe Auchan nous laisse tomber,car il ne veut pas se mettre en conformité....c'est aussi ce qu'ont dit des agriculteurs Français,qui aujourd'hui pour PLUS de PRIX équitables,d'éthique,de Transparence demandé par les consom'ACTEURS se regroupent pour vendre autrement.
Conditions de travail
Les drôles de promesses d’Auchan aux travailleurs bangladais

Il y a six mois, le Rana Plaza qui hébergeait cinq usines textile s’effondrait, entraînant la mort de 1133 personnes, et davantage encore de blessés. Parmi les marques pour lesquelles les victimes travaillaient : Auchan, qui refuse toujours de participer au fonds d’indemnisation. Ce qui lui vaut d’être nominé dans la catégorie « Mains sales, poches pleines », du prix Pinocchio, décerné par l’association Les Amis de la terre à l’entreprise ayant mené la politique la plus opaque au niveau financier.

Nazma, 21 ans, fait partie des rescapés de l’accident du Rana Plaza. Le 24 avril dernier, jour de l’effondrement de l’immeuble qui a englouti des centaines de personnes, elle était au huitième étage, occupée à confectionner des vêtements pour diverses grandes marques occidentales. Le père de leur tout jeune enfant (né après le drame), a eu moins de chance : juché au dixième étage de l’ édifice, il n’a pas survécu. La jeune femme a touché un peu d’argent grâce à l’association de solidarité internationale ActionAid, et certains de ses frais médicaux ont été rembousés. Elle a aussi eu de quoi payer l’enterrement de son mari. Mais elle attend toujours d’éventuelles indemnités des enseignes occidentales. Pour combien de temps encore ?

Difficile à dire. « Mais les choses avancent, même si c’est bien trop lent », assure Vanessa Gautier de l’ONG Peuples solidaires. En septembre, une nouvelle réunion s’est tenue à Genève sous l’égide de l’organisation internationale du travail (OIT). Neuf enseignes, sur les 29 invitées, se sont déplacées. A l’ordre du jour : les modalités de participations au fonds d’indemnisation créé pour venir en aide aux victimes du Rana Plaza, et à leurs familles. « Pour la France, seule Camaïeu était présent, reprend Vanessa Gautier. Alors que Auchan a reconnu qu’une partie de sa production a été sous-traitée de manière informelle par l’un de ses fournisseurs au Bangladesh dans l’une des usines du Rana Plaza, c’est silence radio sur sa participation au fonds d’indemnisation. »

Auchan victime de la sous-traitance sauvage ?

Évalué à 54 millions d’euros, le fonds doit être abondé à 45% par les donneurs d’ordre, soit 23 millions d’euros. Le reste étant payé par le gouvernement bangladais, l’organisation bangladaise des exportateurs de textile, et les propriétaires des usines installées dans l’immeuble Rana Plaza. Pour pallier aux atermoiements de l’accord international entre les entreprises donneuses d’ordre, quelques versements d’urgence qui ont été faits par des ONG présentes sur place. Le groupe irlandais Primark a par ailleurs débloqué une aide d’urgence, destinée à plusieurs victimes.

Aux côtés de Carrefour et d’une trentaine de grandes marques textiles européennes et nord-américaines, Auchan a finalement signé, en juin dernier, l’accord de prévention des incendies et de sécurité dans les usines textile du Bangladesh. Le groupe, propriété de la famille Mulliez, 3ème fortune française, promet au début de l’été de lutter « contre le phénomène de la sous-traitance non déclarée dans la filière textile » au Bangladesh, où elle prévoit de continuer à se fournir [1] « Il ne s’agit pas de mieux surveiller les sous-traitants, comme Auchan promet de le faire, mais d’avoir une politique d’achats avec une relation plus équitable avec les fournisseurs », commente Vanessa Gautier. « Auchan se dit victime de la sous-traitance sauvage. Alors que pour nous, elle en est responsable, de par ses pratiques d’approvisionnement. »

L’entreprise, qui n’a pas donné suite aux sollicitations de Basta ! sur cette question de l’indemnisation, s’est par ailleurs engagée à organiser des « visites inopinés des sites ». « Cette mission s’ajoutera à la série de contrôles sociaux et de qualité déjà en place. Le premier contrôleur de production sera opérationnel au Bangladesh dès septembre 2013 », explique le groupe, sans pour autant tirer le bilan des actuelles politiques de « responsabilité sociale » qui n’ont pas empêché le drame du Rana Plaza. « Pour le moment, nos partenaires au Bangladesh n’ont rien constaté », réagit de son côté Vanessa Gautier.

