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#1 fév. 21, 2016 09:33:45

cabernet1
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Solidarité Paysanne sauve 80% des exploitations en difficultés et développe les mérites du passage en circuit court.

http://www.midilibre.fr/2016/02/19/pour-une-culture-d-avenir,1288814.php



Chaque année l'association vient en aide à plus de 80 fermiers en difficulté. Une initiative qui sauve des vies et permet d'imaginer un changement des pratiques.

"Solidarité paysans, ce sont des paysans qui parlent à des paysans". Jocelyne Fort, agricultrice bio à Jonquières-Saint-Vincent, se souvient avec précision de cette année noire où, endettée à hauteur de 250 000 €, un membre de l'association est venu à sa rencontre. "Un vrai réconfort" souligne la maraîchère, aujourd'hui secrétaire départementale de cette structure créée par le syndicat de la Confédération paysanne et dont l'activité depuis vingt ans s'est considérablement accrue. Avec plus de 80 dossiers par an l'association est confrontée chaque jour aux difficultés d'une profession sous haute tension.
"La cause première c'est la mévente"
Des paysans bien souvent en agriculture conventionnelle, pris à la gorge par les crédits, sous la menace d'un dépôt de bilan que les énièmes mesures gouvernementales ne résolvent jamais. Une tragédie, selon Jocelyne Fort, qui débute "par la perte de sommeil, ne plus ouvrir le courrier, ni répondre au téléphone. Et puis cacher ses difficultés aux voisins pour qui tout semble aller bien." Un isolement souvent aggravé par le départ du conjoint dont le salaire ne peut plus combler les pertes structurelles et qui, progressivement, pousse le fermier à commettre l'irréparable.
Avec trois tentatives de suicide enregistrées l'an dernier dans le Gard, la situation préoccupe autant la Mutualité sociale agricole (MSA) que les créanciers qui interpellent alors l'association. "La plupart du temps on trouve un paysan seul chez lui évoque Jocelyne Fort. Il y a du courrier non ouvert depuis des mois sur la table et huit fois sur dix, la carabine est là, dans un coin".
L'échange entre gens de terre permet prioritairement de nouer le dialogue et faire reculer ce sentiment d'échec qui ronge chaque paysan. "Tous ont le sentiment, faux et injuste, de n'avoir pu sauver l'exploitation familiale" constate Jocelyne Fort. Le travail de réhabilitation débute alors par l'énumération des véritables causes de la situation et permet d'envisager un changement de pratique agricole. "La cause première, c'est l'accès au foncier et la mévente souligne Jocelyne Fort. Car comment vivre en vendant en dessous du prix de revient !" Un phénomène qu'a connu Jocelyne Fort et qui s'est enraciné dans l'application de normes à partir des années 2000, avec des salades qui devaient peser 350 g et des melons entre 750 à 900 g. En conséquence de quoi, 45 % des salades et 20 tonnes de melons finissent à la poubelle.
Un passage du 100 % export au 100 % circuit court et le sommeil retrouvé

Un cycle infernal aggravé par la monoculture qui fait grimper la dette de Jocelyne Fort à 250 000 € et la contraint à changer de modèle lors du refus d'une ligne de crédit. "C'est de ce changement-là dont je leur parle. Comment je suis passé d'une exploitation 100 % export à 100 % locale via une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP). Une commercialisation en circuit court qui m'a permis d'effacer ma dette en 10 ans, de réaliser 300 000 € de chiffre d'affaires et d'embaucher."
Un exemple concret et réussi d'agriculture biologique en circuit court avec des paniers prépayés à l'année - le concept d'une Amap - qui convainc les paysans pris au piège de l'endettement. Par les propositions d'échéanciers ou de redressement judiciaire, l'association sauve 80 % des exploitations en difficultés et développe les mérites du passage en circuit court. "Mes charges sont simplement divisées par le nombre d'inscrits résume Jocelyne Fort. Je ne fais pas de l'or mais je paie ce que je dois et mes deux salariés. Je ne suis plus captive du prix du marché et, surtout, j'ai retrouvé le sommeil…"
Un changement de paradigme qui passe par une pratique diversifiée, "avec une saisonnalité sur 96 produits environ" qui demande un temps d'adaptation et un engagement du consommateur. "On s'était perdus de vue ! sourit Jocelyne Fort. Mais par le biais de journées pédagogiques, nous avons fait découvrir la dureté de ce métier tandis que celui-ci nous a orientés vers l'emploi d'auxiliaire ou la traction animale."
80 % d'exploitations sauvées

