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#1 nov. 9, 2014 18:44:09

ecophyto
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#2 nov. 9, 2014 19:02:53

ecophyto
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Sacré croissance !


Les centres commerciaux se vident


La proportion de boutiques vides dans les centres commerciaux est revenue en 2014 à 7,6 % contre 4,6 % il y a deux ans. Ce phénomène frappe plus les petites galeries commerciales récentes que les gros centres anciens.


À SQY Ouest, centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines, 80 % des boutiques sont vides. La moitié des magasins ne sont pas occupés à Cœur de Vie: cette galerie marchande installée à Calais est tellement sinistrée qu'elle vient d'être rachetée par la ville. Il n'y a pas que les centres ville à être désertés par les commerces. À leur tour, les centres commerciaux sont touchés.

Attention néanmoins aux généralisations hâtives. Avec une majorité d'emplacements vides, SQY Ouest et Cœur de Vie sont encore des exceptions. En revanche, sans atteindre ces sommets, la vacance commerciale dans les centres commerciaux (les boutiques non occupées) augmente depuis deux ans de façon préoccupante. Selon Procos, syndicat professionnel qui fédère les enseignes du commerce spécialisé, la proportion est passée à 7,6 % cette année contre 4,6 % en 2012. Une progression de 50 % très spectaculaire.
Les vieux mastodontes font le plein

Évidemment, tous les centres ne sont pas concernés de la même façon. «Plus le centre est ancien et gros, moins il souffre», affirme Michel Pazoumian, délégué général de Procos. En clair, de vieux mastodontes comme les 4 Temps à La Défense ou Cap 3 000 à Nice font le plein. En revanche, les petites galeries marchandes comme Boulazac à Périgueux, lancées dans les années 70, ou les Halles du beffroi à Amiens, inaugurées dans les décennies 80-90, ont pas mal de boutiques vides. Même les grands centres ouverts récemment comme le Millénaire à Aubervilliers ont du mal à commercialiser tous leurs espaces.

La montée de la vacance commerciale affecte différemment les spécialistes des centres commerciaux. Selon Procos, Altarea qui a ouvert beaucoup de nouveaux centres récemment, notamment Qwartz à Villeneuve-la-Garenne, déplorent une vacance commerciale de 13,9 % et Apsys de 11,2 % (les Rives de l'Orne à Caen, l'Heure Tranquille à Tours…). À l'autre bout du spectre, la vacance commerciale est limitée à 6,5 % pour Unibail et 6,6 % pour Klépierre toujours selon Procos. «Mais la vacance devient un souci dès qu'elle dépasse les 5 %», estime Pascal Madry, directeur du Procos.

Reste une question: si les centres commerciaux tirent la langue pour faire le plein, pourquoi s'en crée-t-il de nouveaux sans cesse? Pourquoi les enseignes acceptent de s'y installer? «Une enseigne est obligée de grossir, répond Jean-Luc Bret, président de la Croissanterie. Nous compensons la baisse de rentabilité des points de vente en achetant moins cher et en regardant de près nos frais de personnel.» Une fuite en avant qui ne pourra pas durer éternellement.

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