Nous en saurons peut-être plus à la fin du premier trimestre 2014, période à laquelle Auchan s’est engagée à communiquer sur l’avancement de la mise en œuvre de son plan d’action. Mise en œuvre dûment contrôlée par la direction de l’audit interne de groupe ! En attendant, pour dénoncer le décalage entre discours et pratiques, les votes sont ouverts sur le site prix-pinocchio.org.

Nolwenn Weiler

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#2 avr. 26, 2014 18:02:20

cabernet1
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Bengladesh:Le groupe Auchan nous laisse tomber car il ne veut pas se mettre en conformité

Le groupe Auchan a présenté jeudi en comité central d'entreprise un plan stratégique qui réduira les effectifs de 300 postes en trois ans, selon la CFDT Auchan. L'information a été confirmée ce vendredi par Auchan.

Le groupe Mulliez, qui comprend principalement le groupe Auchan, possède une filiale belge qui détient 3,7 milliards d’euros de fonds. Grâce à cette dernière et à l’exil fiscal, le groupe a pu bénéficier de 55 millions d’euros d’économie d’impôts pour les années 2010 et 2011.
Quand on sait que les 50 Milliards du pacte de responsabilité doivent aller à de Grands Groupes qui font de l'Optimisation Fiscale à la limite de l'égalité,il faudrait plutôt mettre cet argent dans nos PME/PMI qui ELLES font de l'emploie + Durable et éthique que "les Auchans" dont la famille Mulliez vie en Belgique et possède même une rue....


Modifié cabernet1 (avr. 26, 2014 18:11:45)

Hors-ligne

#3 avr. 26, 2014 18:09:41

cabernet1
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Bengladesh:Le groupe Auchan nous laisse tomber car il ne veut pas se mettre en conformité





Alternatives
A Oullins, les paysans ont créé un supermarché bio


En cherchant la "Super Halle", située à Oullins dans le Rhône, on s’attend à trouver un immense marché couvert, à l’image des grandes halles de producteurs s’étalant sur des milliers de mètres carrés. Mais cette Super Halle est "super" par son concept plutôt que par sa taille.

- Oullins (Rhône), reportage

La décoration est épurée, on ne recherche pas l’ambiance cosy d’une épicerie bio mais l’atmosphère est chaleureuse. Dès l’entrée, on a le choix. Soit on s’installe à une des tables en bois dans le coin restauration "La cuisine des producteurs" soit on s’engage dans les rayons de l’épicerie bio. Grandes étagères en bois, un rayon entier de distributeurs d’aliments en vrac… un choix complet et réfléchi pour répondre au maximum à tous les besoins du consommateur.

Il n’y a pas de limite de kilomètres pour l’approvisionnement mais Ronan Calard, chef de projet, assure que chaque produit sera réfléchi, on fait au plus local, même si ce n’est pas tout le temps possible. Finalement, les produits sont les mêmes que dans les magasins bios.

Au fond du bâtiment on trouve la partie "vente directe". Ici, c’est le territoire des seize producteurs associés qui se relaient toute la semaine pour assurer la vente de leurs produits. Pour eux, il est important de proposer le "meilleur" et le meilleur c’est ce qui est du coin et ce qui produit de l’économie, localement. "Ça permet de palper ce qui est produit et de recréer un lien avec la terre".

Un pari ambitieux

Le projet, l’équipe le porte depuis de longs mois. Il devait initialement s’implanter suite à la cessation d’activité de la Halle de la Martinière, premier marché couvert de Lyon depuis 1838 qui a fermé ses portes en 2011, mais un autre projet a remporté l’appel à candidature.

Le concept ne sera pas abandonné pour autant et c’est après une longue période de prospection qu’il trouve enfin son nid. A travers une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Sud Ouest lyonnais semble montrer un vif élan de consommation responsable au sein de la population résidente et le local d’Oullins présente justement plusieurs atouts : le loyer attractif, l’accessibilité grâce à la voie rapide et au métro.

