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La vente à perte

Actuellement l’agriculteur vend, de fait, sa production à perte, alors que la vente à perte est interdite, pour tous les autres intervenants, qui apportent ladite production sur la table du consommateur. En effet, la vente à perte est un dumping social, de la concurrence déloyale et de par le fait, est une des rares restrictions du capitalisme. Le commerçant n’a donc pas le droit de vendre ses marchandises à perte, quand l’agriculteur ou le producteur de ladite marchandise, se voit « contraint ou obligé » de le faire.

Cette logique signifie, que seul le travail de l’Homme peut être sous payé, non considéré. C’est le créateur même de la richesse, qui ne bénéficie pas des fruits de cette richesse, quand ceux qui se contentent de déplacer sa production en recueillent les profits.

Ce dumping social appliqué aux agriculteurs est encouragé et justifié, par la pensée unique du marché, qui consiste à faire croire, à la possibilité d’appliquer les règles du marché économique, à une production annuelle périssable, qui serait elle aussi, soumise à l’offre et à la demande, alors qu’à la récolte, il n’y a aucune demande ou très peu par rapport à ses volumes ! La récolte ne dépend pas du Marché, mais de la nature et complètement indépendante de la volonté du producteur. Elle n’est donc pas équivalente à toutes les autres marchandises. Sans marchandise, le marché lui-même ne veut rien dire. La marchandise n’existe pas en soit, c’est le travail, qui en transformant la matière, produit la marchandise. Il serait donc naturel d’indexer le coût de la marchandise sur la quantité de travail, que sa production a nécessité, ainsi que sur sa rareté. Plus le travail est méprisé, plus ce mépris profite aux importations et met l’économie en péril : les producteurs, fragilisés par la mévente de leurs produits, sont de plus en plus défaillants et produisent de moins en moins (à l’échelle de l’agriculture française, on se rend compte que nombre de terres ne sont plus cultivées), ce qui à terme, crée un manque d’offre nationale, qui finit par justifier des importations de produits, (qui jusque là n’étaient justifiées, que par la volonté de l’économie de faire jouer la concurrence internationale, pour obliger les producteurs français à baisser leurs prix.)

Il existe en France, la loi sur les transports, qui interdit les ventes à perte et qui me paraît absolument légitime.

Ma proposition est de porter le débat au Conseil Constitutionnel pour l’interroger sur la vente à perte des produits de l’agriculture et de faire étendre les effets de la loi sur les transports, à tous les secteurs d’activité, dès les opérations de première mise en marché.

Il s’agira alors d’offrir une clarification constitutionnelle du débat.

Mon Paragraphe veut expliquer qu’aucun producteur n’a la volonté de vendre à perte, mais que le système actuel l’oblige à le faire.

Donc le but à mon sens est de pénaliser l’ACHAT de marchandises A PERTE.

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