Car c'est sur la question de la santé que le point de convergence peut se faire, estime Jocelyne Fort. "On travaille pour la santé en réduisant les intrants et on crée de l'emploi. Nous avons conscience qu'au niveau environnemental, ce n'est plus possible. Pourquoi n'aide-t-on pas plus le bio ?" Une agriculture qui offre une juste rémunération et le respect d'un environnement fragilisé. Fragile, comme ces femmes et ces hommes.
Solidarité paysans 30, 26, rue centrale à Saint-Geniès-de-Malgoirès. Contact au 04 66 03 17 47 ou via le site www.solidaritéspaysans.org
AMAP de la Roustide de Jocelyne Fort et Jean-François Mallet. Contact 04 66 04 12 64 ou sur roustiblog-over.com.
Coup d'Pousses, l’association qui met le pied à l’étrier

Afin de résoudre la question, complexe, de la transmission d’exploitations agricoles comme de la découverte du milieu rural pour de futurs paysans, l’association Coup d’Pousses propose un ingénieux système de couveuse d’entreprises agricoles. L’opportunité pour un hors cadre, comprenez un novice en agriculture, d’intégrer par un contrat d’un an renouvelable deux fois, une exploitation agricole afin d’en recueillir le savoir-faire dans l’optique d’une installation prochaine… Pierre Migot, coordonnateur, souligne l’intérêt du projet qui permet au futur exploitant "de se tester en situation réelle sur les questions de la production, de la gestion et du plan de charge."
Hérité d’une loi de l’économie sociale et solidaire (ESS) le Contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) permet également au bénéficiaire de conserver ses droits Assedic comme ses minima sociaux lors de la période de “couvage” et de les retrouver en cas de non-installation ou d’abandon. Actuellement une douzaine de projets sont en cours dans le Gard, dont le rachat de l’exploitation de la ferme de la Roustide de Jocelyne Fort. Un dispositif qui permettra un véritable renouvellement de générations quand, au niveau national, 30 % des nouveaux agriculteurs ne proviennent pas des campagnes françaises. Une démarche qui se veut également vertueuse et respectueuse de l’environnement, en ne soutenant que des couveuses labélisées en agriculture biologique sur l’ensemble des pratiques existantes (élevage, maraîchage, viticulture…).
Coups d’pousses, couveuses d’entreprises agricoles, domaine de Puechlong à Saint-Nazaires-des-Gardies. Contact : Pierre Migot, 04 66 77 14 54.

Modifié cabernet1 (fév. 21, 2016 09:35:51)

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#2 fév. 21, 2016 09:45:45

cabernet1
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Solidarité Paysanne sauve 80% des exploitations en difficultés et développe les mérites du passage en circuit court.

http://bcove.me/0kbur9pw

QUIESTLEMOINSCHER.COM ! Il y a ENCORE du travail à faire,sachant que si nos Politiques ont donnés les clefs à la Grande Distribution,il y a 40 ans,pour qu'elle se serve dans le grenier mondial qu'est la Chine (poêlées de légumes Transformés en France-Poulet de Mr.Xavier Beulin président de Sofiprotéol,(acteur de la mort de l'aviculture en Bretagne)qui importe du poulet Brésilien Transformé en France et différent produits Made in Europe au MOINS DISANT

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