De plus, les locaux eux-mêmes (800 m2 en tout, dont 300 m2 de vente sous sept mètres de plafond,) sont très pratiques pour l’aspect logistique. Enfin, l’offre n’étant pas très développée dans la zone, la concurrence n’est pas un souci.

Mais alors, qui sont ces producteurs qui se sont lancés dans l’aventure ? Quatre maraîchers, quatre producteurs de viande, cinq producteurs laitiers, un arboriculteur, une productrice d’herbes aromatiques et un producteur de fruits. Tous sont installés à moins de 80 km d’Oullins.

Sur les seize, sept sont labellisés bio, mais tous s’engagent dans la démarche "Agriculture Paysanne" et c’est ce qui compte. L’agriculture paysanne est bien une démarche, non un label. Même si elle n’est pas contraignante, elle est plus complète que le simple label AB car elle prend en compte les aspects environnementaux, humains, sociaux et économiques.

Elle favorise par exemple les fermes à taille humaine, le fait de maîtriser les investissements pour limiter son endettement et ainsi faciliter la transmission, etc. La charte sert de repère pour le paysan. C’est l’Adear, Association pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural, qui assure le suivi des fermes dans leur volonté de progression. La démarche est un engagement moral, la qualité et le local prévalent sur le 100 % bio.


- L’équipe de la "Super Halle" -

Se mettre d’accord, tous ensemble

Côté producteurs, tout le monde vend les produits de tout le monde. Durant leur permanence, l’éleveur de chèvres s’occupe des légumes tout comme la productrice de canards vend les fromages. Pour le stock, au sein de chaque filière, il y a entente en amont, pour décider de qui produit quoi et en quelle quantité. On ajuste au fur et à mesure, selon les ventes, pour garder un équilibre entre chaque producteur.

Côté épicerie, c’est une organisation indépendante qui est intégrée au Groupement Régional Alimentaire de Proximité (GRAP). Le gérant des Paniers de Martin (système de commandes hebdomadaires de paniers de produits alimentaires locaux, ayant une distribution sur place) est aussi celui de l’épicerie en plus de deux autres co-gérantes.

Même si on y retrouve les marques bios traditionnelles, la Halle ne se présente pas comme un concurrent des magasins tels que La Vie Claire ou Biocoop et veut justement "changer d’échelle". Pour plus de visibilité, deux types d’étiquettes différencient les produits de l’épicerie et des producteurs. Ainsi, si l’on est attentifs, on peut repérer facilement les pots de ratatouille confectionnés par Christine Rousset (étiquette verte) au milieu des diverses marques (étiquettes oranges).

Philippe et Sylvie s’occupent du coin restauration, "La cuisine des producteurs". Sylvie, cheffe cuisinière, vêtue d’une blouse aussi colorée que ses plats, propose une carte exhaustive, qui prend en compte les intolérants au gluten et aux laitages, mais aussi les petits budgets puisqu’un plat à base de pâtes est systématiquement proposé. De son côté, Philippe, aussi gérant du Café de la Soie à Croix-Rousse, tient le bar et propose entre autres bières locales et tisanes bios de Marie Wasson, une des productrices de la Halle !

L’aventure n’est pas de tout repos, notamment pour les agriculteurs. Ils sont certes présents à la Halle à tour de rôle mais aux six heures de permanence chaque semaine doivent aussi s’ajouter les heures de préparation. En dépit du manque de sommeil, on ressent tout de même une confiance, un réel engagement et l’envie que ça marche. Avec le sourire.

Réunis en coopérative type SCIC

Cette Halle est aussi "super" innovante car c’est une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). La Galerie Paysanne est l’étiquette qui chapeaute les trois pôles de l’activité : le coin épicerie, le point restauration et l’espace producteurs, pour "travailler ensemble" et réunir différents métiers, différents points de vue. Sa structure commune en multisociétariat attribue 45% des voix aux producteurs, 35% à l’épicerie /restauration, 10 % aux salariés et 10 % aux acteurs extérieurs.

Les producteurs, moteurs de l’activité, se relaient entre caisse et vente à l’étal. Le magasin leur permet de vendre leurs produits tous les jours en étant chacun présents 6 heures par semaine. En plus des marchés pour certains, la Halle leur garantit un abri, une régularité dans les ventes et permet de conquérir de nouveaux clients. D’autres y voit l’opportunité de diversifier leur production.

Modifié cabernet1 (avr. 26, 2014 18:14:51)

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